‹ Conceptions Actuelles Sur L'Existence De La Colite AllergiqueChapitre 16 sur 22 · PRE TE · texte numérisé non relu

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Ces formes d’allergie intestinale se singularisent par : l’absence de diarrhée. Il est d’autres formes qui présentent au premier plan, non plus des douleurs, mais des spasmes. Naturellement là aussi, les erreurs de diagnostic sont fréquentes. Efron relate l’observation d’une de ses malades qui fut plusieurs fois conduite à lhôpital pour une symptomatologie d’occlusion intestinale. Heureusement à chaque fois, les manifestations cédèrent avant l'intervention. Il fut découvert plus tard qu’il s’agissait d’une allergie à la farine de froment. On trouve enfin des formes où le symptôme dominant est constitué par une diarrhée glaïreuse accompagnée ou non de constipation.

Beaucoup d'observations ont été publiées par Kuttner, Brugsch, Evermann, Hollander mais la plus typique est celle de Le Noir, Richet Fils, Renard et Barreau. C’est l’histoire d’une malade qui pendant six mois présente des coliques avec alternatives de diarrhée et de constipation, selles glaireuses et sanglantes et qui en 10 semaines perdit 4 kilogs. On pensa à un cancer du rectum ou du sigmoïde, mais les examens se montrèrent négatifs. Enfin, la malade observa ellemême que ses manifestations aiguës se reproduisaient chaque fois qu’elle absorbaïit de la viande crue ou du lait frais. La suppression de ces deux aliments du régime faisait régulièrement disparaître les troubles.

Maintenant voyons s’il est des moyens de faire précocement un diagnostic étiologique. Il est évident que ce diagnostic est délicat à poser et les observations que nous venons de voir en sont la preuve, puisque

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dans chacune d’elle, il y a eu au début des erreurs. qui ont entraîné des opérations ou prolongé des troubles qui auraient pu être jugulés rapidement.

Erich Urbach nous indique un signe caractéristique, dit-il, du catarrhe intestinal allergique, la haute teneur en cellules. éosinophiles qui pourrait rendre des services au début lorsque la nature exacte de la maladie n’est pas encore nettement reconnue et peutêtre ajoute-t-il, pour le diagnostic rétrospectif de certains cas, faisant allusion au « catarrhe intestinal éosinophile » de Staublé et à la « rectite éosinophile » décrite par Vengebauer et Stauble, dont la nature allergique ne fait aucun doute pour lui.

On peut également tirer des indications diagnostiques de l’examen anatomique de pièces opératoires. Cest un fait courant de constater le manque de concordance entre les manifestations cliniques et subjectives de certaines douleurs abdominales: à type d’appendicite et les résultats d’un examen macroscopique et microscopique de la pièce.

Intosh pense pouvoir l'expliquer par une « attaque allergique » quand le laboratoire montre des glaires abondantes et des cristaux de Charcot-Leyden à Fintérieur de l’appendice, des cellules éosinophiles interstitielles en l’absence de tout signe d’inflammation aiguë ou chronique.

Pour Schmidt, il y a analogie entre le crachat des asthmatiques et les selles de côlitiques : mucus, éosinophilie, cristaux de Charcot-Leyden.

Comme le signale Mogena, on pourra être aidé for-

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tement dans le diagnostic par l'étude de la « personnalité allergique ».

Il est indéniable qu’il existe une diathèse allergique dont les manifestations peuvent être très diverses chez les individus d’une même famille. C’est dire l'intérêt d’un interrogatoire sérieux sur les antécédents familiaux, collatéraux et personnels.

Dans de nombreux cas, en effet, on observe des équivalences. Les crises abdominales s’accompagnent ou alternent avec d'autres manifestations de même origine. |

Au cours d’une statistique reposant sur quelques cas personnels de côlite allergique indéniables, Mogena signale :

6 cas où à la côlite s’ajoute de Purticaire.

10 s’ajoutent des migraines fréquentes.

s’ajoute de l’éczéma.

E — — — s'ajoutent des crises d’asthme.

3 — — — s’ajoute du prurit:

4 s’ajoute de l’éosinophilie.

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