SCÈNE XI
Les Précédens , FR^pERIC.
ADELE, apercevant Frédéric.
Ah! monsieur, vous voilà. Il y a de jolies nouvelles.
FRÉDÉRIC, souriant.
N'est-il pas vrai? J'étais sûre que ma lettre produirait un bon effet.
ADÈLE
Ah Lien oui ! ça va plus mal qu'auparavant.
FRÉDÉRIC
Qu'est-ce que vous me dites là?
ADÈLE
Oui, monsieur, vous ne le croiriez jamais, apprenez qu'il y a ici des cahaîees.
FRÉDÉRIC, souriant.
Vraiment... eh Lien! c'est que tout le monde dit, et pourtant je ne m'en suis jamais aperçu. Rassurez-vous , ma chère , on a voulu vous effrayer. Je voudrais bien voir qu'on se permît...
ADÈLE
Oui , on n'oserait pas! Victor lui-même en a la preuve.
FRÉDÉRIC
Heim! Victor, qu'est-ce que c'est que Victor ? ADÈLE, baissant les yeux.
C'est lui dont je n'avais pas osé vous parler ce matin, et je ne sais pourquoi , car nous sommes du même pays... nous avons étc^élcvrs ensemble , c'est un artiste , un peintre distingué; \i aurait droit plus que tout autre à Ja protection du prince.
( 25 ) FREDERIC , à pari.
Je comprends, c'est un amoureux... et moi qui bonnement croyais., {se reprenant). Eh bien! qu'est-ce je fais donc, ne vais-je pas me fâcher du bonheur de monsieur Victor! allons, allons, point d'intérêt personnel, obligeons-les en prince et sans faire payer mes services, (gaiement.) "Eh. bien! voyons, mon enfant, nous disons que monsieur Victor a découvert quelque trame formée contre vous.
VICTOR
Oui, monsieur, je puis vous l'attester.
FRÉDÉRIC
Vous croyez qu'à nous trois, en nous entendant, et en nous réunissant, nous ne pourrions pas jouter.
VICTOR
Oh! non, nous ne serions pas de force; songez donc que nous avons contre nous le seigneur Astucio , le surintendant de la musique.
FRÉDÉRIC
Lui , Astucio' qui a un air de douceur et de franchise ! Je l'aurais cru le meilleur homme du monde, (à part.V&xbleu! s'il en est ainsi de tous ceux qui m'entourent, il paraît que je les connais bien, (haut.) nous verrons, et si vous voulez me seconder , je me sens le courage de lutter par dessous main contre le signor Astucio luimême. ( à part se frottant les mains. ) Je ne suis pas fâché de cabaler, moi, ça m'amusera.
VICTOR
Eh! que voulez-vous faire? comment empêcher les gens de siffler quand ils l'ont résolu f
FRÉDÉRIC
Q ue me dites-vous là?
VICTOR
Que ce signor Astucio doit remplir la salle d'ennemis intrépides et déterminés et que le prince lui-même, quand il le voudrait, n'y pourrait rien.
FRÉDÉRIC
C'est juste , c'est trop juste , il ne peut pas empêcher
P . . adele, vivement
Et mo, je n'en veux ,,as, ce serait voler Ullsuccès
Fil • ' VICTOR.
réussir.3 ra'SOn '' C'CSt Ç* son «** seul qu>clle doit FREDERIC, leur prenant la mam.
^elle doive tout'à eK^t ri*ïï ,°Ut * "^"' ?me un moven permis et ,W " a faveur et "ma-
ie signer Astucio \TJmt <"" P°»»a embarrasser
yuoi! vous espérez
T . FRÉDÉRIC
Vot:UrTÉe%rfanrari,COmment fl Se **■ * 'morceaux et appro^frt;eÏL>e.aSSerV°S pl"S béau* A, . . ADÈLE, sortant
Ah. mons.eur... que vous kes hm et „,„ -^ , FRÉDÉRIC, la regariam sortir.
V mets del'amo,V-nrome.f '' dc n?(re ^rand Pro)'el,
de moi ou du 3£ Œo )C VCUX VOlr 1ui » Wort'eri
(// sortir & ^^ à Jro ite th speetateur)