SCÈNE PREMILBE
VICTOR , sortant de la porte à gauche.
Ma foi , fasse antichambre qui voudra , pour moi j'y renonce ; au bout de deux heures d'attente , mannoncer
?iu'on est sorti... il fallait donc le dire de suite... j'en aurais ait autant... et de grand cœur, car si j'implore leur protection, si je sollicite leur faveur... ce n est pas pour moi., c'est pour toi , mon Adèle !
RECITATIF.
Orpheline, et sans espe'rance ; Riche des seulj trésors erse donnent les talens,
E!le a dans sa noble indigence Aux plus brillans partis, préféré nos sermens.
Air.
Heureux celui A ses loix asservi , Pins heureux celui Qu'elle a choisi ; La souffrance De l'absence , Double mes £eux , je le croi , Et mon cœur, mon Adèle, est toujours avec loi. Des arts elle est la gloire , Ses accens séducteurs, Et ses chants de victoire, Font tressaillir nos coeurs.
Mais quand sa voix plus tendre Veut chanter les amours, Celui qui peut f entendre , Jure d aimer toujours.
Heureux celui , etc.
Mais je le vois,.il faudra pour l'obtenir , chercher quelqu'autre moyen de fortune; car je renonce au métier de solliciteur. Dieu ! que de peine pour arriver à un refus. Parlez au concierge, parlez à l'huissier, parlez au valelde -chambre ; il paraît qu'ici on parle à tout le monde excepté aux gens dont on a besoin... Allons , sortons.