‹ Concert à la cour, ou La débutante, opéra-comique en un acteChapitre 3 sur 27 · VICTOR, CARLINE · texte numérisé non relu

VICTOR, CARLINE

VICTOR

Quelle est cette jolie dame ? serait-ce une compagne d'infortune... une solliciteuse ?

CARLINE

En croirai-je mes yeux ! monsieur Victor, ce jeune peintre !

VICTOR

L'aimable , la charmante Carline...

Un Français , un compatriote dans le palais de Stutgard.

VICTOR

Je ne m'attendais guère à vous rencontrer. Aussi, a-ton jamais vu partir de Paris sans prévenir ses amis , et surtout sans leur donner de ses nouvelles... à moi, le plus dévoué, le plus constant de vos aderaieurs; car vous n'avez point oublié , Carline , que vous fûtes ma première inclination.

CARLINE

Eh mon Dieu ! monsieur , taisez-vous donc , si mon mari vous entendait.

VICTOR

Quoi ! vous êtes mariée?

CARLINE

Eh ! mais sans doute ! pourquoi pas? Pendant que nous étions à Paris à étudier , vous ia peinture , et moi la musique , je rencontrai dans un concert le signor Astucio , un Italien., je chantais un grand air quand il me vit pour la première fois et soudain.

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