‹ Concert à la cour, ou La débutante, opéra-comique en un acteChapitre 4 sur 27 · PREMIER COUPLET · texte numérisé non relu

PREMIER COUPLET

Comme il me lançait une oeillade , Une cadence le charma ; Et ce fut par une roulade Que tout-a-coup il s'enflamma!

H me parlait de son martyre, Jurait de m'aimer constamment; Il fallait bien le laisser dire , Pouvais-je, hélas! faire autrement ?

2me. COUPLET.

Il était riche , il élait tendre ; Mais sévère et cruel pour lui, Mon cœur ne voulut rien entendre Que de la bouche d'un mari !

Alors, il m'offrit pour me plaire, Sa main , son cœur et son argent...

Par vertu^e le laissai faire , Pouvais-je, hélas! faire autrement ?

VICTOR

Je sens bien qu'il fallut accepter.

CARLINE

Sans doute. Pour une jeune personne... pour une artiste, un établissement sérieux... c'est si rare ! Je vins donc me fixer ici avec le signor Astucio, mon mari, qui occupe au palais une place distinguée : surintendant de la musique , rien que cela.

VICTOR

Ah mon Dieu ! s'il pouvait me protéger.

CARMINE

Mais très-volontiers, je vous offre son crédit et le

mien... croyez-vous donc parce qu'on est à la cour qu'on Oublie ses anciens anus:', non, monsieur, on s'en souvient, on les aime encore, même quand ils sont ingrate ; car vous lavez été.

VJCTCR.

Moi!

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