V. Second thème (1) en sol
continué par imitations.
(1) Pourquoi un second thème ? Ne détruit-il pas l'unité du morceau et, si ce thème existe, quels doivent être ses rapports avec le premier ? Telles étaient les questions que je posai, il y a bien des années, à mon maître Woldemar Bargiel : « Dans la nature me répondit-il, nous voyons deux éléments, l'un mâle, l'autre femelle, sans lesquels la vie s'arrête: il doit en être de même dans la composition musicale dont la symphonie est l'émanation la plus pure >. La première symphonie de Beethoven est une vérification parfaite de cette loi d'art.
Le second thème dérive du premier ou plutôt de V « idée » par un sentiment évident de mouvement contraire ; remarquez également l'inoccupation du deuxième temps.
Je sortirais des limites restreintes de ces aperçus en voulant entrer dans plus de détails.
La coda qui termine ce second thème est formée par l'occupation caractéristique du deuxième temps jusque-là virtuellement vide.
VI. Episode d'appui au ton de la dominante formé par le second thème aux basses, promené aux tons adjacents et dans les tonalités minorisées. (1) — Rappel de la tête du premier thème à la dominante. — Développement harmonique de sa dernière mesure dans les basses qu'imitent ensuite par mouvement contraire les parties supérieures.
Conclusion par trois unissons rappelons les trois accords mentionnés a la fin de II.
Tntti
TL
■ft-
W *f sf fp
Développement de cette conclusion par remplissage, réponses, puis resserrement
Vons
Enfin mouvement contraire augmenté de la dernière mesure du premier thème pour retourner en ut.
Reprise de cette première partie.
(1) Si je dis tonalité minorisée et non point ton mineur, c'est que je suis d'avis que le mode mineur n'existe point par essence. La tonalité mineure est un simple accident, au même titre qu'une altération ou un mode de plain chant; C'est un phénomène douloureux et sa douleur s'explique par sa fausseté. Lorsque vous émettez une note, Y ut par exemple, l'harmonique qui l'accompagne est un mi naturel, si vous lui justaposez un mi b il y a battement, d'où la douleur de l'accord mineur, (lui, peut n'être que passager! ) et surtout de la tonalité minorisée, qui, par cela même, exclut toute idée de repos ou de conclusion.
2me Partie
VII. Intrigue attaquée sur cadence évitée en ré mineur, se continuant en sol mineur.
Nous trouvons ici la tête du premier thème dans l'aigu à laquelle répond, par augmentation et mouvement contraire, sa fin modifiée dans les basses sous un contrepoint de syncopes.
Cette réponse reprend le rythme et le dessin primitifs en ut mineur et se dirige « canoniquement » en un crescendo vers la tonalité de mi b.
ypos