Barbatia ( Soldania ) submytiioides [Tournouër
PI. X, fig. 54-58.
187G. Area mytûoides Tourn. Paléont. Biarritz, p. 9 ( non Brocclu).
1894. Area mytiloidest. Degr.-Touz. Et. prél. foss. Orthez (A. S. L. B.,
XLVII ), p. 410.
1891. Area submytiioides Tourn. in Degr.-Touz . (nom. mal.).
1898. Area (jallica Mayer in Sacco. I Moll. terz. Piem., XXY1, p. 17
(nom. nud.).
Test mince et fragile. Taille grande; forme peu convexe, étroite, allongée, solénoïde, inéquilatérale; côté antérieur arrondi, beaucoup plus court et plus atténué que le côté postérieur qui est dilaté, ovale, et qui se raccorde sous un angle de 120° avec le bord supérieur; bord palléal un peu sinueux à l’aplomb du crochet, légèrement convexe en arrière, presque parallèle — dans son ensemble — au bord cardinal; crochets déprimés, peu saillants, presque opposés, situés aux quatre onzièmes de la longueur, du côté antérieur.
Surface dorsale peu bombée, déprimée sur la région anale qui est séparée par un angle rayonnant très obsolète ou plutôt par un bombement très arrondi; l'ornementation se réduit à une trentaine de sillons rayonnants, équidistants, parfois peu visibles et ponctués par les accroissements, tantôt plus profondément rainurés et plus larges à l’arrière; ils séparent de larges côtes aplaties et complètement lisses.
Aire ligamentaire à peine égale à la moitié de la longueur des valves, peu large, munie de trois chevrons irréguliers, souvent crénelés par la trace des accroissements des dents sériales; plateau cardinal linéaire au milieu, plus élargi aux extrémités, portant des dents arquées en virgule, complète-
ment effacées au milieu. Impression du muscle antérieur presque circulaire; impression du muscle postérieur trapézoïdale et longue; impression palléale non parallèle au bord lisse.
Dim. Diam. a.-p. : 70 mill.; diam. u.-p. (du côté postérieur) : 28 mill. D’après les fragments, la coquille peut atteindre une longueur de 165 mill.
R. D. — Cette espèce helvétienne a été séparée avec raison de B. mytiloides Br. à cause de sa forme plus étroite et moins dilatée du côté postérieur; lorsque l’espèce de Brocchi (Tortonien et Pliocène) n'a pas la surface lisse, on y distingue des rayons beaucoup plus serrés et plus nombreux que ceux de la forme ancestrale ; en outre le nombre des chevrons est presque double chez B. mytiloicles, ils sont un peu onduleux, comme l’a remarqué M. Dollfus (Plioc. Tage, p. 57) ; les dents forment deux groupes plus écartés aux 'extrémités du plateau cardinal, et l’interruption médiane est pins prolongée; enfin l’impression du muscle postérieur est plus haute et plus quadrangulaire chez B. mytiloides.
Il n’y a pas lieu de séparer B. mytiloides Tourn., du Béarn, de B. gallica Mayer, de l'Helvétien de Salles : la forme de la coquille et la disposition de la charnière sont identiques; seules, les côtes sont mieux marquées chez B. submytiloidcs. Quant à la dénomination, entre deux nomen nudum, nous avons repris le plus ancien : c'est d'ailleurs la première fois que l’espèce est figurée.
Loc. — Sailes (Largileyre), néotypes (PI. X, fig. 54-57). coll. Degrange-Touzin, Bial-Neuville ; coll. Duvergier (grands fragments).
Sallespisse, individus à côtes bien rainurées (fig. 58), Orthez (le Paren), Salies de Béarn, commune, toutes les coll. — Ilclvcf icn.