‹ Conchologie néogénique de l'Aquitaine (volume 2)Chapitre 101 sur 273 · Barhatia bohemica Reuss. PI. IX, fig. 15-18 et · texte numérisé non relu

Barhatia bohemica Reuss. PI. IX, fig. 15-18 et

1839. Area rudis Duj . Mém. géol. Tour., p. 5G ( non Sow. nec Desh.). 1860. Area bohemica Reuss. Tert. Bôhmens, p. 37, pl.. III, fig. 13.

1868. Area scabrosa Mayer. Cat. Mus. Zur., p. 25-80 (pars.).

1881. Area rudis Bardin. Et pal. Maine-et-Loire, p. 30 ( non Desh.). 1886. Area bohemica Dollf. Dautz. Et. prél. coq. Tour., p. 7.

1892. Area Vinccnti Cossm. Cat. ill. Eocène Paris, V, p. 39.

1898. Area tauroclathrata Sacco. I. c., XXVI, p. 9. pl. II, fig. 13-16. 1901. Area Vincenti Dollf. Dautz. Nouv. liste Pélécyp., p. 36.

1909. Area bohemica Dollf. Et. crit. coq. Bord., p. 21, pl. III, fig. 5.

Test assez épais. Taille grande; forme médiocrement convexe, trapézoïdale, souvent très irrégulière, très inéquilatérale; côté antérieur plus ou moins arrondi et atténué, toujours plus court que le côté postérieur qui est déclive, mais non rectiligne; bord palléal fortement sinueux, raccordé par des angles arrondis avec les contours latéraux; crochets peu gonllés, prosogyres, peu écartés, situés aux trois huitièmes de la longueur îles valves, faisant un angle de 120° à son extrémité avec la première sinuosité du contour anal, l’angle est beaucoup moins net et plus ouvert; toute l’aréa est couverte de chevrons serrés, au nombre de neuf à douze, arqués sous un angle apical de 160°.

Surface dorsale bombée, séparée de la région anale et excavée par une carène rayonnante qui porte des tubulures saillantes quand les individus ne sont pas usés par la fossilisation; de nombreuses costules inégales rayonnent sur toute la surface, plus épaisses aux extrémités, surtout sur la région anale où Ton n’en compte que six ou sept; elles sont croisées par des lamelles d’accroissement plus écartées, qui produisent des squamules tuberculeuses à leur intersection, et sur les côtes anales, de véritables cornets subimbriqués; en outre, dans les intervalles de ces lamelles, on distingue de très fines granulations festonnées par les lignes d’accroissement, ornementation complémentaire qu’on n’aperçoit que sur les spécimens très fraîchement conservés.

Plateau cardinal étroit au milieu, bien élargi aux extrémités, fortement arqué sur son contour inférieur; chez l’adulte, les dents sériales n’occupent pas toute la hauteur de ce plateau, elles sont minuscules et presque interrompues en arrière du crochet, épaisses, obliques ou coudées sur les parties élargies du plateau. Impressions musculaires arrondies, inégales, la postérieure plus étendue; surface interne souvent frangée vers l'impression palléale qui n'est pas aussi sinueuse que le bord des valves; crénelures plus ou moins serrées sur toute la partie postérieure du bord palléal, obliques et plus écartées sur la troncature anale, disparaissant presque coin-

ploiement sur tout le contour antérieur, sauf vis-à-vis de l’adducteur.

Dim. Diana, a.-p. : 60 mill.; diam. u.-p. : 35 mill.; autre spécimen valve : 45-25-18 mill.

R. D. — C’est d’après l’affirmation de M. Dollfus que nous adoptons la dénomination boliemica, de préférence à tauroclathrata qui conviendrait exactement à nos spécimens de Peyrère, peut-être moins à ceux de l’Aquitanien du Bordelais qui sont malheureusement beaucoup moins frais, de sorte que les différences d’ornementation peuvent être attribuées à l’usure; mais il serait bien possible qu’il y eût deux mutations distinctes, et nous n’avons pas les éléments nécessaires pour trancher la question ni pour décider si le nom boliemica doit-être réservé à la mutation ancestrale de l’Aquitanien et du Burdigalien inférieur, tandis que le nom tauroclathrata serait attribué à la forme helvétienne : nous n’avons pas vu d’échantillons de Bohême, et M. Dollfus ne les a assimilés que d’après les figures ; d’autre part, le niveau du gisement d’où ils proviennent n’est indiqué que sous l’étiquette assez vague « Miocène ». C’est donc une détermination provisoire.

On peut comparer cette espèce à B. scabrosa Nyst, de l'Eocène, qui est une coquille de même forme, mais dont les côtes sont plus régulièrement épaisses, croisées par des lamelles moins écartées, et dont l’angle anal est moins caréné. Il y a aussi A. Morlieri Desh., de l’Eocène inférieur de Pierrefonds, qui n’a que deux séries de cinq ou six dents très obliques aux extrémités de la charnière et dont les chevrons sont plus écartés, moins nombreux, avec une ornementation dont le treillis est plus serré que chez B. boliemica.

Loc. — Saucats (Peloua), plésiotypes (PI. IX, fig. 15-18), coll. Bial- Neuville; coll. de Sacy, Degrange-Touzin. Mérignac, coll. Duvergier, Degrange-Touzin. Léognan (le Thil), coll. de Sacy. Saucats (Lariey). —

Aquitanien.

Dax (Mandillot), coll. Degrange-Touzin. — ISuiMlÊçgalien.

Peyrère, valves lamelleuses (fig. 33-37), coll. Paulin ; coll. Degrange- Touzin. Parleboscq, une valve, coll. Benoist. — lïelvéficn.

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