FossuSarca peyrerensis nov. sp. PL X, fig
Taille petite; forme convexe, capsuloïde, subrhomboïdale, inéquilatérale, côté antérieur assez court, arrondi; côté antérieur obliquement tronqué, quoique un peu arqué, faisant un angle de 150° avec le bord cardinal; bord palléal légèrement convexe, néanmoins parallèle au bord cardinal, raccordé par des arcs de cercle très inégaux avec les contours latéraux; crochets gonflés, opposés ou à peine prosogyres, assez écartés, situés aux deux cinquièmes de la longueur, du côté antérieur. Aire subumbonale assez élevée, incurvée, faisant un angle de 120° avec le plan de commissure des valves; sa surface est entièrement lisse et terne, et la fossette du ligament se réduit à une étroite rainure perpendiculaire sous les crochets qu’elle relie directement.
Surface dorsale bombée, déprimée ou même excavée sur la région anale; ornementation composée de nombreuses séries rayonnantes d’aspérités trigones ou plutôt semiconiques, très serrées, qui se détachent fréquemment par l’effet de la fossilisation, de sorte que le test paraît chauve, avec des traces de ponctuations rayonnantes et concentriques qui délimitent l'emplacement des aspérités disparues.
Plateau cardinal relativement épais et court, arqué sur son contour inférieur, muni de dents sériales assez grossières pour la taille des valves, six ou sept en avant, dix à douze en arrière, un peu en éventail aux extrémités, peu réduites au milieu, occupant presque toute la hauteur du plateau. Impressions musculaires allongées, inégales; impression palléale parallèle au bord lisse, au milieu, sauf quelques fines crénelures sur les contours latéraux.
Dim. Diam. a.-p. : 8,5 mill. ; tliam. u.-p. : 7 mill. ; épaisseur des deux valves réunies : G mill.
R. D. — Il n’est pas possible de confondre cette espèce avec F. papillifera qui a une forme beaucoup plus allongée dans le Sud-Ouest, et même dans le Bassin de Vienne, avec une forme moins globuleuse, un bord palléal moins rectiligne, une ornementation formée de perles au lieu d’aspérités semiconiques; celles-ci sont d'ailleurs plus serrées chez F. peyrerensis; mais, même quand cette ornementation a disparu — ce qui est la majorité des cas chez les deux, espèces — on peut distinguer l’espèce de Peyrère par sa forme plus courte et plus arrondie, par ses dents moins nombreuses et moins décroissantes au milieu.
Il est probable que c’est à cette espèce qu’il y a lieu de rapporter les spécimens helvétiens que Benoist a confondus avec A. papillifera Hœrnes.
Loc. — Peyrehorade (Peyrère), peu rare; types (PI. X, fig. 45-47), coll. Raulin; col 1. Degrange-Touzin. Saucats (la Sime), ficle Benoist. Salles (Min Débat), coll. Degrange-Touzin? — Ilclvétieii.