FossuSarca ( Galactella ) msocænica nov. mut
PL X, fig. 37-40.
1909. Area ( Fossularca ) lactea Dollf. Essai étage Aquit., p. 25, n° 124
( non L.).
Test assez épais. Taille grande pour le Genre ; forme convexe, trapézoïdale, oblongue, inéquilatérale, côté antérieur court et arrondi; côté postérieur faiblement arqué, obliquement subtronqué; bord palléal rectiligne au milieu, raccordé par un quart de cercle avec le contour buccal, et par un angle arrondi avec le bord anal; crochets saillants et gonllés, un peu prosogyres, écartés, situés au tiers de la longueur, du côté antérieur. Aire ligamentaire largement ouverte, occupant presque tout l’espace triangulaire compris entre le bord supérieur et le bord cardinal; sa surface est finement striée perpendiculairement à la base du triangle, et on y distingue également deux ou trois lignes horizontales de l’accroissement du bord cardinal.
Surface dorsale peu bombée au milieu, portant — surtout
dans la région umbonale — la trace d’une dépression médiane qui s’efface graduellement sans atteindre le bord; région anale excavée, limitée par un angle très arrondi; ornementation composée de fines costules rayonnantes, un peu plus saillantes de place en place, mais sans régularité (G-4-2-2-4-2...), un peu plus grosses et plus régulières sur la dépression anale, finement granuleuses à l’intersection des lignes d’accroissement. 11 s’agit là d’individus très frais, mais quand la surface est usée, il ne reste que les ponctuations des interstices des côtes.
Bord cardinal arqué sur son contour inférieur, très étroit au milieu, supérieur à la moitié de la longueur des valves, muni île dents sériales nombreuses, très serrées au milieu, plus écartées et un peu obliques aux extrémités. Impression du muscle antérieur arrondie; impression postérieure quadrangulaire; impression palléale parallèle au bord finement denticulé.
R. D. — Ce n’est pas sans hésitation que nous avons définitivement renoncé à identifier avec l'espèce méditerranéenne les échantillons du Sud-Ouest; il est incontestable qu’ils y ressemblent étroitement et il faut y regarder de très près pour démêler des critériums différentiels présentant une certaine constance; il y en a deux principaux : d'abord la coquille est plus transverse en général, quoique certains spécimens gérontiques s'épaississent en hauteur; en second lieu et surtout, l’aire ligamentaire est beaucoup plus ouverte et plus étendue en longueur, car elle occupe — à très peu près — tout l’espace triangulaire situé au-dessous des crochets, et il ne reste — de part et d’autre — qu’une étroite zone lisse. Ce dernier caractère a une réelle importance; M. Dollfus l'attribue à la var. lactacea Wood, du Crag, à laquelle fauteur a d’ailleurs lui-même renoncé; mais nous avons pu nous assurer que son aire ligamentaire ressemble à celle des individus du Pliocène et de la Méditerranée.
Les individus de la Touraine sont en général roulés, cependant il nous semble qu’ils ont bien faire de F. miocænica ; nous n'avons pu conclure en ce qui concerne ceux du Bassin de Vienne, du Portugal et ceux de Colli Torinesi (coll. Cossmann) qui ne sont pas suffisamment dégagés. Nous ne citons donc aucune référence en synonymie, pas même Benoist qui a omis l’espèce. Nos spécimens du Pliocène se rapportent bien au véritable F. lactea.
Loc. — Saucats (Peloua), type (PI. X, fig. 37-40), coll. de Sacy; toutes
les coll. Dax (Mandillot, Cabannes, Maïnot), Mérignac, toutes les coll.,
etc. — Iturdigalien.
BATHYARCA Kobelt, 1891.
Coquille abyssale, pe I i te, globuleuse, à valves inégalement ornées, arrondie en forme de secteur coupé avec des angles nets par le bord cardinal; aire ligamentaire étroite; scalène, lisse, avec une fossette réduite à une simple rainure perpendiculaire sous le crochet; dents sériales peu nombreuses, divergeant en éventail, les postérieures plus longues et plus divergentes que les antérieures, interrompues au milieu; impressions musculaires subégales; bord festonné (G. -T. : A. pectimculoides Scacchi. Viv.).
Les Area limopsit'ormes dont la diagnose est ci-dessus forment un Genre bien caractérisé qu’on ne peut confondre avec Fossularca à cause de leur forme et de leur rainure (quoique la fossette soit cependant très réduite chez certaines espèces de Fossularca miocéniques), surtout à cause de leur ornementation très différente qui varie d’une valve à l’autre. En résumé, c’est la dernière forme de transition entre les Arcidæ et les Limopsidæ, mais leur habitat est tout autre.
Peut-être doit-on rapporter à ce Genre une microscopique coquille de l’Eocène des environs de Paris, connue sous le nom A. lissa Bayan (= A. lævigata Caillat), attendu que ses valves ne sont pas lisses ni ornées l’une et l’autre de la même manière? S’il en est réellement ainsi, le G. Bathyarca aurait une origine plus ancienne qu’on ne le croyait.