‹ Conchologie néogénique de l'Aquitaine (volume 2)Chapitre 108 sur 273 · Limopsis Dumasi nov. sp. PL Vil, fig · texte numérisé non relu

Limopsis Dumasi nov. sp. PL Vil, fig

Test assez épais. Taille au-dessous de la moyenne; forme subrhomboïdale, médiocrement convexe, inéquilatérale; côté antérieur largement arrondi, plus court que le côté postérieur qui est obliquement tronqué et presque rectiligne; bord palléal arqué dans le prolongement du contour buccal, faisant un angle très largement arrondi — ou plutôt raccordé en arc de cercle — avec la troncature anale; crochets un peu saillants, gonflés, opposés, situés aux trois septièmes de la Ion-

gueur, du côté antérieur; bord supérieur un peu plus déclive en arrière qu’en avant du crochet. Surface dorsale bombée au milieu, un peu déprimée sur la région anale, irrégulièrement plissée par les accroissements qui sont, en outre, festonnés par des costules rayonnantes, plus ou moins visibles; il y a même des spécimens, peut-être usés, qui semblent presque lisses.

Charnière épaisse, dont le contour inférieur .est arqué surtout en arrière; sept dents sériales en avant, cinq en arrière, se rejoignant sous la fossette, les postérieures plus épaisses et plus écartées, disposées en éventail; au centre de l'aire du ligament, une fossette isocèle et profonde s’étend du crochet jusqu’aux dents sériales; elle est relativement peu ouverte au som met.

Impressions musculaires extrêmement inégales et inéquidistantes : l'antérieure, petite, bien gravée à l’extrémité des dents sériales, la postérieure largement arrondie en bas de la troncature anale; impression palléale très voisine du bord lisse, séparant la région interne et cariée d'une bande lisse et taillée en biseau, qui forme la commissure des valves.

Dim. Diam. a.-p. : 9 mill. ; diam. u.-p. : 9,5 mill.

R. D. — Lorsque l'on compare notre espèce avec L. aurita Br., on trouve qu’elle est beaucoup plus rectiligne sur la troncature anale, par conséquent plutôt rhomboïdale que trigone comme l'autre coquille; en outre, sa fossette chondrophore est beaucoup moins largement ouverte que celle de L. aurita dont les impressions musculaires sont encore plus inéquidistantes, et dont les plis d'accroissement sont plus régulièrement disposés en gradins. M. Sacco a — il est vrai — distingué une variété taurinensis plus lisse que le type, mais il n'en a pas figuré la vue interne; d’autre part, la var. taurobliqua est beaucoup plus étroite que notre coquille.

Loc. — Saubrigues, deux valves (PI. VU, fig. 4-6), coll. Dumas. St-Jean-de-Marsacq, coll. Bial Neuville. — Tortonien.

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