Bathyarca polyfasciata [Sism.J. PI. X, fig
1842. Area polyfasciata Sistn. Syn. méth., pe éd., p. 20.
1842. — Sism. Osserv. terz. Piem., n° 5.
1847. — Michelotti. Desc. foss. mioc., p. 104, pl. III,
fig. 8-11.
1852. Area polyfasciata d’Orb. Prod., III. p. 124, 26e ét., n» 2330.
1868. Area multif asciata Mayer. Cat. foss. tert. Mus. Zur., III, p. 97.
1898. Bathyarca pectunculoides Scacchi, var. polyfasciata Sacco. Loc. cit.,
XXVI, p. 12, pl. II, fig. 30-40.
Test mince. Taille petite; forme très convexe, obliquement
arrondie, inéquilatérale ; côté antérieur plus court et un peu plus atténué que le côté postérieur; leur contour forme une courbe circulaire qui est en continuité avec celle du bord palléal, recoupée par le bord cardinal sous des angles inégaux, t00°en avant, 150° en arrière; crochets gontlés, pointus, prosogyres, peu écartés, situés vers les deux cinquièmes de la longueur, du côté antérieur. Aire ligamentaire assez étroite et scalène, un peu plus élargie en avant du crochet; elle paraît lisse sur nos spécimens, mais un échantillon de l'Helvétien du Piémont montre nettement une rainure ligamentaire, perpendiculaire sous le crochet.
Surface dorsale régulièrement bombée, à peine déprimée vers les angles latéraux, couverte de filets rayonnants et serrés, presque partout équidistants, treillissés par des accroissements assez réguliers; sur la valve droite, ce sont les filets qui prédominent; sur la valve gauche, ce sont au contraire les plis concentriques. Aucune trace de granulations que l'usure aurait fait disparaître.
Plateau cardinal peu épais, légèrement arqué, muni de six dents sériales en éventail, du côté antérieur, et de neuf dents plus petites, également divergentes, en arrière; entre les deux séries est une courte interruption édentée sous le crochet. Impressions musculaires arrondies, presque égales; impression palléale voisine du bord qui est très finement festonné sur le contour seulement.
Dim. Diam. a.-p. : 3,5 mil!.; diam. u.-p. : 4,5 mill. ; épaisseur d'une valve : 2,25 mill.
R. D. — L'assimilation de notre fossile d'Aquitaine avec l’espèce du Piémont ne nous parait pas douteuse d’après la comparaison avec les valves de Colli Torinesi (col 1 . Cossmann); seule, l'aire ligamentaire parait plus large chez ces dernières, il est vrai que leur taille est presque double. Nous n’avons pas suivi M. Sacco qui considère B. polyfasciata comme une simple variété, identique à B. septentrionalis Sars; car il nous semble bien que B. polyfasciata est une mutation entièrement distincte et plus oblique, tandis que — d’après la figure publiée par Hœrnes — B. pisum est une coquille plus atténuée en avant que notre coquille du Sud-Ouest, avec une large aréa.
La présence dune rainure sur cette aréa, quoiqu’elle ne soit pas visible sur nos spécimens — rapproche évidemment Bathyarca de Fossularca, et en particulier, de F. peyrerensis, quoique ce dernier soit plus rhomboïdal; mais le système de l'ornementation est radicalement différent, et chez Bathyarca, les valves sont inéquisculptées.
Loc. — St-Ktienne-d’Orthe, rare ; plésiotvpes (PI. X, fig. 48-51), coll. Degrange-Touzin. Peyrère, une valve gauche, coll. Raulin. — Helvétien.
Famille LIMOPSIDÆ Dali, 1895.
Coquille pectunculoïde, équivalve ou à peu près; ligament alivinculaire, partiellement immergé dans une fossette chondrophore; aréa petite; pied long, prolongé aux extrémités antérieure et postérieure, arqué, étroit, sillonné, byssilère; palpes branchiaux restreints; charnière avec deux séries de dents divergentes.
Dans cette Famille, l’auteur a classé trois Genres Limopsis, Trigonocœlia (= Trinacria Mayer) et Gnisma, ce dernier avec un point de doute tout à fait justifié, car il n'a pas de fossette et doit être placé près de Pectunculus. La séparation d’une Famille — pour ces coquilles pectunculoïdes à fossette chondropliore et à impressions musculaires très inégales — s'imposait évidemment.
Sur les deux premiers Genres, le premier seul est représenté dans le Néogène; quant à Trinacria il est presque exclusivement éocénique. Cependant M. Dali en a décrit une espèce provenant de l’Aquitanien de la Floride (T. Meeki, Tert. Flor., III, 1898, p. 604, pl. XXXII, fig. 17).
LIMOPSIS Sassi, 1827.
(= Trigonocœlia Nyst. et Gai. 1835).
S. str. — Coquille ovale-arrondie, oblique, assez épaisse, épidermée et velue; crochets presque médians; charnière épaisse, comportant deux séries inégales de dents en éventail, qui se rejoignent sous la fossette chondropliore et isocèle; impressions des adducteurs très inégales; commissure des valves non crénelée (G. -T. : Area aurita Br. Plioc.).
On trouve de véritables Limopsis dans l’Eocène ; mais Fischer attribue,
dans son Manuel (p. 979), une origine bien plus ancienne à ce Genre qu'il cite dans le Trias ; M. Dali a reproduit ce renseignement sans le contrôler. Pour nous, qui avons pu vérifier que Pectunculm ooliticus Buv. n’a pas de fossette sous le crochet, l'existence de Limopsis dans le système mésozoïque — et, a fortiori, dans le Trias — nous paraît très problématique.
On doit, comme l'a fait M. Sacco, en séparer le Sous-Genre suivant :
Pectunculina d’Orb. 1843 (= Cosmetopsis Rovereto, 1898). — Forme oblique, souvent assez convexe et gibbeuse ; surface ornée de sillons concentriques, croisés par des rayons assez fins; charnière arquée, dents sériales perpendiculaires en avant, interrompues sous le crochet, très obliques en arrière; impression de l’adducteur postérieur limitée par une côte interne à laquelle correspondent quelques crénelures sur la région anale de la commissure des valves (G. -T. : Pcctunculus scalaris Sow. Eoc.).
Ce Sous-Genre se distingue de Limopsis non seulement par son ornementation, caractère qui — à lui seul — ne justifierait aucunement la séparation même d'une Section, mais surtout par sa charnière à dents perpendiculaires en avant, interrompues au milieu et très obliques en arrière; en outre, par sa côte interne, souvent dédoublée vers le bord où apparaissent quelques crénelures inconnues chez Limopsis.
Le Sous-Genre Pectunculina — qui a la même longévité que Limopsis — s’appliquait, pour d'Orbigny à l’ensemble des Limopsidæ ; mais à l'exemple de M. Sacco, nous l'approprions — par voie d’élimination — à la première espèce citée : L. scalaris; dans ces conditions il a complètement pour synonyme Cosmetopsis créé postérieurement pour le même génotype.