Limopsis ( Pectunculina ) capsula Cossmann
PL VI, fig. 21-25.
1895. L. capsula Cossm. Assoc. fr. Av. Sc. (C. de Bord.), p. 16 (tir. à p.),
pl. IV, fig. 32-33.
« Taille très petite; forme convexe, arrondie, oblique, inéquilatérale; crochets gonflés, opposés, situés au tiers de la largeur, du côté antérieur; côté postérieur plus dilaté, non tronqué; surface régulièrement ornée de sillons concentriques, ponctués par des rayons équidistants. Charnière composée de trois dents courtes et épaisses en avant de la fossette ligamentaire qui est très petite, et de trois dents obliques et inégales en arrière de cette fossette; surface interne plissée vers le bord palléal qui est crénelé sur la plus grande partie de son contour. »
Nous faisons, figurer un topotype deux fois plus grand que le type primitif, et dont l’examen nous a suggéré les renseignements complémentaires ci-après : la forme des valves est
un peu plus haute que large ; le plateau cardinal est assez élevé, très peu arqué snr son contour inférieur; il porte six dents sériales de chaque côté, seulement il n’y en a guère que trois qui soient un peu épaisses, verticales en avant, obliques en arrière; les autres sont minuscules et se rejoignent presque sous la fossette qui est largement ouverte, presque orthogonale. Une double arête interne, très obsolète, rayonne vers le quart de la largeur, du côté anal, et elle aboutit — sur le biseau palléal — à deux plis un peu plus marqués que les crénelures voisines; d'ailleurs celles-ci sont beaucoup plus saillantes sur la région buccale. Sur la surface dorsale, les plis concentriques sont beaucoup plus marqués que les rayons ponctués.
Dim. Diam. a.-p. : 5,5 rnill . ; diam. u.-p. : 2 mill. (mesures prises sur le nouveau topotype).
R. D. — « Cette petite cocjuille a beaucoup d'analogie avec L. chonioides, de l’Eocène inférieur, mais s’en distingue par son côté postérieur non tronqué; si on la compare à L. decisa Defr., des faluns de la Touraine, on remarque qu’elle est beaucoup plus arrondie et moins haute; quant à L. obliqua Lea, de l'Eocène de l’Alabama, elle a les dents plus nombreuses que celles de notre espèce, une lorme moins convexe, des sillons plus profonds. »
Cette espèce n’a pas été comparée à L. anomala Eichw., qui représente le même groupe Pectunculiha dans le Néogène de la Méditerranée : mais ce dernier est une coquille plus haute et plus oblique, plus fortement ornée à l’extérieur, à charnière un peu différente et moins arquée, à bord palléal plus régulièrement crénelé.
Loc. — Saucats (M>“ de Lagus), valve droite, type (PI VI, fig. 21-22), coll. Cossmann; Peloua, valve gauche un peu plus oblique (fig. 24-25), * même coll.; topotype de Lagus (fig. 23), coll. Bial. — Itui’riigalien.
Nota. — Ici devrait se placer, avant les véritables Monomyaires, tout un groupe de coquilles qui se distinguent des précédentes par la singularité de leur impression musculaire, réputée unique dans la plupart des cas : par exemple les Genres Berthelinia, Anomalomya, etc... Mais on ne les a encore signalés que dans l’Eocène, et nous n’avons — par suite — pas à nous en occuper ici ; d’ailleurs l’élude approfondie n’en a pas encore été faite.