‹ Conchologie néogénique de l'Aquitaine (volume 2)Chapitre 114 sur 273 · Mytilus ( Aulacomya) Biali nov. sp · texte numérisé non relu

Mytilus ( Aulacomya) Biali nov. sp

PI. XV, fig. 10-11; el PI. XXI, fig. 22.

Taille petite; forme étroite, un peu incurvée, convexe et gibbeuse, inéqnilatérale ; côté antérieur un peu excavé en arrière; côté postérieur d’abord déclive, quoique non rectiligne, puis coudé vers les deux tiers de la longueur, et se

prolongeant ensuite par un arc qui fait un angle arrondi avec le contour buccal; crochet petit, peu gonflé, presque terminal et prosogyre. Surface dorsale partagée par une croupe arrondie, décurrente en courbe; région buccale largement excavée, ornée de fines costules rayonnantes, très serrées, finement granuleuses; à partir de cette croupe, l’autre région anale et peu déprimée porte des côtes plus épaisses, séparées par des sillons presque aussi larges; elles sont dichotomes vers les bords et coupées par des lignes d’accroissement qui y forment des granulations grossières.

Charnière peu épaisse, à peine évidée sur son contour inférieur, munie de trois dents courtes sous le crochet, auxquelles succèdent — sur le bord buccal — de fines crénelures jusqu’à l’angle inféro-palléal ; ligament linéaire, subinterne; vers le fiers de la hauteur apparaissent de grosses crénelures sur le contour anal, elles s’atténuent graduellement sur le contour palléal. Impression musculaire antérieure assez largement étalée dans la cavité subumbonale; impression du muscle postérieur ovale, située assez bas; ligne palléale peu distincte.

Dm. Longueur : 9 mi 11.; largeur : 4 mill.

R. D. — 11 n’est pas possible de confondre cette coquille avec les Septifer ci-après, parce qu’il n’y a aucune trace de septum et que la charnière porte des dents comine il en existe chez les Mytilus.

M. Sacco n’a signalé aucune espèce à’Arcomytilus ni à'Aulacomya dans le Néogène du Piémont; mais on peut comparer M. Biali aux formes affines du Bassin de Paris : par exemple M. Higaulti Desh., du Bartonien, qui a cependant une forme plus étroite, l’extrémité buccale plus gonflée en avant, le milieu moins excavé, le bord palléal moins anguleux à sa jonction avec le contour buccal; en outre, la rainure ligamentaire est mieux marquée chez l'espèce parisienne. M. Dutemplei Desh., des lignites de la Marne, est plus élargi et l’angle du contour anal est situé plus haut, en outre la croupe dorsale est moins anguleuse.

Nous signalons en outre, dans le gisement de Peyrère, une valve dont le crochet est mutilé, plus incurvée encore que M. Mali, mais portant à peu près la même ornementation. Dans l’état de conservation où elle est, et eu égard à l’incertitude qui plane encore sur le niveau exact de ce gisement, nous nous abstenons de nommer ce fossile et nous nous bornons à le rapprocher de M. Mali.

Loc. — Léognan (le Thil), valve droite (PI. XV, fig. 10-11; et PI. XXI, fig. 22), coll. Bial de Bellerade. La Brède (Moras), coll. Degrange-Touzin.

— A«iiii(anien.

Peyrehorade (Peyrère), coll. Raulin. — llrlvôlirn?

MO DM) LA Lamk. 180,1 (= Modiolus Lk. 1799).

Coquille peu épaisse, oblongue, étroitement allongée ou piriforme et dilatée eu arrière; crochets non terminaux, situés très eu avant, mais dépassés par l’extrémité antérieure des valves; surface externe lisse ou ornée, partagée par une croupe [dus ou moins arrondie, gibbeuse vers le crochet, atténuée vers l’extrémité postérieure; charnière édentée ou avec quelques crénelures en avant du crochet; ligament subinterne, non recouvert par le bord dorsal, assez large, séparé par une faible arête de la surface interne et nacrée; impression du muscle antérieur saillante hors de la cavité umbonale; impression de l’adducteur postérieur très allongée en forme de croissant ou de palmule; impression palléale entière, plus écarLée du bord postérieur que du contour ventral (G. -T. ; Mytilus modiolus Lin. Viv.).

On y distingue généralement deux Sections :

Amygdalum Mégerle, 1811 (fuie Môrch, 1853) qui est caractérisé par son épiderme vernissé, la dénomination Modiola s. sir. étant alors réservée aux formes barbues (G. -T. : M. picta Lamk. Viv.).

D’après Fischer, Modiella Monts. 1884 ( non Hall, 1883) ne semble pas en différer. En tons cas, en ce qui concerne les espèces fossiles dont l’aspect extérieur est le même, il est bien difficile de les rapporter à Modiola ou à Amygdalum, les caractères internes étant les mêmes, de sorte que nous laissons de côté cette Section, d'autant plus que dans les terrains secondaires il faudrait alors séparer les espèces imbriquées (M. imbricata Sow. Bath.).

Brachydontes Swainson, 1840. — Surface ornée de stries rayonnantes; bord cardinal souvent crénelé (G. -T- : Mytilus sulcatus Lamk. Viv.).

On peut, à la rigueur admettre cette Section qui se reconnait assez facilement à cause de son ornementation; elle est bien représentée dans l’Eocène, mais nous n’en connaissons aucune espèce dans notre Miocène (1).

À ces subdivisions, il y a lieu d’ajouter :

Myrina H. et A. Adams, 1857 (= Adula H. et A. Adams, 1857). — Coquille oblongue, transverse, subéquilatérale, faiblement rayonnée en avant, subanguleuse et même tronquée sur la région anale (G. -T. : M. pelagicus Forbes, et M. soleniformis d’Orb. Viv.).

En résumé Modiola se distingue de Mytilus, non seulement parce que le contour antérieur dépasse les crochets, mais surtout parce que le bord cardinal est retroussé à cette extrémité, et parce que l’impression de l'adducteur antérieur — au lieu d’être refoulée au fond de la cavité umbonale — en sort assez loin, sous la forme d’un éventail à demi-ouvert; d’autre part, l’impression du muscle postérieur est dépourvue de digitation, et le ligament est plus largement étalé, en quelque sorte, sur un repli du bord dorsal, l’arête de la nymphe étant bien moins proémidente. Nous ne croyons pas qu’on ait — jusqu’à présent — suffisamment insisté sur ces critériums internes.

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