‹ Conchologie néogénique de l'Aquitaine (volume 2)Chapitre 115 sur 273 · Modiola Hœrrtesi, lteuss · texte numérisé non relu

Modiola Hœrrtesi, lteuss

PI. XIV, fig. 5-G ; et PI. XVI, fig. 7-8.

1867. il/. Hœrnesi Reuss. Foss. Wieliczka, p. 121, pl. VI, fig. 2-4.

1870. — Hœrnes. Tert. Beclc. Wien, t. II, p. 347. pl. XLV, fig. 2.

1895. — Cossm. S. qq. formes Bord., p. 20, pl. V, fig. 27-28.

Test mince et fragile. Taille moyenne; forme assez convexe, subgibbeuse, allongée, inéqui latérale ; bec antérieur très court, dépassant peu le crochet qui est corditorme et prosogyre; contour antérieur à peu près rectiligne; bord pal léal régulièrement arqué; contour postérieur déclive en arrière du cro¬

it) Nous avons cependant, du gisement de Saubrigues (coll. Cossmann), quelques valves tout à fait népioniques, qui ont une ornementation radiale bien visible; mais leur taille est réellement trop petite pour qu’on puisse les caractériser et — par suite — les dénommer.

chet, arqué ou coudé au milieu de la hauteur, puis presque rectiligne jusqu’à sa jonction avec le contour palléal. Surface dorsale entièrement lisse, partagée par une croupe un peu anguleuse vers le crochet, s’arrondissant ensuite jusque vers le bord palléal ; région antérieure plus rétrécie et légèrement excavée; région postérieure déprimée et un peu creuse.

Charnière édentée, à bord retroussé sous le crochet et en avant; rainure ligamentaire assez profonde, s’élargissant peu à peu jusque vers le tiers de la hauteur; nymphe obsolète, peu saillante en arrière. Impression du muscle postérieur allongée et bi lobée; impression palléale très écartée du bord inférieur, beaucoup plus rapprochée du contour ventral auquel elle n’est pas tout à fait parallèle.

Dim. Longueur : 19 mill.; largeur : 9 mill.

R. D. — L’unique valve figurée, à l'appui de la diagnose de 1895, était de petite taille et présentait quelques différences avec les spécimens d'Autriche qui d'ailleurs avaient été également grossis par le dessinateur des planches de Hœrnes; le nouveau plésiotype de Saint-Avit que nous venons de décrire a une taille plus que deux fois supérieure et il peut être considéré comme ayant atteint l’âge adulte; il nous permet donc de confirmer l’assimilation faite entre les spécimens de notre Aquitanien et ceux de l'Helvétien du Bassin de Vienne, autant qu’on peut le faire d'après de simples figures, sans avoir comparé les originaux; seule, cette comparaison pourrait autoriser la séparation d’une mutation ancestrale dans l’Aquitaine.

C’est une espèce moins dilatée que M. subangulata du Bassin de Paris ; elle se distingue de M. adriatica par sa forme plus contournée, moins élargie, par son bec antérieur moins acuminé, par sa surface dorsale plus gibbeuse et plus carénée vers le crochet, par son impression musculaire moins grande et mieux bilobée, par sa rainure ligamentaire plus profonde vers'le crochet.

Quant à M. barbata — qm a presque la même forme — c’est une coquille dont les crochets sont presque terminaux, de sorte qu’elle n'a pas le bec antérieur et acuminé de M. Hœrnesi; en outre, l’espèce actuelle a le ligament superficiel et l’impression de l’adducteur postérieur non bilobée.

Loc. — Saucats (Lariey), valve droite (PI. XIV, fig. 5-6), coll. Cossmann ; Saint-Avit, valve gauche (PI. XVI, fig. 7-8), coll. Degrange-Touzin ; coll. Cossmann. Léognan (le Tliil), coll. Bial de Bellerade, Degrange-Touzin. Mérignac (Pontic), coll. Peyrot. — Aquitunien.

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