Lithodomus saucatsensis Mayer
PI. XI, fig. 1-4.
1858. Lithodomus saucatsensis Mayer. Jour h. Conch.. t. VII, p. 78.
1873. Modiola saucatsensis. Cat. Sauçais, p. 66, n° 184.
Test mince et fragile. Taille très grande; forme très étroite comme une gouttière, à contours latéraux parallèles et presque rectilignes; extrémités antérieure et postérieure également atténuées, crochets un peu gonflés, n’atteignant pas le niveau du contour buccal. Surface dorsale médiocrement bombée, partagée par une faible dépression décurrente et rectiligne qui aboutit au bout du bord palléal; la région dorsale est lisse et à peine creuse; sur la région palléale, on distingue des rides transverses et régulières, très visibles dans le voisinage du contour, parfois un peu onduleuses.
Bord cardinal mince et édenté, faiblement retroussé, ne dépassant guère le crochet en arrière; aire ligamentaire presque linéaire, s’étendant jusqu’à la moitié de la longueur des valves. Impressions internes peu distinctes.
Dim. Longueur : 12 mill.; largeur : 3 mill. (Mayer indique 78 mill. sur 25 mill.; mais ces dimensions ont été vraisemblablement calculées d’après des fragments, et les chiffres qui en résultent sont sujets à caution).
R D. — L'espèce dont il s’agit n’a pas été figurée jusqu'à présent et par suite, elle est sujette à interprétation, dans un Genre aussi peu varié que Lithodomus, surtout avec la difficulté qu’on a d’étudier les caractères internes, omis dans la plupart des diagnoses jusqu'à présent. Pourtant, il y a quelques différences que nons avons observées et qui permettent de séparer L. saucatsensis de L. aviteyisis : d’abord la forme des jeunes spécimens intacts est beaucoup plus étroite, plus également atténuée aux extrémités; en outre, on remarque sur la surface dorsale une légère
dépression rayonnante, en quelque sorte un sillon de partage très superficiel, qui n'existe ni chez L. avitensis, ni surtout dans L. lithophaga ; enfin, comme l’a signalé Mayer, les rides transverses sont beaucoup plus saillantes que chez l’espèce actuelle, et surtout que chez L. avitensis où cette ornementation semble très fugitive. D’autre part, l aire ligamentaire est particulièrement étroite et obsolète chez L. saucatsensis ; mais il est possible que cette apparence soit attribuable à la petite taille des spécimens étudiés qui sont des jeunes.
Loc. — Mérignac (Piganeau), deux valves inégales (PI. XI, fig 1-4), coll. Neuville. Pessac (Tarpingeau), coll. Degrange-Touzin —
tanien.
Canéjan (coll. Peyrot), un spécimen de 25 mill. de longueur et de 7 mil!.
de largeur. — Bui*«lif|alien.