‹ Conchologie néogénique de l'Aquitaine (volume 2)Chapitre 120 sur 273 · Lithodomus (liotula) subcordata [d’Orb · texte numérisé non relu

Lithodomus (liotula) subcordata [d’Orb

PI. XVI, fig. 15-19.

1825. Modiola cordata Bast. Mém. env. Bord., p. 79 (non Lamk.).

1850. Mj/tilus subcordatus d’Orb. Prod., III, 26e ét., n° 2370.

1895. Lithodomus subcordatus Cossm. S. qq. formes Bord.,p. 19, pl. V,

fig. 23-24.

Test fragile, quoique relativement épais. Taille moyenne; forme très convexe, étroite et allongée, rétrécie et arrondie en avant et en arrière, faiblement dilatée au milieu; extrémité buccale presque au niveau du crochet; contour palléal excavé; contour supéro-dorsal arqué et parallèle au contour palléal; crochets cordiformes, très gonflés, contournés, en retrait par rapport au contour buccal. Surface dorsale lisse, terne, déprimée sur la région médiane qui est séparée de la région buccale par un angle décurrent et obsolète; la croupe postérieure est largement arrondie, et la région comprise entre elle et le bord dorsal est légèrement creuse contre le contour; stries d’accroissement peu visibles, sauf quelques arrêts en gradins espacés.

Bord cardinal dépourvu de dents, épaissi sous le crochet, un peu retroussé en avant, se superposant à l’autre en arrière

du crochet; rainure ligamentaire rapidement élargie, très finement crénelée sur le rebord externe, limitée à l’intérieur par une nymphe mince et tranchante qui descend presque jusqu’à la moitié de la longueur des valves. Surface interne à peine nacrée; impression du muscle antérieur grande et ovale, complètement en dehors de la cavité umbonale; impression du muscle postérieur non moins grande, mais plus arrondie; impression palléale d'abord écartée du bord lisse, puis se rapprochant beaucoup du contour vers l’extrémité antérieure.

Dim. Longueur : 15,5 mill.; largeur : 7,5 mill. ; épaisseur des deux valves : 7 mill.

R. D. — D’Orbigny a séparé — avec raison — cette coquille de l’espèce lamarekienne du Bassin de Paris : en effet, ses crochets ne font pas saillie au-delà du contour buccal, comme cela a lieu chez L. cordata Lk. ; en outre, elle est plus étroite que cette dernière, son extrémité postérieure est plus atténuée, et son contour palléal est moins excavé que chez l’espèce parisienne. Si on la compare à L. argentina Desh., du Bartonien de Seine-et-Oise, on remarque qu’elle est moins rectiligne et plus gonflée surle contour dorsal. D’ailleurs l’espèce s’allonge à mesure qu’elle grandit. Le ligament et les impressions n’avaient pu être étudiés sur le spécimentype, de petite taille; la coquille atteignant des dimensions beaucoup plus grandes, nous avons pu, à l’aide des communications qui nous ont été faites, compléter ou rectifier la diagnose originale.

11 u’y a rien de semblable dans le Bassin de Vienne ni dans le Piémont : il semblerait donc que ce groupe s’est éteint au milieu du Miocène, si le descendant ne se retrouvait dans les mers actuelles sous la forme Botula qui parait bien présenter les mêmes caractères.

Loc. — Léognan (Le Thil infr), néotypes (PI. XVI, fig. 15-19), coll. Degrange-Touzin ; spécimen valve, coll. de Sacy; Mérignac (Baour), toutes les collections Saucats (Lariey), Cabanac (Pouquet), coll. Degrange- Touzin. Pessac (Lorient), commune. — .%<|uitanicn.

Page 1