Lithodomus (Botula) subcordata d’Orb
mut. Lozesi nov. mut. PI. XV, fig. 23; et PI. XXI, fig. 19.
R. D. — Cette mutation se distingue — à première vue — de la forme aquitanienne par son galbe beaucoup plus étroit et plus allongé, un peu moins excavé sur le contour palléal; en outre, son ligament est loin d’atteindre la moitié de la longueur des valves. La grande valve gauche
— ([ne nous avons réussi à extraire sans la briser — mesure 18 mill. de longueur sur 7 mill. de largeur.
Loc. — Manciet (Gers), type (PI. XV, fig. 23; et PI. XXI, fig. 19), coll. Cossinann; coll. Peyrot, Duvergier. — Helvétien.
M0D10LARIA Beck in Lôven, 1840.
Test peu épais. Coquille ovoïde, plus ou moins convexe, inéquilatérale; crochets gonflés, cordiformes, prosogyres, atteignant presque le niveau du contour buccal qui est largement arrondi; surface tripartite, la région antérieure et la région anale ornées de costuîes rayonnantes, la région médiane simplement marquée par les lignes d’accroissement; charnière tantôt lisse, tantôt crénelée; aire ligamentaire assez large, limitée par une faible arête; impression de l’adducteur antérieur subtrigone, s'étendant hors de la cavité umbonale presque perpendiculairement au bord opposé et jusqu’à une faible distance; impression du muscle postérieur ovale-allongée, subdigitée en avant, prolongée en arrière par la zone palléale qui est parallèle au bord; surface interne subnacrée.
Les caractères internes de Modiolaria diffèrent peu de ceux de Modiola, quoique cependant l’impression de l’adducteur postérieur soit un peu moins digitée. Ce Genre a été divisé en Sections d’après l’aspect de la surface dorsale.
S. str. Forme globuleuse, subrhomboïdale (G. -T. : Myliliis discors Lin. Viv.).
Sect. Semi modiola Cossinann, 1887. — Forme gibbeuse et courbée; stries rayonnantes interrompues par un sillon qui coïncide avec l’angle dorsal; bord cardinal crénelé (G. -T. : Modiola hast ata Desh. Foc.).
Ce sont des Modioles étroites à ornementation de Modiolaria, mais le bord cardinal n’est pas lisse comme chez Modiolaria s. str.
Sect. Gregariella Monterosato, 1884 (= Botulina Dali, 1889). — Coquille allongée, arciforme, à bords crénelés de part et
d’autre du crochet; surface dorsale barbue chez les formes actuelles, trei Hissée en arrière quand les filaments ont disparu, par conséquent chez les fossiles (G. -T. : M. Petagnæ Scacchi = M. sulcata Hisso, non Lamk. Viv.).
Cette Section peut, à la rigueur, se distinguer de Modiolaria s. str. par sa forme subcylindrique, par les crénelures du bord antérieur et du bord dorsal qui donnent l’illusion de la ressemblance avec certaines Barbatia ; en outre la région lisse est encadrée de deux régions treillissées, l'antérieure très peu étendue, le treillis étant précisément produit par les lames auxquels s’attachent les filaments barbus.
Sect. Planimodiola Cossmann, 1887. — Coquille ovale, aplatie, atténuée en avant, élargie en arrière, caractérisée par deux sinuosités qui limitent — sur le contour antérieur — les extrémités de l’aire dépourvue de côtes rayonnantes; cette aire est largement développée et généralement couverte d’un fin treillis de stries rayonnantes et concentriques; bord antérieur et bord ligamentaire bien crénelés (G. -T. : Modiola sulcata Lamk. Eoc.).
On distingue assez facilement Planimodiola de Modiolaria et de Gregariella par son galbe aplati et par ses crénelures; l’aire médiane et subconvexe, non rayonnée mais très finement treillissée, est mieux limitée
que chez Semimodiola par des sillons qui produisent des sinuosités sur le * •
bord ventral.
Toutes ces formes existaient déjà à l’époque éocénique; on cite même des Modiolaria dans les terrains secondaires.