SWiodiolaria (Gregariella) Neuvillei nov. sp
PI. XVI, fig. 24-29bis.
Test mince et fragile. Taille très petite; forme étroite, rhomboïdale, très convexe et carénée sur le clos, très inéquilatérale; extrémité antérieure arrondie dépassant à peine le crochet; contour palléal à peu près rectiligne, se raccordant par un angle arrondi avec le contour anal qui est oblique et rectiligne; bord supéro-postérieur à peu près parallèle au bord palléal; crochets gonflés, prosogyres, presque terminaux. Surface dorsale gibbeuse, aplatie au milieu, portant en arrière un angle décurrent qui aboutit à la jonction du contour palléal et de la troncature anale; toute la région située au delà de cet angle est excavée et ornée de plis d’accroissement épais et écartés, qui sont crénelés par des costules rayonnantes; la région médiane est finement ornée de costules qui divergent — sur la croupe anguleuse — avec celles de la région anale; la région antérieure paraît lisse, sauf aux abords du crochet où les costules reparaissent, quoique peu visibles.
Bord cardinal très mince, finement muni de crénelures obliques près du crochet; plus loin en arrière, les crénelures sont plus grosses et plus droites; elles sont beaucoup plus fines sur le contour anal et à l’extrémité postérieure du contour palléal; le reste du contour est lisse en avant, sauf dans le voisinage immédiat du crochet, sur la saillie buccale. Impression du muscle postérieur assez grande et allongée; impression palléale voisine du bord; surface interne non nacrée.
Dim. Longueur : 6,5 mill.; largeur ; 3,5 mill.
R. D. Notre nouvelle espèce est moins allongée, plus rhomboïdale que M. Petacjnæ (1) (== M. sulcata Risso, non Lamk.); son contour palléal est plus rectiligne, avec un angle plus net et moins arrondi à sa jonction avec le bord palléal, ce qui lui donne un aspect arciforme plutôt que barbatoïde. Les différences sont à peu près les mêmes entre M. Neuvillei et M. arcæformis Cossm , des environs de Paris, qui est plus cylindrique, plus excavé sur le bord palléal.
La forme toute particulière de cette coquille — qui la place dans le S. -G. Gregariella — nous dispense de la comparer aux autres Modiolaria de l'Aquitaine classées dans d’autres groupes. Sa fragilité est probablement cause qu'elle a échappé jusqu'à présent aux recherches paléontologiques.
Loc. — Villandraut (Gamachot), valve droite type (PI. XVI, fig. 24-26), coll. Cossmann. Mérignac (Piganeau), deux valves presque intactes (fig. 27-29bis), coll. Neuville. — Aqiiitanien.