Septifer Saccoi nom. mut. PI. XII, fig
1895. Septifer oblitus Cossm. Sur qq. formes Bordel., p. 17. pl. V, fig. 19-
20 ( non Michelotti).
Taille petite; forme médiocrement convexe, subtrigone, peu allongée, non incurvée, inéquilatérale; contour antérieur à peu près rectiligne; contour postérieur dilaté, rectiligne à 46° en arrière du crochet, puis subitement coudé et légèrement arqué jusqu'au contour palléal qui est circulaire; crochets petits, un peu gonflés, presque terminaux, faiblement prosogyres. Surface dorsale partagée par une croupe gibbeuse el un peu oblique qui isole la région buccale, subdivisée elle même par une dépression rayonnante; la partie voisine du crochet est légèrement bombée; la région anale est largement déprimée, à peine excavée vers le contour supérieur; l'ensemble est orné de cos tu lès rayonnantes et divergentes, qui s’élargissent vers les bords en bifurquant, tandis que les stries séparatives se transforment en sillons moitié moins larges que les cotes et plissés par les accroisssements du lest.
Plateau cardinal élevé, prolongé — au-dessus de la cavité umbonale — par un septum à contour arqué; charnière munie, sur chaque valve, de quatre ou cinq crénelures dentiformes et obliques, qui se prolongent en décroissant sur b; bord antérieur; rainure ligamentaire assez profonde, commençant sous le crochet et se prolongeant jusqu'au tiers de la longueur; nymphe sinueuse et saillante, dans le prolongement
des dents cardinales; au-dessus de la rainure du ligament, le bord est finement denticüîé par des crénelures croissantes, qui continuent sur tout le contour palléal et sur une partie du contour antérieur. Surface interne non nacrée; impression de l’adducteur. postérieur ovale et grande; impression palléale peu distincte.
Dim. Longueur : 7,5 mill. ; largeur : 5 mill.
R. D. — Depuis que nous avons pu comparer à notre coquille aquitanienne le véritable S. oblitus Midi1', d’après un échantillon gracieusement ofl'ert par M. Sacco (coll. Cossmann), nous avons pu nous convaincre qu’elle en diffère essentiellement par son galbe plus dilaté, par sa forme moins allongée et moins convexe, par sa rainure ligamentaire plus courte, enfin par ses costules plus subitement élargies vers les bords. C’est donc une mutation ancestrale à laquelle nous donnons, par suite, le nom de notre confrère et ami pour le remercier de la rectification que nous a permis de faire sa généreuse gracieuseté.
D’autre part, d'après la comparaison avec un spécimen de Lapugy (Transylvanie, coll. Cossmann), Septifer superbus M. Hœrn. a une forme beaucoup plus trigone, des crochets plus contournés en avant, le contour antérieur plus excavé, les côtes plus divergentes, puncticulées et plus fines sur la face plane qui constitue la région buccale; en outre, la charnière de la valve droite n'est munie que de deux ou trois courtes dents, chez l’espèce autrichienne, et sa rainure ligamentaire est peu visible, très courte.
Si l’on compare l’espèce d’Aquitaine avec celles du Bassin de Paris, on remarque qu’elle est moins rétrécie en avant, plus dilatée et moins anguleuse que S. serratus Desh. ; d'autre part, qu’elle a le bord supérieur plus rectiligne et le septum ]j1us large, moins haut, que S. depressus Desh., du Lutécien; d’ailleurs ce dernier est bien plus anguleux sur le dos.
En ce qui concerne le fossile du Bassin de Vienne que Maurice Hcernes a dénommé S. oblitus , il est bien certain que ce n’est pas l’espèce de Michelotti : il parait d’après la figure encore plus élargi que S. Saccoi, plus largement excavé en avant; sa charnière et son ligament sont également différents; par conséquent, il est probable que c’est une autre espèce à laquelle on pourrait attribuer le nom Hœrnesi nobis.
Loc. — Saint-Avit, valve droite, type (PI. XII, fig. 9 et 11), coll. Cossmann; valve gauche topotype (PI. XII, fig. 8 et 10), coll. Degrange- Touzin. — Aquitaiiien.