‹ Conchologie néogénique de l'Aquitaine (volume 2)Chapitre 143 sur 273 · Pecten Beudanti Basterot. PL XIII, fig · texte numérisé non relu

Pecten Beudanti Basterot. PL XIII, fig

Pecten Beudanti Hast. Mém. env. Bord., p. 74, pl. V. fig. 1. Pecten gratissimus Def. Dict. sc. nat., vol. 38, p. 261 [fuie Depéret). Pecten Beudanti Des Moul. Expi. carte géol., vol. 3, fig. 120.

— Desh. An. s. vert. (éd. 2), vol. 7, fig. 162.

— Grat. Cat. Gironde, p. 58.

Desh. Traité élém. Conch., pl. L, fig. 1.

— Sow. On.the âge. . . (Q J. G. S.), p. 413.

D’Orb. Prodr., t. III, 26e ét., p. 128, n° 2415. Raulin. Note Aquit. (B. S. G. F., IX), p. 412. Sacco. I Moll. terz. Piem., XXIV, p. 62.

— Depéret et Roman. Monogr. Pecten, p. 18, fig. 5:

pl. II, fig. 1.

Test assez épais. Taille grande; forme de segment sphérique quand elle est valvée, aurieulée, close, équilatérale et très inéquivalve; valve droite convexe et profonde, à crochet médian, recourbé, mais peu proéminent; valve gauche tout à fait plane, parfois légèrement bombée au milieu, et toujours déprimée vers le sommet; crochet plat, fort peu saillant; angle apical 115° environ; oreillettes grandes, subégales, coupées orthpgonalement sur leur bord libre et séparées du reste de la coquille par une rainure profonde, faiblement convexes en dehors sur la valve droite, un peu concaves en dehors sur la

valve gauche, avec une encoche hyssale peu marquée sur l’oreillette antérieure droite; le reste du contour de la coquille est presque circulaire; mais le centre de la circonférence est beaucoup plus bas que le crochet. Surface externe ornée de côtes radiales alternant sur les deux valves, et s’effaçant vers les bords latéraux; sur la valve gauche, on en compte habituellement dix-huit : quatre postérieures plus ou moins obsolètes; onze médianes un peu plus étroites que leurs intervalles, subarrondies vers le crochet, s’élargissant et s’aplatissant vers le bord palléal où elles deviennent quadrangulaires; et trois antérieures plus aplaties et plus rapprochées; sur la valve droite, les côtes' — également au nombre de dix-huit — sont arrondies vers le sommet, elles s’élargissent et s’aplatissent vers le bord palléal où elles sont un peu plus larges que sur la valve opposée; sur les deux valves, un léger sillon médian existe sur une dizaine de côtes principales; chez quelques individus, toute la surface, oreillettes comprises, est couverte de très fines lamelles concentriques, saillantes, plus rapprochées vers le bord palléal et recouvrant côtes et intervalles; quelques costules divergentes et peu saillantes ornent les oreillettes.

Bord cardinal de la valve droite replié sur le plateau cardinal en formant deux bourrelets, linéaires près du crochet, s’élargissant un peu en divergeant (angle de 170°) et couverts de fines stries perpendiculaires; lamelles cardinales supérieures, étroites, parallèles au bord cardinal, aussi longues que lui, et limitant la rainure du ligament alivinculaire obsolète; lamelles cardinales inférieures beaucoup plus courtes, à peu près aussi saillantes et un peu divergentes; une troisième paire de lamelles cardinales très courtes borde la fossette chondrophore très obliquement enfoncée sous le crochet et piriforme; lamelles auriculaires assez marquées, surtout vers la base des oreillettes. Bord cardinal de la valve gauche rectiligne; lamelles cardinales moins saillantes que sur la valve opposée ; fossette chondrophore triangulaire, presque horizontale, bordée par des arêtes saillantes; lamelles auricu-

laires obtuses, terminées par un dentelon peu saillant à la base des oreillettes.

Impression musculaire, grande, excentrique, celle de la valve gauche circulaire, celle de la valve droite bilobée et à contour moins régulier; impression palléale très écartée du bord, tangente au bord inférieur de celle de l'adducteur de la valve gauche, et au bord externe de celle de l’adducteur de la valve droite. Surface intérieure des valves pourvue de très grosses côtes planes correspondant aux intervalles des côtes externes; elles s’engrènent sur le bord palléal, leur saillie diminue rapidement et elles deviennent obsolètes à une distance plus ou moins grande de l'impression palléale, après s’être quelquefois réunies deux à deux.

Dim. Diam. a.-p. : 85 mill. diam. u.-p. : 75 mill., épaisseur des deux valves réunies : 30 mill.

R D. — P. Beudanti, caractéristique du Burdigalien, atteint son maximum de taille dans le falun type de Léognan (Burd. moyen); elle ne peut se confondre avec aucune autre espèce de nos faluns grâce à la forme de ses côtes et à l'aspect rugueux que lui donnent les fines lamelles concentriques saillantes qui la couvrent; sur les exemplaires népioniques, ces stries sont très écartées, comme on le voit d'ailleurs chez les valves adultes sur la région voisine du crochet; parfois ces lamelles deviennent extrêmement saillantes et fort serrées.

Nous n’avons pas fait figurer dans nos références synonymiques P. Beudanti Hôrn., du Bassin de Vienne, dont les côtes sont plus étroites et plus élevées, au moins sur la valve gauche, dont la valve droite est plus profonde (P. pseudo-Beudanti Dep. et Rom.). P. liollei Hœrnes, est voisin de notre espèce, il a moins de côtes et son contour n’est pas aussi régulièrement circulaire. En Italie, la forme typique n’existe pas, M. Sacco décrit les variétés conjungens, stricticostata, subcosticillata, caractérisées surtout par des différences dans la force des côtes et des lamelles concentriques.

Les citations de P. Beudanti dans la Touraine, l’Algérie, la Sardaigne, la molasse de Suisse, etc... devraient être contrôlées par l’examen des coquilles elles-mêmes, avant d’ètre acceptées : il est bien probable qu'il s'agit plutôt des espèces ci-après décrites. Il ne faut pas perdre de vue en effet que, chez la plupart des Pectinidæ , les différences spécifiques sont très difficiles à saisir, de sorte que — dans un examen rapide et surtout lorsqu’on n'a que des figures ou des diagnoses courtes à sa disposition — il

est très facile de les confondre ensemble; ce n’est, que par la comparaison d’échantillons authentiques, à valves bien vidées et intactes, qu'on s'aperçoit que ces différences existent et notamment qu’elles sont absolument conslantes à un même niveau stratigraphique ; de sorte qu'à cette condition, les Pecten deviennent d’excellents fossiles critiques, dont les mutations bien définies peuvent, de même que pour les Huitres, être d'un secours précieux pour la fixation de l'âge des gisements où on les recueille en place.

Loc. — Léognan (Carrère), plésiotypes (PI. XIII, fig. 8-11), coll. Neuville; Saint-Médard (Caupian), coll. Degrange-Touzin. Saucats (Min de l'Eglise, Lagus); Mérignac (Baour), coll. Duvergier; exemplaire à lamelles concentriques très marquées ; Saucats (Peloua), coll. Benoist; Dax (Maïnot, Cabannes), coll Neuville; Marlillac (Pas de Barreau); La Brède (Moras), coll. Degrange-Touzin. — lSaai*«liç)alien.

Villandraut (Gamachot). coll. Bial-Neuville ; Gajac, coll. Peyrot, spécimens de taille plus petite. — Aaaaii^aaaieai.

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