‹ Conchologie néogénique de l'Aquitaine (volume 2)Chapitre 154 sur 273 · Pecten ( Grandi pecl en) qaüicus Mayer · texte numérisé non relu

Pecten ( Grandi pecl en) qaüicus Mayer

PL XVI, fig. 20-21.

1864. Pecten gallicus May. Terl. Azoren, p. 45.

1874. — Tourn. Fal. Sos (A. S. L. D., IX), p. 164 (pars).

? 1894 . Pecten solarium Degr.-Touz. Et. prélim. foss. Orlhez (A. S. L. II.,

t. XLV1I), p. 409 ( non Lk.).

Test épais. Taille très grande; forme arrondie, équilatérale, inéqnivalve. Valve droite convexe, modérément bombée, crochet pointu, peu recourbé, angle apical de 120° environ. Valve ' gauche un peu plate; oreillettes subégales assez longues, pas très hautes, la postérieure presque orthogonalement tronquée, l’antérieure de la valve droite légèrement sinueuse, mais sans encoche byssalc appréciable. Surface externe portant environ quatorze ou quinze côtes radiales, larges, quadrangulaires, saillantes dans la région umbonale, s’élargissant et s’aplatissant un peu à mesure qu’elles se rapprochent du bord palléal; les deux ou trois recouvrant le côté buccal sont un peu plus étroites, il en est de même des trois ou quatre les plus voisines du bord anal qui sont en outre obsolètes; des stries concentriques fines, serrées, régulières, couvrent toute la surface; elles deviennent plus saillantes aux endroits qui marquent des arrêts d’accroissement, ainsi que sur les oreillettes

sur lesquelles on voit encore quelques costules radiales obsolètes.

Bord cardinal de la valve droite à peu près rectiligne, retroussé sur le plateau cardinal; deux paires de lamelles cardinales : la supérieure, allongée parallèlement au bord cardinal, est peu saillante et assez étroite; elle limite inférieurement la rainure ligamentaire; l'inférieure, plus courte, plus épaisse et plus divergente; fossette chondrophore profonde, à bords saillants; lamelles auriculaires obsolètes, dentelon obtus.

Impression musculaire grande, postérieure, tangente intérieurement à l’impression palléale écartée du bord. Surface interne munie de grosses côtes {dates, larges, s’effaçant vers le milieu de la valve; bord largement mais peu profondément crénelé.

Dim. Diam. a.-p. : 155 mill.; diam. : u.-p. : 150 mill.

R. D. — Cette belle coquille — nommée entre parenthèses à propos de P. latissimus par Mayer qui lui attribue treize côtes, — semble, ainsi que d'autres espèces, avoir été confondue avec P. solarium Lk. Cela tient probablement à ce que, dès le début, le type de cette dernière espèce a été mal fixé par Lamarck. Tournouër (7. c.) nous apprend qu’il existe au Muséum deux exemplaires, provenant de la localité typique, Doué (Anjou), cités par Lamarck et étiquetés de sa main : P. solarium; ces deux échantillons sont différents et l’un deux est identique à P. incrassatus (= P. Bcsseri). Il est naturel de conserver le nom solarium à l’autre forme dont nous possédons (coll. Pevrot) de beaux spécimens de Savigné (Touraine), qui appartiennent au même horizon que Doué; elle est beaucoup plus bombée que P. gallicus, beaucoup plus transverse (diam. a.-p. : 170 mill.; diam. u.-p. : 147 mill.), ses oreillettes sont beaucoup plus hautes, ses côtes un peu plus nombreuses. La forme du Miocène supérieur d’Autriche, figurée par Hôrnes comme P. solarium , diffère aussi de la forme de l’Anjou par son galbe plus régulièrement arrondi, par ses côtes plus nombreuses; elle doit, à notre avis, reprendre la dénomination P. gigas que lui avait antérieurement donnée Schlotheim; c’est ce qu’a fait M. Schaffer, ainsi que nous l’avons déjà indiqué plus liant. P. gallicus se distingue très aisément de P. mcrassatus qui l’accompagne, par ses côtes moins nombreuses, ses stries concentriques plus faibles, son contour beaucoup moins transverse, ses oreillettes plus courtes. P. solarium typique se trouve dans le Sud-Ouest, à la Peyrie de Rembès et dans la mollasse coquillière d’Estang

(Gers), ainsi qu'à Mont-de-Marsan, d'après Tournouër; mais nous n'avons pu véiifier cette assertion, peut être fondée sur des fragments qu'il est facile de confondre, alors qu’on distingue déjà non sans peine les spécimens intacts, surtout quand ils ne sont pas adultes.

Loc. — Salles (Minoy) (PI. XVI, fig. 20-21), coll. Peyrot, col 1 . Duvergier; Martignas, Salles (Débat), coll. Degrange-Touzin. — Ilelvétien.

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