Astarte ( Digiiarici ) burdigalensis [Deshayes
PL I, fig. 88-61.
1825. Lucina digitalis Bast. Mém. géol. Bord., p. 87, ( non Lk.).
18G0. M'oodia burdigalensis Desh. An. s. vert. (éd. 2), I, p. 701.
1862. — Semper. J. C., X, p. 143.
1874. Goodallia burdigalensis Ben. Cat. Saucats, p. 60.
1886. Digitaria burdigalensis Dollt'. et Daatz. Et. prél. Tour., p. 6.
1894. Woodia sp ? Degr.-Touz. Et. prél. foss. Orthez, p. 412.
1901. Digitaria burdigalensis Dollf. et Dautz. Nouv. liste Pelée., p. 25.
1901 . Digitaria digitaria Dollf. et Dautz. Nouv. liste Péléc., p. 25 (non Lk.).
1909. Digitaria burdigalensis Dollf. et Dautz. Conch. Mioc. Loire, p. 264,
pl. XVIII, fig. 17-24.
Test peu épais, faille très petite; forme arrondie, un peu transverse, subéquilatérale; côté antérieur à peine plus long que le postérieur, mais un peu plus ovalaire; contours palléal et latéraux arrondis; bord cardinal faiblement arqué de part et d’autre du crochet qui est presque médian et faiblement prosogyre. Lunule et corselet peu distincts. Surface dorsale médiocrement bombée, ornée de stries légèrement excentriques, étroites et assez profondes, écartées dans la région umbonale plus serrés sur les côtés latéraux et aussi vers le bord palléal auquel elles aboutissent obliquement.
Charnière : 3„ très obsolète, indistincte; 1 lorte, triédrique, bifide; 3;, petite, soudée à la nymphe; AI assez saillante, écartée du crochet, PI rudimentaire; 2a et 4 b à peu près également fortes, bifides, très divergentes; PII bien marquée, A II plus faible.
Impressions musculaires bien gravées, surtout l’antérieure
qui est réniforme et surmontée d’une impression pédieuse punctiforme, la postérieure est arrondie; ligne palléale éloignée du bord qui est lisse.
Dim. Diam. a.-p. : 0,5 mill.; diam. u.-p. : G mill.
R. D. — Benoist a le premier donné une description complète de cette espèce, mais il se trompa en la plaçant dans le G. Goodaüia. Il a complètement méconnu les caractères des G. Digitaria (— Wooclia ) et Goodallia. Digitaria burdigalensis a beaucoup d'analogies avec D. digitaria auquel il pourrait à la rigueur être rattaché à titre de mutation; cependant la forme de l’Aquitaine a la charnière plus faible, la taille plus petite, le galbe moins bombé, les stries généralement moins excentriques et plus serrées. Elle précède, dans notre Helvétien et dans celui de la Touraine, la forme actuellement vivante qui apparait dans le Redonien (Tortonien pars) de l'Ouest de la France et que l’on trouvera cataloguée ci-après.
Loc. — Saucats (La Sime) plésiotypes (PI. I, fig. 58-61), coll. Degrange-Touzin; Salles (Largileyre, Débat, Minoy), toutes les coll. peu rare. Ortliez (Houssé, Paren), Salies-de-Réarn, Clermont (Landes), coll. Degr.-Touz., assez rare. Cazenave, coll. de Sacy, Bial-Neuville. — llelvétien.
Martillac (Pas de Barreau), La Brède (Moras), coll. Degrange-Touzin. Cestas, coll. de Sacy, une valve. Saucats (Giraudeau), coll. Bial-Neuville.
— Itui*<ii€|alieii.