‹ Conchologie néogénique de l'Aquitaine (volume 2)Chapitre 18 sur 273 · Astarte ( Digitaria ) digitaria (Linné · texte numérisé non relu

Astarte ( Digitaria ) digitaria (Linné

var.? PI. Il, fig. 1-4.

1767. Tellina digitaria L. Syst. Nat., XII, p. 1120.

1782. — Chemn. Conclu Cab., VI, ju 126, pl. XII, fig. 121.

1818. Lucina cligitalis Lk. An. s. vert.. V, p. 544.

• 1836. — Phil. En. Moll. Sic., I, p. 33, pl. 111, fig. 19.

1853. Astarte digitaria Wood. Crag Moll., 2, 190, pl. XVII, fig. 8.

1874. H oodia digitaria Wood. Crag Moll., suppl. 2, p. 141, pl. X, fig. 8. 1903. Digitaria digitaria Dollf. Mioc. sup. Redonien (A. 1<\ A. S.), p. 658. 1905. — Dollf. Mioc. sup. Gourbesville (A.F.A.S), p. 363.

1909. Lucina ( Digitaria ) digitaria Dollf. Berk. Plioc. Nord Tage, p 37,

Pl. III, fig. 23-24.

R. D. — La forme de l’Aquitaine ne diffère du type que par sa taille plus faible, et par l'extrême excentricité de ses stries qui sont de plus très écartées et au nombre de neuf ou dix seulement.

Loc. — St-Denis-d’Oloron (1) (PL II, fig. 1-4), trois valves col 1 . Degrange-Touzin. Variété? — UtMlonieii.

Cénacle : CARDITAGEA Menke, 1830 [restr. in Dali, 1000:.

Animal byssifère. Coquille cordiforme, parfois mytiloïde, presque toujours ornée de côtes rayonnantes; ligament généralement interne ; charnière lucinoïde : 2, 4 /„ 3a, 3^ très allongée parallèlement à la nymphe; lamelles latérales non constantes; impressions pédieuses au-dessus île celles des adducteurs des valves; ligne palléale entière.

Laissant de côté les Familles — soit repiésentée dans notre région néogénique : Condylocardiiclæ Bern. 1897, caractérisée comme on La vu ci-dessus, par la présence d'un ligament interne ( Carditella Smith, 1881 ; Carditopsis Smith, 1881; Condylocardia Bern. 1897); — soit inconnue dans le Sud Ouest de la France : Thecâliinæ Dali, 1903, caractérisée par la partie marsupiale interne ( Thecalia H. et A. Adams, 1857; Milneria Dali, 1881 = Ceropsis Dali, 1871, non Solier, 1839; — il ne reste à définir que les Carditidæ.

Fam. CARDITIDÆ Fleming, 1820 ( Carditadæ ).

Coquille équivalve, solide, à crochets prosogyres et antérieurs; ligament toujours externe; charnière épaisse où prédominent 2 pyramidale et 3& allongée; commissure des valves fortement crénelée par les côtes.

Cette Famille est très ancienne, puisqu'elle est authentiquement représentée dans le Trias des Alpes par le Genre Palæocardita Conrad, 1867 (C. austriaca Hauer, C. crenata Munst. col 1 . Cossmann) et peut être aussi par le G. Pacliycardia Hauer, 1857 (P. rugosa Hauer). On en trouve également quelques espèces dans les terrains mésozoïques, et de nombreuses formes dans les couches tertiaires, depuis la base jusqu’aux dépôts les plus récents.

(1) Bien que l'île d’Oloron soit un peu en dehors des limites territoriales que nous nous sommes tracées dans cette Etude, nous décrivons à l’occasion, les fossiles provenant de ce gisement intéressant que notre savant confrère M. Degrange-Touzin a étudié il y a quelques années (A. S. L. B., LXI, p. 17), mais dont la position slraligraphique exacte est encore peu certaine.

D’après les éléments de la charnière, nous divisons cette Famille en trois Genres : Carclita, Vcnericardia et Pleuromeris, tous trois représentés en Aquitaine.

CXRDITA Brug. 1789 (fixé in Lamk. 1799).

Forme toujours oblongue et parfois sinueuse; lamelles latérales toujours présentes dans le jeune âge, parfois effacées à l'état gérontique.

S. str. (= Mytilicardia Blainv. 1824, = Jesonia Gray, 1840). — Valves très inéquilatérales, à crochets parfois terminaux du côté antérieur; bord palléal rectiligne ou même excavé pour le passage du byssus; côtes saillantes et écailleuses; lunule cordiforme, excavée, limitée par une rainure; corselet linéaire; charnière échancrée sur son contour inférieur : 3a mince, presque confondue avec le bord hinulaire; 3;, en forme de marteau, la tête triédrique, la queue s’allongeant parallèlement à la

Fig. 5. — Cardita calyculata. Lin. Viv.

nymphe et striée sur sa face supérieure; AI réduite à une faible protubérance au-dessous de 3n; 2 triédrique sous le crochet, 4 b mince et très saillante, striée sur ses deux faces; AU pointue, quand elle est visible; PII très peu proéminente et un peu plus allongée; impressions pédieuses (adducteurs du pied) placées au-dessus des impressions musculaires, et la postérieure conlluenle; bords inégalement crénelés (G. -T. : Chama calyculata Lin. Viv.).

L’habitat de ces coquilles dans les rochers et fonds graveleux déforme nécessairement leurs contours, et cependant elles présentent un faciès assez homogène dans chaque espèce, le nombre des côtes varie peu, ainsi que leur ornementation ; mais c’est surtout à la charnière qu’il faut se fier pour distinguer les différentes espèces, attendu qu’elle est tout à fait

constante dans chaque espèce, de môme que la position des crochets qui est d’ailleurs en corrélation directe avec la disposition plus ou moins inclinée des cardinales; quant aux lamelles latérales, généralement visibles chez les individus népioniques, elles s’oblitèrent souvent à mesure que la coquille vieillit, de sorte qu’il est à peu près impossible d’en constater l’existence sur les exemplaires gérontiques, souvent usés en outre dans les faluns.

On ne commit au début que de très petites Cardita s. str. à partir de l’Éocène moyen; mais dans le Miocène, les espèces atteignent une taille géante, et en tous cas bien supérieure à celle des formes actuelles.

Section Glans Mégerle, 1811. — Valves courtes, quadraiigulaires, assez convexes; région anale plus ou moins excavée;

Pig. 5. — Glaus trapezia Lin. Viv.

séparée de la surface dorsale par un angle souvent armé d’aspérités subépineuses; cardinales semblables à celles de Cardita s. str . ; lamelles latérales bien marquées, Al plus écartée et très saillante, PI souvent visible, AU et PII assez proéminentes (G. -T. : Chaîna trapezia Lin. Viv.).

Ce n’est pas seulement par sa forme et son ornementation que cette Section diffère de la précédente, mais c’est surtout par sa charnière : 3a est encore plus soudée au bord lunulaire, 36 est plus trigone et moins longue; les lamelles latérales sont plus saillantes et au complet toutes les quatre. Ce sont généralement de petites espèces, sauf dans le Miocène où l'on trouve des formes de moyenne taille; celles de l’Eocène sont extrêmement courtes (C. calcitrapoides Lamk., C. densecostata Cossm.) et très convexes.

Section Carditamera Conrad, 1838. — Forme parallélipipédique; valves avec les lamelles latérales bien développées chez l’adulte; 3„ souvent obsolète- (G. -T. ; C. arata Conrad, Mioc.).

D’après les figures publiées par Whitfield (Mioc. New Jersey, pl. IX, fig. 5-6), cette coquille ne différerait de Cardita s. str. que par sa forme

régulièrement rhomboïdale, plus allongée que celle de Glans-, M. Dali ajoute — au sujet de la charnière — quelques détails que nous avons textuellement reproduits ci-dessus. Dans l’Aquitaine, il y a deux espèces (C. Auingeri Hœrn., C. rusticana Mayer) qui pourraient peut-être se rapprocher de cette Section, mais que nous ne séparons pas de Cardita s. str. parce qu’elles s’y relient par d'autres formes intermédiaires; nous ne croyons donc pas utile de reprendre cette Section.

Section Beguina Bolten 1 798 [in Morch, 1853) - Azarella Gray, 1852 (G. -T. : Chaîna phrenetica Born, Viv.).

Nous n'avons pas à nous occuper ici de ce groupe tout à fait modioliforme, pour lequel le nom générique à adopter devrait être plutôt celui de Gray, Morch n’ayant ressuscité qu’un an plus tard la dénomination de Bolten.

Section Lazariella Sacco, 1899. — Forme ovoïdo-trigone on trapézoïdale, ornée de grosses côtes écartées; 3a très saillante, 3;, scalène, AI rudimentaire, A II et PII bien visibles (G. -T. : Gard, suhalpina Michelotti, Mioc.).

Munie d’une dépression et d’une troncature anales comme Glans, cette coquille s’en écarte par ses côtes rayonnantes, par ses lamelles latérales beaucoup plus obsolètes, surtout sur la valve droite. M. Dali — qui n'a probablement pu étudier des valves en nature — confond cette Section avec Carditamera qui n’y ressemble en aucune façon. M. Sacco a rapproché son Sous-Genre de Venericardia ou d 'Actinobolus; nous ne partageons pas cette opinion, c’est simplement une Section de Cardita. On ne la rencontre que dans le Miocène inférieur et moyen.

Il est probable que c'est à Cardita qu’il faut encore rattacher les Sous- Genres Cossmannella Mayer (1897) de I’Eocène d'Egypte, et Goossensia Cossm. (1887) des environs de Paris.

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