Lima ( Mantellum ) sallomacensis nov. sp
Pl. XXI, fig. 9-11.
1874. Lima inflata Benoist. Cal. Saucats, p. 69, n° 152.
Test mince et fragile. Taille au-dessous de la moyenne; forme convexe, à peine bâillante, oblique, à contour semielliptique, inéquilatérale; côté antérieur court, rectiligne; côté postérieur ovale, médiocrement dilaté; oreillettes inégales, mais presque aussi larges lTme que l’autre, l’antérieure longue et scalène, la postérieure courte et à peine sinueuse; crochet petit, gonflé, faiblement opisthogyre. Surface dorsale assez fortement bombée au milieu, déprimée, ou même un peu excavée sur les régions buccale et anale, quoique les bords ne soient nullement retroussés; l'ornementation, très obsolète, ne comporte que des lignes rayonnantes, à peine proéminentes sous l’épiderme du test, assez régulièrement écartées, sauf sur la région postérieure où elles se transforment en stries serrées, persistant jusque sur l’oreillette postérieure, tandis que l’antérieure semble complètement lisse. Angle apical : 90° environ.
Aréa cardinale très peu élevée, presque totalement occupée par la fossette ligamentaire qui forme une large cavité triangulaire dont le contour inférieur forme un arc peu saillant sur la cavité umbonale; les faces internes des oreillettes sont toutes deux creusées, mais le trou est plus profond sur le bord postérieur de l’aréa. Impressions internes indistinctes; aucune trace de radiations sur la surface intérieure.
Dim. Diam. a.-p. : 7 mill.; diam. u.-p. : 10,5 mill.
R. D. - Si cette coquille ne se distinguait des précédentes que par son ornementation à peu près effacée sur le dos, on pourrait penser que c’est un effet de la fossilisation, ou une conséquence de sa petite taille; mais elle est bien plus convexe et un peu plus étroite que L. neogenica , son aréa cardinale est beaucoup moins élevée que celle de L. inflata, son oreillette postérieure n’a pas la même sinuosité que celle de L. Goossensi et les bords ne sont pas retroussés comme ceux de cette dernière; son contour antérieur est aussi rectiligne que celui de' la coquille méditerranéenne, mais la courbure arquée du contour postérieur est située beaucoup plus en avant, ce qui donne à la valve un aspect plus étroit; enfin c'est la moins bâillante de toutes les formes ci-dessus examinées. Dans ces conditions, il nous a paru impossible de la rapporter à aucune d’entreelles sans qu'il en résultât la nécessité de les réunir toutes, ce qui serait
l’inverse du progrès que nous entendons réaliser en distinguant des mutations Lien définies pour venir en aide aux siratigraphes; cette espèce caractérise l’Helvétien supérieur.
Loc. — Salles (Largileyre), valve gauche type (PL XXI, fig. 9), coll. Duvergier; valve droite type (PL XXI, fig. 10-11), coll. Degrange-Touzin.
— Helvétien supér.