Anomia æquiimpressa nov. sp
PL XXII, fig. 20-21.
Test mince. Taille peu grande en général; forme variable, quoique plutôt orbiculaire et équilatérale.
Valve inférieure à peine convexe, très rarement cylindracée, lisse au sommet, très faiblement ornée vers les bords. Aire ligamentaire étroite, peu allongée dans la cavité umbonale, creuse et transverse; sommet formé d’un petit bouton obtus. Disque blanchâtre et piriforme, assez étroit; cicatrice de l’adducteur inférieur du byssus et impression de l’adducteur des valves petites, égales, presque contiguës, sur la même ligne au-dessous de la cicatrice supérieure qui est rectangulaire et à peu près tangente aux contours du disque.
Valve supérieure inconnue.
Dim. Diam. : 36 mi 11.
R. D. — A côté d’A. burdigalensis, le plus souvent dans les mêmes gisements, on trouve une autre forme à’ Anomia, plus plate, moins irrégulière, presque lisse, et surtout distincte par ses impressions internes qui sont beaucoup plus rapprochées, les deux petites presque en ligne horizontale, au lieu d’être espacées en biais, comme cela a lieu chez l’autre espèce. Nous pensons que c’est une espèce bien distincte qui ne peut se confondre avec aucune des variétés néogéniques d’A. cphippiani chez lesquelles les deux cicatrices inférieures sont plus grandes et moins horizontalement alignées Nous n’insistons guère sur la forme aplatie et orbiculaire, ni sur l’absence presque complète d’ornementation d’A. æquiimpressa, critériums empiriques qui prouveraient simplement que la coquille a vécu dans des conditions où elle n’a pas subi de déformations ni obéi au mimétisme habituel des Anomia.
Fig. 17. — Impr.
muscul. A Anomia æquiimpressa Cossm.
el Peyr.
Chez A. planulata Desli., du Lutétien des environs de Paris, il y a une moindre différence de grandeur entre la cicatrice supérieure et les deux inférieures qui sont aussi alignées horizontalement; à part ce critérium — d’ailleurs suffisant pour distinguer l’espèce miocénique de celle de l'Eocène — la forme aplatie et la surface lisse se ressemblent beaucoup; tandis qu’A. tenuistriata Desh. est caractérisée par ses fines stries rayonnantes qui ne peuvent être attribuées au mimétisme et qui font défaut sur la surface externe d’A. æquiimpressa.
Loc. — Mérignac (le Pontic), type (PI. XXII, fig. 20-21), coll. de Sacy ; coll. Cossmann. Villandraut (Gamachot), Léognan (le Thil), Noës, coll. de Sacy. Saint-Médard-en-Jalle, coll. Cossmann. Cestas (Min neuf), coll. de Sacy. — Iquitaiiien et ISuediyalieit.