‹ Conchologie néogénique de l'Aquitaine (volume 2)Chapitre 199 sur 273 · Anomia burdigalensis Defrance · texte numérisé non relu

Anomia burdigalensis Defrance

PI. XXII, %. 10-11 et 18-19.

1819. A. burdigalensis Defr. Dict. Sc. nat., suppl., p. 66.

1838. — Grat. Cat. zool. Gir., p. 56.

1873. A. costata Benoist. Cat. Saucats, p. 75, n° 215 (non Brocchi).

1897. A. rugulasostriata Sacco. I Moll. terz. Piem., part. XXIII, p. 34,

pl. X, fig. 23 sola.

Test relativement épais. Taille parfois assez grande; forme très irrégulière et inéquilatérale, généralement prolongée en arrière par une saillie subrostrée.

Valve inférieure ou gauche le plus souvent très profonde, quelquefois cylindriquement enroulée, à sommet obtus, mais opisthogyre, ornée de côtes assez saillantes et rugueuses, entre lesquelles il y a de fines costules rayonnantes. Surface ligamentaire étroite, assez étendue en longueur en forme de croissant, faisant une saillie blanchâtre au fond de la cavité umbonale. Disque central blanchâtre, triangulaire en hauteur et obliquement scalène vers l’arrière : cicatrice supérieure du byssus incomplètement tangente à ce triangle; cicatrice inférieure du byssus et impression de l’adducteur des valves plus écartées, en biais, presque égales et plus petites.

Valve supérieure inconnue.

Dim. Diam. a.-p. : 45 mill. ; diam. u.-p. :

42 mill.; profondeur : 18 mill.

Fig. 15. - Impr.

muscul. d ’Anomia burclig alensis Defr.

R. D. — C’est surtout par la disposition des cicatrices internes et par la forme du disque qu’on distingue cette espèce d’A. ephippium Lin. et par conséquent d’A. costata qui n’en est qu’une variété pliocénique. Defrance a donc été bien inspiré en attribuant à ce fossile une dénomination qui fixe bien sa provenance. D'autre part, dans l’interprétation que M. Sacco a donnée à A. ragulosostriata Brocchi (in Bronn, 1831), il a certainement dû confondre avec la forme pliocénique — qui n'est elle-même qu’une variété d’A. ephippium — ■ des individus qu’on devrait plutôt rapporter à A. burdig alensis, ainsi qu’il résulte de l’examen de la figure (pl. X) qui représente un individu dont les cicatrices ont exactement la disposition ci-dessus décrite. Au contraire, A. Hœrnesi Foresti (pl. X, fig. 38), se distingue non seulement d’A. ephippium, mais encore d’A. burdigalcnsis par la petitesse de ses cicatrices très écartées ; il est probable que c’est une espèce bien diffé-

Ftg. 16. -Impr. rente,

muscul. d’A-

nomia Hœr- Loc. — Léognan (Coquillat), neotvpe (Pl. XXII, ng. 18-

« es; For. (re- qg\ coll. Benoist; toutes les coll. Saucats (Lagus, produel . in '

Sacco). Min de l’Eglise), toutes les coll. Saint-Médard-en-Jalle,

coll. Degrange-Touzin, Cossmann, rare. Cestas (Min neuf), coll. de Sacy. — ISiii'ilîyalîen.

Villandraut (Gamachot), plésiotype (fig. 10-11), coll. Degrange-Touzin ; toutes les coll. Saint-Avit, souvent cylindracée, parfois au contraire plus aplatie, toutes les coll. Bazas (Marivot), coll. Degrange-Touzin. —

Aquitanieii.

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