Semele Neuvillei Cossm. et Peyr
PL XXIII, fig. 63-64.
1909. Loc. cit., t. I, p. 212, fig. 28.
Les doutes que nous avions émis au sujet de l’existence de cette espèce à Saint- Avit, d après des spécimens de la coll. Deshayes, se sont dissipés en présence de l’échantillon étiqueté Ampliidcsma llcberti dans la coll. Benoist, échantillon qui a été depuis retrouvé et qui est effectivement identique à ceux du gisement du T h i 1 , àLéognan. Nous croyons d’ailleurs qu’il sera intéressant de faire figurer une nouvelle valve gauche de la coll. Degrange-Touzin en provenance du même gisemeut du Thil, et montrant bien les fines stries divergentes qui ornent la surface dorsale, entre les lamelles concentriques ; ces stries sont effacées par l'usure sur les spécimens de Saint-Avit. 11 y a lieu de noter d'ailleurs que le nom llcberti est nomen nuclum in sch. et ne peut désormais remplacer Neuvillei qui a été régulièrement publié, il y a plus de trois ans.
A cette occasion, nous signalons que les valves du Thil (pl. IX, fig. 26-27) rapportés à Arcopagia Emiliæ, sont en réalité des valves de Semele Neuvillei.
99bis. Abra Kunstleri nov. sp. Pl. XXIII, fig. 65-66.
Test mince. Taille au-dessous de la moyenne ; forme peu bombée, subtrigone, ovale-transverse, assez étroite, peu iné-
(1) Sans préjudice des provenances burdigaliennes de Sauçais, de Léognan, etc. et aquitaniennes, précédemment indiquées et confirmées par de nouvelles communications; il en résulte donc que tes deux Mésodesmes ont vécu aux mêmes époques, mais que le second a duré plus longtemps, et qu’il est moins rare, plus nettement trigone.
quilatérale; côté antérieur un peu plus allongé, semi-elliptique; côté postérieur atténué, non rostré, ovalisé à son extrémité; bord palléal médiocrement arqué; crochets très petits, faiblement saillants, presqne pas opisthogyres, situés aux trois septièmes de la largeur, du côté postérieur; bord supérieur à peu près rectiligne et déclive de part et d’autre du crochet. Surface dorsale peu bombée, marquée d’une dépression anale dont la limite est obsolète et arrondie, lisse quoique ornée de sillons d’accroissement peu visibles, parfois réguliers vers les crochets. Charnière très étroite : 3 minuscule et à peine bifide, à deux branches très inégalement saillantes; fossette chondrophore peu développée; AI mince et très allongée, PI beaucoup plus courte et plus écartée du bord; 2 minuscule, Ail et PII confondues avec le bord. Impression du muscle antérieur étroite et allongée; impression du muscle postérieur large et transverse; sinus assez long, peu gibbeux; impression palléale peu distincte.
Dim. Diam. a.-p. : 8 mill. ; diam. u.-p. : 4, S mill.
R. D. — Malgré la répugnance que nous éprouvons pour la multiplication des espèces dans un Genre déjà bien chargé, il nous paraît impossible de rapprocher celle-ci, même à titre de variété, d'aucune de celles que nous avons précédemment décrites : elle a les crochets situés bien moins en arrière qu ’Abra Degrangei et sa forme générale semble plus trigone, sa charnière présente aussi quelques différences. D'autre part, A. ledoides a un bec sinueux en arrière et une dépression anale bien limitée, divisée en deux par une arête rayonnante, tandis qu’on ne constate aucun de ces caractères sur notre nouvelle espèce. Enfin A. peyre irensis est caractérisée par sa large fossette choudrophore et par sa forme non trigone, encore moins inéquilatérale que celle d'A. Kunstleri ; il en est de même d’A. protcnsa von Kœn., du Tongrien de l’Allemagne du nord.
Loc. — La .Salle, deux valves opposées (PI. XXIII, fig. 65-66), coll. Peyrot. Noës, coll. de Sacy, une valve droite. — Aqtiitfniiiien.
99ter. Âbra Benoisti nov. sp. PI, XXIII, fig. 67-71.
Test assez mince. Taille moyenne; forme assez convexe, ovoïde, inéqnilatérale, légèrement inéquivalve ; Côté antérieur
légèrement elliptique, presque deux fois plus allongé que le côté postérieur qui est plus atténué, quoique non rostré; bord palléal régulièrement arqué; crochets petits, peu saillants, opisthogyres, situés presque au tiers de la longueur, du côté postérieur; bord supérieur faiblement bombé en avant du crochet, un peu plus déclive en arrière, surtout sur la valve gauche dont le contour est légèrement dépassé par celui de la valve droite. Surface dorsale bombée, surtout sur la valve gauche, finement ornée de stries d’accroissement peu profondes, mais assez régulières. Charnière assez puissante pour ce Genre, principalement sur la valve droite : 3a et 3;, minuscules, très peu divergentes; fossette chondropbore large et saillante sur la cavité umbonale; nymphe proéminente au-dessus de la fossette, aussi courte qu'elle et d’ailleurs très étroite; Ail et P II non distinctes du bord dorsal. Impressions musculaires arrondies, presque égales, inéquidistantes; sinus grand et gibbeux, séparé de la ligne palléale par une étroite languette.
Dim. Diam. a.-p. : 12,5 mill. ; diam. u.-p. : 8 mill.
R. D. — Cette espèce ne peut se confondre avec A. peyreirensis, précédemment décrite au même niveau : outre qu’elle est plus inéquilatérale, elle est munie d’une fossette chondrophore moitié moins allongée et beaucoup plus large. Par sa forme, elle se rapproche davantage de A. cytheræformis (1), de l'Aquitanien, quoiqu’elle soit cependant plus haute et que son bord supéro-postérieur ne soit pas excavé comme celui de l’autre espèce. Nous l’avons comparée très attentivement à A. alba Wood, espèce qui apparait déjà dans le Tortonien du Piémont, d'après M. Sacco, et que MM. Dollfus et Dautzenberg ont même figurée dans l’Helvétien de la Touraine; mais Abra Benoisti s’en écarte par sa forme plus arrondie, non pointue en arrière, par l’épaisseur et la saillie de sa lamelle P I, par la longueur plus grande de AI. 11 ne nous parait donc pas possible de
(1) En décrivant A. cytheræformis, nous avons omis de faire mention de Syndesmia Rolandæ Mayer, espèce décrite — mais non figurée — dans le Journal de Conchyliologie (t. XII, p. 160) ; les dimensions de celle-ci se rapprochent sensiblement de celles de notre espèce, et le gisement indiqué par Mayer est Léognan (Aquitanien). II se pourrait donc qu’il y eût icfenlité eulre ces deux formes, et dans ce cas, ce serait la dénomination Rolandæ qu’il faudrait reprendre, mais on ne devra le faire qu’à bon escient, c’est-à-dire avec le type de Mayer sous les yeux.
confondre l’espèce bordelaise avec la coquille des mers actuelles, et il faut par suite lui attribuer une nouvelle dénomination dans un Genre ou il en existe cependant déjà beaucoup ! Nous avons quelques doutes sur l’authenticité du gisement de Salles, marqué sur l’étiquette de la collectien Benoist ; les quelques grains de sable noirâtre — qui subsistaient dans la charnière et que nous avons grattés pour la dégager — n’avaient ni l'aspect du sable rougeâtre de Largileyre, ni la couleur grisâtre du Minoy. En tous cas, l'espèce est bien représentée dans les faluns du Gers où elle atteint au moins la même taille.
Loc. — Salles, gisement non précisé, les deux valves (PI. XXIII, fig. 69-71), coll. Benoist au M. H. N. B. Valves droites, Manciet (Gers) (fig. 61), coll. Cossmann, coll. Peyrot, Duvergier. — Hclvétien.