Tellina serrata Renieri var.? PI. XXIII, fig
1910. Loc. cit., p. 226 [mut. subtriangula) .
Obs. — Nous faisons figurer une valve gauche de l'Helvétien de Manciet, dans le Gers, qui diffère certainement des spécimens précédemment figurés et rapportés à la mut. subtriangula; il nous semble qu'elle se rapproche davantage du véritable T. serrata de la Méditerranée ; son pli et son ornementation sont caractéristiques, mais sa forme se rapproche plutôt des Peronæa, quoique sa charnière soit exactement celle de Tellina s. st.
Loc. — Manciet (Gers); une valve gauche (PI. 23, fig. 72-73), coll.
Peyrot. — Melvétien.
100bis. Tellina euryrhyncha Cossm. et Peyr.
PI. XXIV, fig. 1-4.
1909. T. [Tellinula?) euryrhyncha C. et P. Loc. cil., t. I, p. 245, pl. IX,
fig. 8-9.
R. D. — La communication — qui nous a été faite — d'une valve droite de cette rare espèce, puis la découverte de deux paires de valves dans le gisement de Dax (Maïnot), nous permettent actuellement de rectifier le classement sous-générique de cette espèce qui appartient bien au groupe Tellina s. str. et non pas au S. -G. Tellinula, attendu que la valve droite est munie de fortes lamelles latérales que ne faisait guère soupçonner l’examen de la valve gauche à peu près dépourvue de fossettes.
L'ornementation — telle qu’elle a été décrite dans la diagnose originale — est également plus marquée sur la valve droite où les lamelles concentriques sont beaucoup plus saillantes que sur la valve gauche; enfin, les rayons à peine visibles sur la plus grande partie de la surface dorsale sont bien nettement burinés (quoiqu’obsolètes) sur toute la dépression anale chez la plupart des valves que nous avons sous les yeux. Les autres caractères sont conformes à la diagnose originale.
Il reste à préciser d’une manière plus nette les rapports et surtout les différences qui permettent de distinguer sans difficulté cette espèce de T. saucatsensis dune part, avec laquelle elle a été parfois confondue dans les collections, et d'autre part, de Peronidia Sacyi qui a aussi une forme voisine.
T. saucatsensis a le bord palléal en courbe continue jusqu'au rostre, tandis que le bec de T. euryryncha est délimité par une sinuosité très constante sur les deux valves ; d’autre part, T. saucatsensis a une forme moins élevée, les crochets situés plus en arrière, et le bord supérieur plus excavé sur la région du corselet : ces différences sont capitales et frappantes, au premier coup d'œil. L’ornementation est semblable chez les deux espèces, cependant les lamelies de T. euryryncha sont plus fortement relevées sur le bec anal, et surtout la rainure rayonnante — qui divise en deux cette région — est beaucoup plus profonde, tandis que T. saucatsensis ne possède qu’une dépression plus largement excavée.
En ce qui concerne T. Sacyi qui appartient à un Sous-Genre bien distinct par sa charnière à peu près dépourvue de AI, et par son sinus qui s’avance moins près du muscle antérieur, on remarque en outre que sa forme est moins rostrée que celle de T. euryrhynclia, que son contour n’est pas sinueux sur le bord palléal, du côté anal, que son ornementation ne comporte ni lamelles concentriques, ni rainure rayonnante, sur la région anale. A tous égards, il est impossible de confondre ces deux coquilles qui ne sont pas du même niveau d’ailleurs.
Loc. — Mérignac (Baour), néotypes (PI. XXIV, fig. 1-4), coll. Duvergier; Le Pontic, coll. de Sacy. Dax (Maïnot), coll. Cossmann, quatre valves recueillies par M. Neuville. — ISsardiyalien infér.