PL XXIV
? Arcopagia lamellosa Dollf. Dautz. Conclu Mioc. Loire, p. 142, pl. X,
fig. 20-23. [non Desh.]
Test assez épais. Taille moyenne; forme bombée, arrondie, presque équilatérale ; côté antérieur un peu plus court et un peu moins large que le côté postérieur, quoique la différence soit extrêmement faible; bord palléal arqué dans le prolongement des contours latéraux; crochet peu aigu, prosogyre, situé presque au milieu de la longueur; bord supérieur déclive de part et d’autre du crochet, à peu près rectiligne en arrière, très légèrement excavé en avant. Lunule lisse, creuse et étroite, limitée à l’extérieur par un gradin saillant ; corselet lancéolé, lisse, séparé de la nymphe par une rainure, et limité à l’extérieur par un angle émoussé. Surface dorsale assez bombée, marquée vers la région anale par un plissement décurrent, à peine visible si ce n’est par l’inflexion qu’y subissent les lamelles concentriques dont est ornée toute la surface; elles sont serrées aux abords du crochet, plus écartées et tranchantes vers les bords ; entre les lamelles concentriques on distingue, à la loupe, des stries fibreuses divergentes, serrées qui, sur la région postérieure, deviennent plus distantes et assez fortes pour être bien visibles à l’œil nu. Charnière assez forte, échancrée en arc sur son contour inférieur, au-dessus de la cavité umhonale : 3a confondue avec le bord lunulaire, 3^, bifide; AI et PI très inéquidistantes et épaisses. Impressions musculaires inégales; sinus large et ascendant; impression palléale parallèle an .bord.
Dim. Diam. a.-p. : 38 mill, ; diam. u.-p..: 34 mill.
R D. - Il n’est pas possible d'admettre que cette coquille soit une simple variété d’A. crassa ni même d'A. reducta D. D. (coll. Peyrot) ; car elle est moins épaisse, moins trigone au sommet, moins bombée et plus transverse, ses lamelles sont moins serrées et plus saillantes ; son ornementation ressemble singulièrement à celle de la var. lamellosa proposée pour la Touraine par MM. Dollfus et Dautzenberg, et il est bien probable que c'est la même espèce qu’on retrouve dans le Gers ; malheureusement nous n'avons pu reprendre ce nom de variété, car il est préemployé pour une espèce éocénique ; c’est l’inconvénient qu'il y a d’employer des noms quelconques pour les variétés, quand ces variétés sont érigées en espèces ; nous avions signalé déjà ce risque à la p. 251 de notre premier volume. La race du Gers a toutefois le côté postérieur plus long, le rayon de courbure plus grand, et le plissement récurrent de la région anale est moins marqué.
A. laminifera ne peut, d'autre part, se confondre avec A. Emiliæ qui est plus ovale et qui n'a pas la même ornementation ; sa forme bombée est d'ailleurs bien caractéristique, et elle n’est pas du même niveau.
A. laminifera se rapproche aussi de la var. connectens D. D., d’A. crassa (coll. Peyrot) ; mais elle s'en distingue, suffisamment pour en être séparée, par son ornementation moins serrée et par sa taille plus grande.
Loc. — Manciet (Gers) une valve droite (PI. XXIV, fig. 5-6), coll. Duvergier; une autre valve droite, de la même loc. (coll. Peyrot). — ïlehrtien.