IVÜacoma elîiptica Brocchi]; var.? Fig
1909. Loc. cit., t. I, p. 167, pl. IX, fig. 33-35.
Aj. Loc. — Une valve de Manciet (Gers) peut être encore plus courte que il/, leognanensis, mais avec une extrémité anale en bec subrostré,
comme le spécimen figuré (fig. 33-34) dans notre premier volume ; le bord supéîieur est aussi plus échancré en arrière du crochet, plus relevé en avant, de sorte que le galbe de cette' valve est loin d’être elliptique. Cependant, comme nous ne disposons que d’une seule valve droite (coll. Peyrot), nous ne nous hasardons pas à lui donner une dénomination nouvelle, même à titre de variété : il ne faut pas perdre de vue que l’espèce de Brocchi est assez variable, et comme celle-ci est intermédiaire entre il/. leognanensis et il/, elîiptica, nous concluons seulement que c’est une forme de transition caractérisant l’Helvétien inférieur (coll. Peyrot).
Fig. 20. — Macoma elîiptica [Brocchi]. '
12Gllis. Capsa lacunosa Chemnitz;
var. major Dollfus et Dau tzenberg.
1904. Capsa lacunosa var. major Dollt'. et Dautz. Conch. Mioc. Loire,
p. 156, pl. X, flg. 7.
1911. Capsa lacunosa (pars) Coss. et Peyr. Loc. cit., t. I, p. 270, pi. X,
fig. 18 (tantum).
R. D. — MM. Dollfus et Dautzenberg ont séparé du type, sous le nom de var. major, des exemplaires de l’Helvétien de la Touraine qui se distinguent par l’épaisseur de leur test et par leur grande taille (diam. u.-p. 60 mill., diam. a.-p. 72 mill.); on retrouve cette même variété dans le Tortonien de Cacella, en Portugal, et dans les couches supérieures do l’Helvétien de Salles, à Largileyre, où — dans ce dernier gisement — l’état de gigantisme se manifeste d’ailleurs sur un assez grand nombre d’espèces. L’exemplaire de Salles que nous avons fait figurer, à l’échelle de 1/2, mesure 84 mill. dans son diamètre u.-p. et 100 mill. dans son diamètre a.-p. En plus de la différence de taille, on constate encore entre les spécimens du Burdigalien supérieur de Cestas, par exemple, où C. lacunosa est commun, et ceux de Salles, quelques particularités qui justifient la création d’une variété ou plus exactement d’une mutation. Chez la var. major, le contour est plus circulaire, la forme plus haute, la dépression de la région médio-anale moins forte, etc.
Loc, — Salles (Largileyre), rare, coll. Vignal, coll. Peyrot. — EIolvétieia sup.
130bis. Gastrana laminosa [Sowerby].
Pl. XXIV, fig. 13-14.
1827. Petricola laminosa J. Sow. Minerai Conchology, t. VI, p. 142,
pl. DLXX1II.
1837. — abbreviata Duj. Mém. Tour., p. 47.
1844. — laminosa Nvst. Desc. coq. foss. Belg., p. 99, pl. III,
. hg- 16.
1859. Gastrana laminosa Wood. CragMoll., t. II, p. 217, pl. XXV, fig. 1. 1886. — abbreviata Dollf. Dautz. Etude prél. Tour., p. 5.
1900. — laminosa Ivolas et Peyrot. Contrib. Tour., p. 105.
1901. — — Dollf. Dautz. Nouv. liste Pélécyp., p. 12.
1904. — — Dollf. Dautz. Conchyl. Mioc. Loire, p. 191,
pl. VIII, fig. 1-9.
Test assez épais. Taille grande; forme convexe, élevée, subquadrangulaire, inéquilatérale; côté antérieur plus court et pins arrondi que le côté postérieur qui est presque rectiligne et obliquement déclive; bord palléal peu arqué, se raccordant dans le prolongement du contour antérieur, et par un angle très arrondi avec le contour postérieur; crochets gonflés, prosogyres, situés environ au tiers de la longueur, du côté antérieur; bord supérieur déclive en avant — presque horizontal en arrière — du crochet. Lunule creuse et courte, limitée par un sillon bien marqué; corselet excavé, allongé, limité par un angle obsolète, séparé de la nymphe par une étroite rainure; surface dorsale bombée, déprimée sur la région anale qui est séparée par une gibbosité arrondie; un second angle obsolète la divise en deux parties inégales; l’ensemble est orné de lamelles courtes et rapprochées qui deviennent un peu plus saillantes en traversant l’angle obsolète de la région anale ; en outre, on distingue, dans leurs intervalles, de fins rayons plus ou moins écartés, mais plutôt effacés.
Charnière peu étendue, assez élevée, à contour inférieur très peu échancré : 3a épaisse et oblique, 3;, plus mince et plus divergente ; nymphe courte et aplatie; 2 bifide; 4;, très rapprochée. Impression du muscle postérieur gigantesque et subquadrangulaire, avec une pointe digitée en bas; impression du muscle antérieur subrhomboïdale, à contour excavé; sinus peu régulier, ovale à son extrémité qui s’avance jusqu’à l’aplomb du crochet, et son contour inférieur se confond rapidement avec l'impression palléale qui n’est pas tout à fait parallèle au bord.
Dim. Diam. a.-p. 55 mill. ; diam. u.-p. 44 mill. ; épaisseur d’une valve : 17,5 mill.
R. D. — La belle valve que nous faisons figurer est absolument identique, par son contour et son ornementation, à celles du Crag d’Anvers qui représentent bien la forme typique de Sowerby; identique aussi aux spécimens de la Touraine que MM. Dollfus et Dautzenberg ont figurés en 1904, à l’exclusion des figures 10-14 qui représentent plutôt G. pcregrina, ainsi que nous l avons fait déjà remarquer, en traitant cette espèce (1912.
Loc. cit., p. 276). La forme de ces deux espèces n’est pas la même, mais on pourrait expliquer ces différences par l’habitat irrégulier de cette coquille ; tandis que, si l’on compare les charnières, on observe les différences précédemment signalées et constantes. G. fragilis est moins convexe, et se distingue surtout par la division de 3 1, en deux branches, sans parler de la forme qui est invariablement différente.
Loc. — Manciet (Gers) ; une grande valve droite (PI. XXIV, flg. 13-14), coll. Peyrot ; plusieurs valves de petite taille, coll. Cossmann. — ïlelvétien.