‹ Conchologie néogénique de l'Aquitaine (volume 2)Chapitre 229 sur 273 · Psammobia affînis Dujardin · texte numérisé non relu

Psammobia affînis Dujardin

1911. Loc. cit., t. I, p. 283, pl. X, fig. 38-40; et pl. XI, fig. 10-13.

L’origine de cette espèce est reportée à l’Aquitanien. Elle avait été citée par Benoist (Excurs. à Villandraut 1889, P.-V. S. L. B., p. IX) sous le nom Ps. cf. uniradiata. Nous l'avons retrouvée dans une excursion récente à cette même localité.

Aj. loc, — Villandraut (Min de Fortis, Min de Gamachot), toutes les

coll. — Atjjuitaiiieiii.

135bis. Psammobia ( Psammotæna ) elatior* nov. sp.

Pl. XXIV, fig. 8-12.

Test mince. Taille assez grande ; forme subtrapézoïdale, haute et relativement courte, médiocrement convexe, un peu bâillante à ses deux extrémités, inéquilatérale; côté antérieur plus court, largement semi-elliptique; côté postérieur plus allongé, plus dilaté, obliquemen t tronqué ; bord palléal faiblement arqué au milieu, se raccordant par des courbes circulaires avec les contours latéraux; crochet petit, peu gonflé, peu saillant, opposé, situé aux trois huitièmes de la longueur, du côté antérieur; bord supéro-antérieur légèrement convexe; bord supéro-postérieur presque rectiligne en arrière du crochet, se raccordant par un angle très arrondi avec la troncature anale. Surface dorsale peu bombée, largement déprimée — ou même un peu excavée — sur la région anale, ornée au milieu seulement de fines stries d’accroissement, peu régu-

lières au milieu, et strigillées sur la région anale par des lignes rayonnantes et divergentes, fines et serrées, qui s’effacent graduellement vers la région dorsale.

Charnière de la valve droite très petite pour la taille de cette valve : 3„ formant une tige presque perpendiculaire sous le crochet, 3/, formant une dent incurvée et aiguë qui s’allonge contre la nymphe dont elle est séparée par une large et profonde rainure ; la fossette de la dent 2 est assez étroite entre 3n et 3;, ; nymphe large et assez longue, aplatie et très saillante en relief sur le bord rectiligne de la valve. Impressions musculaires très inégales; l’antérieure trigone et longue, la postérieure large et semi-elliptique; sinus largement rhomboïclal, n’atteignant pas l’aplomb du crochet, se l’accordant — par une languetle conllnente sur la moitié de sa longueur seulement — avec la ligne parallèle qui est très écartée du bord, surtout en avant.

Dim. Diamètre a.-p. : 40 mill. ; diamètre u.-p. : 23,5 mill.

R. D. — Cette valve est proportionnellement plus élevée et plus nettement tronquée que P. Labordei, du Burdigalien ou que P. aquitanica qui est bien plus atténuée en arrière; néanmoins, nous ne l’aurions pas séparée pour ces seuls motifs, si elle ne présentait deux autres caractères plus importants, qui justifient la création d’une espèce distincte : d’abord ses dents cardinales ne sont pas bifides; ensuite le sinus est beaucoup moins confluent avec la ligne palléale, et sa languette ne se confond avec celle-ci qu'après avoir cheminé parallèlement et à une certaine distance, sur la moitié de sa longueur ; de plus, ce sinus s’avance un peu moins loin à l’intérieur des valves, puisqu’il n’atteint même pas l’aplomb du crochet. D’autre part, nons n’avons pas remarqué — ■ sur les valves de P. Labordei — de trace des lignes divergentes qui ornent la partie anale de la surface externe de P. elatior, enfin la saillie de la nymphe est plus courte. Pour tous ces motifs, P. elatior appartient à la Section Psammotæna Dali, déjà signalée dans l'Eocène et l’Oligocène, d'où l'on conclut qu’elle ne peut se confondre avec P. Labordei qui est un Psammocola.

Loc. — Villandraut (Gamachot), valve droite (PI. XXIV, fig. 8-12), coll. Bial. Neuville; les deux valves opposées, col 1 . Duvergier. — taniesi.

135ter. Psammobia (Psammotæna) ellipsoidalis, nov. sp.

PL XXIV, fig. 7, 15-17.

Taille assez grande; forme ellipsoïdale, médiocrement convexe, peu inéqnilatérale ; côté antérieur un peu plus court que l'autre et ovale; côté postérieur plus dilaté, mais non réellement tronqué; bord palléal arqué, se raccordant par des courbes régulières avec les contours latéraux; crochet obtus et peu saillant, situé presque aux deux cinquièmes de la longueur, du côté antérieur; bord supérieur déclive en avant du crochet, presque horizontal et rectiligne en arrière. Surface dorsale peu bombée, déprimée sur la région anale, qui porte quelques accroissements sublamelleux, et sur laquelle on distingue vaguement des traces de lignes rayonnantes. Charnière un peu épaisse, quoique étroite, à contour inférieur légèrement arqué au-dessus de la cavité umbonale : 3n épaisse et obtuse, 3;, mince et courte ou s’atténuant rapidement en virgule effacée; 2 oblique et peu épaisse, 4 & se distinguant difficilement de la nymphe qui fait une saillie courte et peu proéminente sur le contour supéro-postérieur. Impressions musculaires peu distinctes; sinus arrondi, un peu ascendant, n’atteignant pas l'aplomb du crochet, non confluent avec la ligne palléale dont il est séparé par une étroite languette; impression palléale très écartée du bord, non parallèle à celui-ci.

R. D. — Nous sommes contraints de séparer encore cette nouvelle mutation qui n’a pas du tout la même forme que P. elatior , puisqu’elle est dépourvue de troncature anale, et. que son sinus est moins rhomboïdai ; sa charnière est plus calleuse et la dent 2 est moins épaisse, autant qu’on peut en juger malgré une petite détérioration qu’elle a subie; d’aulre part, 3 a et 3 b sont moins saillantes que chez P. elatior. 11 y a aussi des différences dans l’aspect de la surface externe qui est moins nettement rayonnée à l’arrière. Il est inutile de la comparer à Ps. Laborclei qui, par son sinus confluent, appartient à une Section différente. De même que la précédente, celle-ci appartient à la Section Psammotæna qui se trouve

ainsi prolongée jusqu'au Burdigalien supérieur où elle parait s’ètre éteinte, d'après ce que l’on en connaît actuellement.

IjOC. — Cestas (M>“ Neuf), type valve gauche (PI. XXIV, fig. 7 et 17) ; cotype de la valve droite (fig. 15-16), coll. Duvergier. — BSiii’dîgalicn.

140bis. Donax (. Liodonax ) Degrangei nov. ap.

PL XXI Y, fig. 20-21.

Test peu épais. Taille très petite; forme subtrigone, peu convexe, très inéquilatérale; côté antérieur semi-elliptique, deux fois plus long que le côté postérieur qui est déclive et obliquement rectiligne ; bord palléal médiocrement arqué, avec une faible sinuosité vers l’angle de la troncature anale; crochet peu saillant, petit, opistliogyre, situé aux deux tiers de la longueur de la valve, du côté postérieur; bord supérieur inégalement déclive et rectiligne de part et d’autre du crochet. Surface dorsale presque plane, séparée par un angle émoussé de la région anale qui est déprimée; des stries d’accroissement assez régulières et assez serrées ornent l’ensemble de la surface, mais elles paraissent moins régulières sur la région anale ou elles forment des rides plutôt que des lamelles. Charnière étroite, quoique bien nettement formée sur la valve droite, seule connue; 3;, perpendiculaire, peu épaisse sauf à son extrémité inférieure où elle est légèrement bifide; 3a attenant au bord ; nymphe courte, obsolète et peu saillante; AI et PI équidistantes mais inégales, la première forme une crête longue et très proéminente, tandis que PI est plus mince, plus courte et plus élevée. Impressions musculaires arrondies, très inégalement écartées; sinus court, arrondi, bien détaché de la ligne palléale ; commissure des valves entièrement lisse.

Dim. Diam. a.-p. : 6,23; diam. u,-p. : 4,23 mill.

R. D. — On ne peut confondre cette petite valve avec les jeunes individus de Cliion affînis qui sont toujours plus gonflés et dont la nymphe est beaucoup plus développée, dont les lamelles latérales sont beaucoup plus saillantes; mais surtout les bords sont lisses, ce qui confirme le classement de D. Degrangei dans le S. -G. éocénique Liodonax.

Comparé aux espèces du Bassin Parisien, D. Dcgramjei se distingue de la plupart d'entre elles par sa forme moins abrupte du côté anal, de sorte que ses crochets sont situés moins en arrière et que sa convexité est moindre dans cette région. L’espèce qui s’en écarte le moins est D. incompleta Lamk , du Bartonien, quoique cependant son contour palléal n'ait aucune analogie avec celui de D. Degrangei qui possède un bec bien plus anguleux à l’extrémité postérieure, et dont le contour anal est bien plus rectiligne.

Quant à Egerella nitidci Lamk. — qui a aussi un bec postérieur — c’est une coquille beaucoup plus transverse, dont la charnière est un peu différente, 3« plus oblique et plus allongée, 3 b non bifide, etc.

Il est intéressant de constater que le S. -G. Liodonax a vécu bien postérieurement à l’époque éocénique, et qu’il s’éteint dans cet étage Aquitanien, une fois de plus caractérisé par un incontestable renouvellement de groupes génériques.

Loc. — Saint-Morillon (le Planla), une seule valve droite (PI. XXIV, fig. 20-21), col 1. Degrange-Touzin. — AqiiitaBiieiB.

1451,is. Tapes ( Callistotapes ) Sacyi nov. sp.

PL XXI Y, fig. 22-25.

Test peu épais. Taille petite; forme-ovale transverse, assez convexe, très inéquilatérale; côté antérieur ovale, trois fois plus court que le côté postérieur qui est plus largement dilaté et semi-elliptique ; bord palléal peu arqué, raccordé par des courbes régulières dans le prolongement des contours latéraux; crochets petits, un peu gonflés, prosogyres, situés au quart de la longueur, du côté antérieur; bord supéro-antérieur déclive et faiblement arqué; bord supéro-postérieur également arqué, mais presque horizontal et s’élevant même un peu plus haut que le crochet. Lunule très courte, lisse, ovale, limitée par une ligne peu distincte; corselet excavé, très étroit et allongé, presque lisse. Surface dorsale bombée suivant une direction oblique vers l’extrémité anale, partout ornée de sillons fins et réguliers, très serrés; mais l’épiderme qui les porte se décortique facilement.

Charnière mince, faisant une petite saillie au-dessus de la cavité umbonale : 1 bifide, assez écartée de 3a qui forme une

petite saillie triangulaire et attenant au bord antérieur du plateau cardinal; 3^ très inégalement bilobée, contiguë à l’arête qui limite la nymphe longue et excavée; 2a forte et triédrique, 2;, finement bifide et beaucoup moins proéminente, presque orthogonale avec 2„ ; 4;, mince, presque trois fois plus courte que la nymphe dont elle est séparée par une étroite rainure. Impressions internes indistinctes; faillie cicatrice supramusculaire.

Dim. Diam. a.-p. : 13 mill. ; diam. u.-p. : 7,25 mill.

R. D. — Cette intéressante coquille ne peut être confondue avec 2. clandestinus qui est presque de la même taille, mais beaucoup moins inéquilatéral et moins allongé, avec des crochets moins antérieurs formant le point culminant du contour, tandis que, chez T. Sacyi, le bord supéro-postérieur se relève plus haut que le crochet, exactement comme chez Tapes s. st. Toutefois T. Sacyi se rattache complètement à Callistotapes par sa charnière dont les éléments cardinaux sont beaucoup moins inclinés que chez T. litteratus, critérium sectionnel beaucoup plus important que celui tiré de la forme extérieure de la coquille, qu’on invoque généralemeut

Loc. — Mérignac (Baour), les deux valves opposéàs, cotypes (PI. XXIV, fig. 22-25), coll. de Sacy. —

150llis. Chione ( Omphalodathrum ) cf. miocsenica [Michu].

PI J XX Y, fig. 7-8.

1847. Venus miocenica Michelotti. Desc. foss mioc., p. 121.

? 1852. — d'Orb. Prod, t. III, p. 106, 26e ét. , n° 1973.

1862. Venus Aglauræ Hœernes. Tert. Beck. Wien, II, p. 122, pl.XIV,

fig. 1-4 [var. Brougn.).

1900. Omphalodathrum miocenicum Sacco. L. cit. , part. XXVIII, p. 26,

pl. VII, fig. 1-5.

R. D. — Beaucoup plus ovale et plus inéquilatérale encore que C. ambigua (le crochet est au sixième de la longueur), l’unique valve gauche qui nous a été communiquée s’en distingue aussi par sa dent 2 a bien plus oblique et par son petit dentelon antérieur ; le sinus semble aussi plus largement ouvert. Toutefois, comme M. Sacco n’a fait figurer que de jeunes spécimens ou des fragments de C. miocænica, nous ne sommes pas absolument certains que notre valve aquitanienne puisse être identifiée

avec l’espèce de l’Helvétien du Piémont, ni avec les échantillons du Bassin de Vienne qui paraissent moins oblongs, peut-être à cause de leur taille. Il est probable qu’il faudra séparer ultérieurement notre coquille, quand on en connaîtra la valve droite.

Loc. — Saint-Avit, une valve gauche adulte, mesurant 55 mill. sur 44 mill. (PI. XXV, fîg. 7-8), coll. Duvergier. — AeiniitanitCBS.

152bis. Ch ione ( Clausina ) cf. orbiculata Sacco.

PL XXV, fi g. 15-16.

1900. Vcntricola verrucosa var. orbiculata Sacco. Loc. cit , part. XXVIII,

p. 29, pl. VU, fig. 19.

Test épais. Taille moyenne ; forme orbiculaire, très inéquilatérale ; crochet incliné au sixième de la longueur, du côté antérieur. Lunule circonscrite par une forte rainure; corselet aplati, limité par un angle vif; cordons concentriques et réguliers, subimbriqués, décussés par des cotes arrondies qui rayonnent en divergeant du côté anal où elles forment des crénelures verruqueuses, plutôt obsolètes et confluentes. Charnière épaisse, limitée par un contour très sinueux au-dessus de la cavité umbonale : 2a mince, perpendiculaire sous le crochet ; 2 b épaisse, faisant un angle de 60° avec 2a ; 4 b horizontale contre la nymphe qui est presque deux fois plus allongée. Sinus très court et triangulaire. Fines crénelures sur la commissure palléale.

Dim. Diam. a.-p. : 42 mill.; diam. u.-p. : 38 mill.

R. D. — La valve ci-déssus décrite est intermédiaire entre C. verrucosa et C. subexcentrica ; de la première elle diffère, non seulement par sa forme plus orbiculaire et par son ornementation plus atténuée, ainsi que par son crochet plus antérieur, mais surtout par sa dent 2a plus mince et moins oblique; 2b plus divergente, enfin par son sinus moins aigu; d’autre part, si sa charnière ressemble à celle de C. subexcentrica, son ornementation est très différente, nullement excentrée, avec des côtes divergeant davantage à l’arrière, comme chez C. verrucosa.

Il nous a semblé qu’elle avait le même galbe et la même ornementation que la var. orbiculata signalée par M. Sacco dans le Plaisancien du Piémont; mais, comme cet auteur n’en a fait figurer que la vue externe,

sans aucune diagnose détaillée, le rapprochement que nous faisons ici nous laisse quelques doutes et n’a qu’un caractère provisoire.

Loc, — Sallespisse, valve gauche (PI. XXV, fîg. 15-16), coll. Duvergier. — Helvétien.

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