Pitaria Peyroti [Cossm.] nov. mut
1911 . il/. ( Pitaria ) Lamarcki Ag. non Gray, 1838. Concli. néog., 1. 1, p. 335.
1912. .1/. Peyroti Cossm. Ilev. crit. Pal., t. XVI, p. 215.
Obs. — Le nom si connu et si habituel de cette espèce a dû être changé pour cause de préemploi, Gray l’ayant appliqué à une espèce vivante, sept années avant Agassiz.
177b's. Pitaria Duvergieri nov. sp. (1).
Pl. XXIV, fig. 9-10.
Test peu épais. Taille moyenne; forme callistoïde, c’est-àdire ovale-transverse, peu convexe, très inéquilatérale; côté antérieur arrondi, au moins deux fois plus court que le côté postérieur qui est plus atténué et subtronqué sur son contour anal ; crochet un peu gonflé, prosogyre, incliné aux trois onzièmes de la longueur, du côté antérieur; bord lunulaire déclive et presque rectiligne en avant du crochet; contour dorsal assez arqué, peu déclive en arrière du crochet. Lunule presque indistincte, courte et peu élargie; corselet aplati, lancéolé, extérieurement limité par un angle très net. Surface dorsale lisse, quoique marquée de stries fibreuses d’accroissement; la région anale est indiquée par une large dépression qui correspond à la troncature du contour.
Charnière assez épaisse, échancrée sur son contour inférieur et en arrière du crochet; 2a mince, perpendiculaire sous le crochet; 2^ très épaisse et beaucoup plus saillante, carénée seulement sur sa face postérieure; 4;, étroite et longue, à peine plus proéminente que la nymphe dont elle est séparée par une rainure étroite; Ali formée d’un petit bouton olivoïde sur la face interne duquel il y a une fossette très obsolète pour loger AI. Impression du muscle intérieur subtrapézoïdale, impression de l’adducteur postérieur piriforme et plus étroite; sinus horizontal, assez profond; impression palléale assez écartée du bord.
Dim. Diam. a.-p. : 33 tnill. ; diam. u.-p. : 2G mill. ; épaisseur d’une valve : 8 mill.
(1) Dans une Note publiée en 1912 (Proc. Mal. Soc., t. X, p. 95), M. Jukes Browne accepte la séparation de Cordiopsis et de Sinodia, mais il ajonle que ce dernier ne peut être une Section de l’autre parce qu’il a la priorité! Jamais on n’a fait entrer ces questions de nomenclature dans un classement générique qui doit être exclusivement fondé sur des considérations systématiques et phylogénétiques. D’autre part, M. Jukes Browne, ne tenant compte exclusivement que de ces éléments de la charnière, place ces deux groupes dans la Famille Dosiniidæ, ce qui nous paraît également inadmissible. Dans une Note subséquente, il sépare définitivement Pitaria de Meretrix et nous acceptons celle séparation.
R. D. — Bien que nous ne connaissions — en plusieurs exemplaires — que la valve gauche de cette espèce, nous ne pouvons admettre qu’elle se confonde, à aucun stade de son développement, avec P. subnitidule qui est beaucoup plus trigone et plus gonflé, non tronqué à l’arrière, avec un bord palléal plus convexe que celui de P. Duvergieri ; son galbe ovoïde et transverse, son crochet peu gonflé, la rapprochent des Callista dont l'écartent complètement sa charnière, son sinus et aussi sa surface fibreuse, ainsi que son pli déprimé sur la région anale.
Il n’y a d’autre part aucune analogie avec P. Benoisti, ni surtout avec P. rudis qui sont des formes arrondies et convexes, la dernière notamment moins inéquilatérale.
Loc. — Manciet (Gers), deux valves gauches dont la plus grande est le type de l'espèce (Fl. XXIV, fig. 9-10), coll. Duvergier. — Helvétien.