‹ Conchologie néogénique de l'Aquitaine (volume 2)Chapitre 234 sur 273 · Trapezium Donneti [Benoist]. Pl. XXV, fig · texte numérisé non relu

Trapezium Donneti [Benoist]. Pl. XXV, fig

1911. Tapes Donneti Cossm. et*Peyr. Loc. cit., t. I, p. 318, pl. XIII,

fig. 14 et 48.

1912. Trapezium? Ibid., p. 469, pl. XX, fig. 17-18.

En possession actuellement d'une valve droite, au lieu du fragment et de la valve très usée que nous avons précédemment figurés, nous sommes en mesure de rectifier ainsi qu'il suit le classement et la diagnose de cette grande espèce.

Test très épais. Taille grande ; forme oblongue, trapézoïdale, fortement convexe ou gibbeuse en arrière, très inéquilatérale; côté antérieur court, ovale-arrondi ; côté postérieur trois fois plus long, obliquement tronqué, quoique incurvé sur son contour; bord palléal presque rectiligne, raccordé dans le prolongement du contour buccal, et par un angle très arrondi avec le contour anal ; crochet déprimé, prosogyre, situé à peu

près au quart de la longueur, du côté antérieur; bord supéroantérieur déclive, bord supéro-postérieur parallèle au bord palléal sur la moitié de sa longueur, puis infléchi en courbe. Lunule indistincte; corselet réduit à une carène assez longue, séparée de la nymphe par une très profonde rainure pour l’insertion du ligament; surface dorsale médiocrement bombée, gibbeuse suivant une direction rayonnant du crochet vers l’angle inféro-postérieur du contour, tandis que la région anale est un peu déprimée; un grand nombre de sillons rayonnants séparent des costules étroites et peu saillantes sur les régions buccale et médiane, plus larges mais aussi obsolètes sur les régions gibbeuse et anale; l’ensemble est croisé par des rides d’accroissement peu régulières, épaisses en avant, lamelleuses vers le bord palléal.

Charnière courte et puissante, hémidapédonte à cause de l’échancrure qui entaille le plateau cardinal : 1 épaisse et triédique, 3„ petite et assez oblique contre le bord lunulaire; 3/, large, trigone, bifide; PI arrondie et saillante au bout de la nymphe qui est longue et largement aplatie; la fossette destinée à loger 2;, est très profonde et échancrée, ressemblant ainsi à un chondropbore. Impressions musculaires arrondies, inégales, inéquidistantes, la postérieure démesurément large; ligne palléale entière, bien gravée, plus ou moins parallèle au bord qui n’est pas lisse quand il n’est pas usé, mais régulièrement crénelé.

Dim. Diam. a.-p. : 89 mill. ; diam. u.-p. : 50 mill.

R. D. — Tant qu’on ne connaissait que la moitié antérieure d'une valve, on a pu supposer que la coquille comportait un sinus et des dents de Tapes; mais l'absence de sinus, l'épaisseur du talon 1, l’existence d’une production dentiforme PI, fixent nettement la position de cette espèce dans le G. Trapeziüm Még. v. Mühlf. 18 1 1 (= Libitina Schum. 1817). Les crénelures du bord palléal correspondent aux costules rayonnantes, mais elles ne sont conservées que sur le fragment primitivement décrit comme T. Donneti, et c’est précisément ce qui nous avait déjà fait hésiter à rapporter ce fragment au G. Tapes. Nous ne connaissons pas de Trapezium fossile qui se rapproche de T. Donneti : ceux du Bassin de Paris n’ont ni sa taille, ni son épaisseur, ni son ornementation, quoique leur

charnière soit la même. Les autres coquilles ornées de stries rayonnantes sont des Coralliophaga minces et perforantes.

Loc. — Saint-Avit, néotype (PL XXV, fig. 3-4), coll. Duvergier. Mérignac, coll. Benoist. Léognan, coll. Neuville. Noës (lit du Peugue), une valve gauche (fig. 1-2), coll. de Sacy. —

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