‹ Conchologie néogénique de l'Aquitaine (volume 2)Chapitre 24 sur 273 · Cardita (G /ans) trapezia [Linné · texte numérisé non relu

Cardita (G /ans) trapezia [Linné

PI. Il, fig. 23-30.

1767. Cluirna trapezia Lin. Syst. nat. (éd. 12), p. 1138.

1792. Cardita trapezia Brug. Encycl. méth , p. 407, pl. CCXXXIV, fig. 7.

1819. — Lk. An. s. vert , VI, p. 23.

1837. — Duj. Mém. Tour., p. 54.

1838. Cardita trapezia Grat. Cat. Gironde, p. 62.

1874. — Ben. Cat. Saucats, p. 57, n° 149.

1874. — Tourn. Fai, Ses, p. 17-45 {pars).

1881. — Bardin. Paléont. Maine-et-Loire, p. 24.

1886. Cardita (Clans) trapezia Dollf. Dautz. Et. prél. Tour., p. 6.

'1891. Cardita trapezia Bucq. Dollf. Dautz. Moll. Rouss., II, p. 231, pl.

XXXVIII, 6g. 21-25.

1899. Clans trapezia Sacco. 1 Moll. terz. Piem., XXVII, p. 12.

1909. Cardita (Clans) trapezia Dollf. Dautz. Conclu Mioc. Loire, p. 294,

pl. XX, 6g. 16-23.

Test assez épais, Taille petite; Forme trapézoïdale, très inéquilatérale; côté antérieur très arrondi, côté postérieur orthogonalement tronqué; bord palléal presque totalement rectiligne et parallèle à la partie postérieure du bord cardinal qui est lui-même fort peu arqué; bord buccal arrondi, se prolongeant jusqu’au crochet; bord anal légèrement sinueux en haut, rencontrant les bords cardinal et palléal sous des angles à peu près droits; crochets assez gonllés pour la taille de la coquille, pointus, prosogyres et situés presque à l’extrémité de la valve. Lunule petite, cordiforme, lisse, peu enfoncée, limitée par un sillon assez profond; corselet allongé, limité par une grosse côte et en portant lui-même deux ou trois autres. Surface extérieure convexe en avant, fortement déprimée sur la région anale, ornée d’environ dix-huit côtes saillantes inégales, arrondies, au milieu, elles sont légèrement courbes, sép rées par des interstices un peu plus larges qu’elles; une ou deux côtes plus grosses, limitent la déclivité anale qui est munie de deux ou trois carènes bien plus étroites que leurs interstices; enfin vers le bord anal, il y a un angle qui limite une étroite région plus aplatie et sur laquelle il y a encore trois côtes plus grossières et très serrées; les côtes médianes sont munies de costules latérales, les côtes antérieures en sont parfois dépourvues; il n’en existe habituellement pas sur les côtes anales; toutes portent des crénelures transverses assez rapprochées, se transformant irrégulièrement en squamules, surtout sur les grosses côtes postérieures; les intervalles sont finement striés transversalement.

Plateau cardinal étroit et allongé; charnière : 3a soudée au bord lunulaire; 3;, triédrique, retroussée, scalène, sa face externe est parallèle à la nymphe dont la sépare un sillon étroit et assez profond; AI distante du crochet, comprimée latéralement, limitant une fossette assez allongée et peu profonde; PI mince et saillante, un peu en arrière et dans le prolongement de la nymphe; 2„ distincte du bord lunulaire, étroite, inclinée « en accent grave »; i b très étroite, très allongée parallèlement à la nymphe dont la sépare un étroit sillon; AU forme un dentelon bien saillant, placé à l’extrémité du bord lunulaire; PII mince et courte prolonge le talon de 4& et limite une petite fossette où se loge PI.

Impressions musculaires assez superficielles, arrondies. Impression palléale écartée du bord qui est fortement crénelé.

Dim. Diam. a.-p. : 17 mill.; diam. u.-p. : 13 mill.

R. D. — Nos coquilles sont identiques à celles de la Touraine (coll. Peyrot). La forme quadrangulaire de C. trapezia permet de la distinguer aisément; sa petite taille et l’inégalité de ses côtes, l’angle net de la région anale, l’écartent de C. intermedia à laquelle elle ressemble un peu, mais qui d’ailleurs ne se trouve qu'à un niveau plus élevé. Outre la grande différence de taille, on remarque que C. intermedia est toujours beaucoup moins inéquilatérale, moins quadrangulaire, que son côté postérieur est moins subitement tronqué, et que par suite son bord anal est moins rectiligne et ne forme pas avec le bord palléal cette sorte de bec que l’on aperçoit dans C. trapezia ; il y a aussi quelques différences dans les charnières : par exemple, 4 1, est beaucoup plus étroit et plus oblique chez C. trapezia. Nos spécimens ne sont certainement pas de jeunes C. intermedia — ce qui serait, d’après M. Sacco (l Moll, part. XXV11, p. 12) le cas des C. trapezia du Bassin de Vienne figurés par Hœrnes (Tert. Beck , II, pl. XXXVI, fig. 4) ; cependant nous avons sous les yeux des spécimens de Lapugy (coll. Cossmann) qui ressemblent de près à nos spécimens de l’Aquitaine. Par sa taille et sa forme quadrangulaire, C. intermedia var. quadrilatera Micht. se rapproche beaucoup de notre espèce mais ses côtes serrées, séparées par d’étroits interstices l’en distinguent à première vue. D’après MM. Dollfus et Dautzenberg (Concli. Mioc. Loire, p. 294), C. trapezia semblerait débuter dans l’Aquitanien du Bordelais, or nous ne l’avons trouvée qu’à partir du Burdigalien où d’ailleurs elle est assez rare — Nous ne la connaissons pas de l’Helvétien de l’Ouest du bassin de l’Aquitaine, tandis qu’elle est très abondante dans sa partie orientale, dans la région de Sos et de Gabarret

où l'on trouve en même temps que le type des échantillons de taille plus grande et à côtes un peu plus espacées, qui pourraient à la rigueur constituer une variété.

Loc. — Saueats (Pont-Pourquey), plésiotypes (PI. II, fig. 23-26), coll. Degrange-Touzin. Léognan (Coquillat), coll. Benoist. Saueats (La Cassagne, Giraudeau, Min de Lagus), fuie Benoist. Assez rare. — Rui*- «ligalien.

Baudignan; Parleboscq (La Guirande), plésiotypes (fig. 27-30), coll. Degrange-Touzin; Manciet toutes les coll.; commune. — llelvétien.

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