‹ Conchologie néogénique de l'Aquitaine (volume 2)Chapitre 27 sur 273 · Cardita (Glans) syrtica (1) nov. sp · texte numérisé non relu

Cardita (Glans) syrtica (1) nov. sp

PI. II, fi g. 37-38.

Test épais. Taille moyenne; forme subquadrangulaire, transverse, inéquilatérale; côté antérieur ovale, plus court et plus étroit que le postérieur qui est obliquement tronqué; bord palléal presque rectiligne, oblique, raccordé par des courbes à faible rayon avec les contours latéraux; bord cardinal rectiligne et assez long en arrière du crochet, se relevant plus haut que lui, subparallèle au bord palléal, quoique un peu divergent; crochets assez gonllés, prosogyres, situés au cinquième antérieur de la valve. Lunule cordi forme, striée, petite, enfoncée. Surface convexe, pas très bombée, déprimée sur la région anale, ornée de vingt-trois côtes arrondies, peu sail-, lantes, séparées dans la région umbonale par des intervalles qui leur sont égaux; mais elles se dépriment et s’élargissent vers le bord palléal, de sorte que les intervalles deviennent moins larges et moins profonds. Les côtes aussi bien que les intervalles sont striés transversalement, il existe quelques squamules faibles et irrégulièrement distribuées; en outre, on remarque quelques tubulures sur l’avant-dernière côte anale : c’est donc bien un Glans.

Plateau cardinal étroit, à contour inférieur sinueux : 3a sinueuse et soudée au bord cardinal; 3;, triédrique, retroussée, striée sur ses faces latérales, allongée parallèlement à la nymphe dont la sépare un sillon étroit et profond; AI peu apparente, limitant inférieurement une fossette où se loge AIL

Impressions musculaires bien gravées, l’antérieure ovalaire, surmontée de l'impression pédieuse, la postérieure arrondie; impression palléale écartée du bord qui est largement crénelé.

Dim. Diam. a.-p. : 17,5 mill. ; diam. u.-p. : 12 mill.

R. D. — Cette Cardite a un peu le galbe de C. trapezia, mais elle est plus transverse et moins nettement trapézoïdale, elle n’a pas de corselet.

(1) Etymologie : Syriïcus ager, le pays des Landes.

enfin ses côtes sont presque lisses et dépourvues de costules latérales. Pour cette dernière raison et aussi par son côté postérieur plus dilaté, elle s’écarte de C. intermedia. Par sa forme générale, elle a beaucoup d'analogie avec C. Raulini; mais on l’en distingue par ses côtes arrondies, plus larges et moins saillantes, avec des squamules aussi rares que celles de C. salbriacensis, mais moins saillantes; les côtes sont d’ailleurs bien différentes de celles de cette dernière espèce, et la forme des valves est beaucoup plus oblongue : c’est donc une espèce bien distincte, quoiqu’elle ait vécu aux mêmes niveaux que les deux précédentes.

Si on la compare à la var. quàdrilatera Miclit. de C. intermedia, telle que l’a fait figurer M. Sacco dans sa Monographie précitée (pl. IV, fig. 14-15), on remarque quelle est plus oblongue, que son côté anal est tronqué avec une obliquité qui est inverse de celle des valves de l’espèce italienne, de sorte que son galbe est moins quadrangulaire; la charnière est aussi un peu différente sur la valve droite, car le plateau cardinal est plus échancré chez C. syrtica.

Loc. — St-Jean-de-Marsacq (Pl. II, fig. 37-38), coll. Degrange- Touzin, une valve droite; St-Etienne-d’Orthe, même coll., une valve gauche assez fruste. — Helvétien et Torloiiien.

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