Cardita ( Glans) ruqinosa (1) nov. sp
Pl. II, fig. 39-44.
Test assez épais. Taille petite, forme suhquadrarigulaire. côté antérieur très court, arrondi; côté postérieur beaucoup plus large, plus long et tronqué; bord palléal peu arqué, non parallèle au bord cardinal, raccordé en arc de cercle avec le contour buccal et suivant un angle à peu près droit, mais très arrondi, avec le contour anal qui est presque rectiligne ou môme un peu excavé; bord cardinal presque rectiligne et peu déclive en arrière du crochet, s’élevant plus haut que lui et se raccordant orthogonalement avec la troncature anale; crochet assez saillant, prosogyre, situé à peu près au quart antérieur de la valve. Lunule petite, cordiforme, lisse et enfoncée; corselet placé presque dans le même plan que le côté anal et seulement délimité par une côte un peu plus grosse et un peu plus rugueuse, il est lui-même orné de deux côtes squa-
(1) Etymologie : ruginosus, rugueux.
meuses. Surface extérieure convexe, mais pas très bombée, déclive vers la région anale, ornée d’une trentaine de côtes minces, assez saillantes, un peu plus étroites que leurs intervalles, ornées de petits tubercules transverses assez distants, se transformant surtout sur le côté anal en petites squamules ou tubulures couchées, principalement sur une costule plus saillante que les autres.
Plateau cardinal assez étroit, à bord inférieur sinueux; charnière : 3„ soudée au bord lunulaire, mais distincte; 3;, forte, triédrique, retroussée, allongée parallèlement à la nymphe dont la sépare un profond sillon; Al étroite, assez saillante, voisine du bord lunulaire; PI très peu saillante au bout de la nymphe; 2 séparée du bord lunulaire, triédrique, oblique; 4/, étroite, oblique, parallèle à la nymphe; AI formant un dentelon peu distinct et très voisin de 2; PII à peine visible contre la fossette superficielle qui est destinée à loger Ail.
Impressions musculaires bien marquées, l’antérieure surmontée d’une petite impression pédieuse; impression palléale distante du bord qui est fortement et très également crénelé sur toute son étendue.
Dim. Diam. a.-p. : 11 mill. ; diam. u.-v. : 10,5 mill. ; var. oblongue.
Il existe à Peyrère, à côté de la forme typique, une variété beaucoup plus oblongue qui se relie à la forme typique par de nombreux intermédiaires : 13 mill. sur 10 mill.
R. D. — C. ruginosa est plus petite, plus plate, moins squameuse et à côtes plus serrées, que C. salbriacensis; on la distingue facilement aussi de C. Raulini qui est beaucoup plus transverse, pipis gibbeuse, et qui a des costules latérales. Nous ne voyons aucune espèce pliocénique d'Italie que l’on puisse rapprocher de notre espèce mais elle a beaucoup d'analogie avec C. calcitrapoides Lamk. qui a toutefois des côtes moins serrées, avec des épines plus saillantes sur les dernières du côté anal. Au contraire, C. densecostata Cossm. a plus de côtes plus serrées.
Il est à remarquer qu’à Peyrère, les échantillons courts, aussi bien que ceux de la var. oblongue, ont tous les lamelles latérales plus visibles sur les 2 valves; mais, dans l’incertitude où nous sommes sur la position
exacte des gisements où Raulin a recueilli ses spécimens, nous nous abstenons de nommer cette mutation.
Loc. — St-Etienne-d’Orthe (PI. II, fig. 39-42), coll Degrange-Touzin. Peyrehorade (Peyrère), St-Martin-de-Hinx, même coll. Très commune à Peyrère, variété plus allongée (fig. 43-44). — Helvétien.