Cardita ( Lazariella ) hippopea Basterot
PI. IV, fig. 25-29.
1825. Cardita hippopea Bast Env. Bord., p. 79, pl. V, fig. 6.
Desh. Encycl. méth , II, p. 202.
Grat. Cat zoo!. Gironde, p. 61.
D'Orb. Prodr., III, p. 114, 26e ét., n« 2126.
Hôrnes. Tert. Beck. Wien, p. 277 (pars).
Ben. Cat. Saucats, p. 57, n° 147.
Ben. Mt-de-Marsan (P.-V. S. L. B., t. XL-).
Raulin. Stat. Landes, p. 289.
Lazariella hippopea Sacco. I Moll. terz. Piem., XXVII, p. 21, pl. VI,
Hg. 78.
Dollf. Essai, ét. aquit., p. 25 et 44, n° 111 .
Test
assez épais.
Taille moyenne; forme subtrapézoïdale,
équivalve, inéquilatérale; côté antérieur arrondi, côté postérieur plus long, caréné et obliquement tronqué; bord palléal peu convexe, régulièrement raccordé avec le contour buccal, un peu sinueux en arrière où il se rencontre suivant un angle presque droit avec la troncature anale; bord cardinal presque rectiligne et subparallèle au bord palléal chez les spécimens népioniques, devenant anguleux à mesure que la coquille vieillit; il est alors rectiligne et déclive en arrière du crochet, plus court et arrondi en avant. Crochets prosogyres, assez pointus, pas très saillants, situés au tiers antérieur de la longueur de la coquille. Lunule lancéolée, lisse, assez allongée et relativement peu profonde : corselet bien marqué, fortement déclive, allongé et costulé. Surface externe convexe en avant et dans sa partie moyenne, déclive et légèrement excavée sur le côté anal, ornée de côtes arrondies, saillantes, disposées « en éventail », s’élargissant du crochet vers le bord palléal, habituellement plus larges que leurs interstices; elles sont souvent bordées de chaque côté par une costule arrondie et étroite; sur le côté anal, les côtes sont plus étroites, plus rapprochées, on en compte deux ou trois dans celte région et une dizaine sur le reste de la coquille; dans les exemplaires bien
conservés, les côtes portent des tubercules transverses aussi larges qu'elles et serrés, devenant parfois plus distants et squameux sur les dernières côtes dorsales et sur les côtes de la région anale; l'intervalle des côtes est finement strié.
Plateau cardinal assez étroit, peu sinueux sur son contour inférieur : 3a soudée au bord lunulaire, mais distincte; 3& forte, triédrique, non striée sur ses faces latérales, prolongée par un talon parallèle à la nymphe dont elle est séparée par un sillon profond et étroit; dentelon antérieur, rudiment de AI; 2 forte, triédrique, séparée du bord lunulaire; ij, étroite, allongée un peu obliquement par rapport à la nymphe, non striée sur ses faces latérales; dentelon AU visible surtout dans les échantillons népioniques; PII étroite, peu longue, mais bien nette, assez écartée du crochet.
Impressions musculaires placées très haut, l'antérieure réniforme, la postérieure arrondie; impression pédieuse peu forte; impression palléale écartée du bord qui est fortement crénelé.
Dim. Diam. a.-p. : 28 rnill. ; diam. u.-p. : 18 mill.
R.-D. — Le galbe de cette coquille ne rappelle que vaguement celui de « VHippopus », mais il est très caractéristique, de même que l’ornementation extérieure ; aussi C. hippopca ne peut-elle être confondue avec aucune autre espèce de nos faluns. La coquille du Bassin de Vienne, figurée par Hœrnes (pl. XXXVI, fig. 10) sous le nom C. hippopea, en diffère par son ornementation; les côtes principales sont en effet subdivisées en costules filiformes qui n’existent pas dans le type, et par contre elles sont dépourvues de tubercules transverses : c’est avec raison que M. Sacco (I Moll. XXVII, p. 22) l’a séparée sous le nom Lazariella striatella. Card. hippopea caractérise l’Aquitanien, elle devient rare dans le Burdigalien qu’elle ne dépasse pas. Dans l'Helvétien italien, on trouve une forme alpine ( Lazariella suhalpina Micht.) de taille plus forte, à côtes plus larges et néanmoins rapprochées, plus aplaties, ainsi que nous avons pu le vérifier sur des spécimens de Colli-Torinesi (coll. Cossmann).
Lioc. — Saucats (Lariey) plésiotypes (Pl. IV, fig. 25-29), coll. Bial- Neuville; toutes les coll. Mérignac (Baour), coll. Peyrot; Cabanac (Bouquet), Martillac (Breyra), Uzeste, Cazats, St-Morillon (Chiret); Pessac (vallée du Peugue), Lucbardez (cantine de Bargues), coll. Degrange- Touzin. Peu abondante dans chaque gisement. — Aquitaiiieii.
Dax (M*n de Cabannes, Mandillot), coll. Degrange-Touzin. — ftui*<li- «jalien.