‹ Conchologie néogénique de l'Aquitaine (volume 2)Chapitre 32 sur 273 · C. (. Lazariella ) hippopea Bast · texte numérisé non relu

C. (. Lazariella ) hippopea Bast

var. merignacensis nov. var. PL IV, fig. 30-37.

R. D. — Taille plus grande que chez le type, forme moins transverse et plus haute. Surface extérieure ornée de côtes moins arquées, plus serrées, plus nombreuses. Elle forme la transition entre L. hippopea type et L. subalpina dont la rapprochent beaucoup sa taille, son galbe et son ornementation, quoique ses côtes ressemblent davantage à celles de L. hippopea.

Dim. 35 mill. sur 25 mill.

Loc. — Mérignac (Baour), types (PI. IV, fig. 30-37), coll. Benoist; Pessac (Lorient), coll. de Sacy. — Aqiiitaiii<‘».

VENERICARDIA Lamk. 1801.

Coquille épaisse, cordiforme, arrondie ou ovale, convexe, ornée de côtes crénelées ou parfois lisses; charnière de Cardita sans lamelles latérales postérieures; lamelles latérales antérieures non constantes et très obsolètes.

S. stricto. — Taille moyenne ou petite; forme arrondie, plus ou moins inéquilatérale; côtes crénelées avec régularité; 3a et 3/, peu divergentes, la première petite et voisine du bord lu nula ire, l’autre triangulaire, mais postérieurement allongée le long de la nymphe; Al et Ail très petites, mais bien visibles très près de 3a et de sa fossette sur l’autre valve (G. -T : V. imbricata Lamk. Eoc.).

Ce groupe, très abondant dans le Tertiaire inférieur, beaucoup moins commun dans le Tertiaire supérieur et à l'Epoque actuelle, est caractérisé par la disparition des lamelles postérieures et par l'existence de dentelons antérieurs très voisins des cardinales; en outre, ainsi que Fischer la observé, la lunule étant profonde, les cardinales sont peu divergentes, 3a et 2 s’inclinent presque parallèlement à 3b et à 4/>.

Sect. Cardiocardita Blainv. 1824 (Anton 1839) = Actinobolus Klein ( fuie Môrch, 1833) = Cardites Link in Dali, 1903 = Ci/clocardia Conrad, 1867. — Forme et ornementation de Venericardia ; 3„ atrophiée ou divergente, AI et AU obsolètes

ou absentes (G. -T. : Cardita ajar Brug. ex Ajar Adanson,

Viv.).

On peut, à la rigueur, distinguer cette Section de Venericardia s. str. par la disparition presque complète de A 1 et A II et par l’atrophie ou la soudure de 3« avec le bord lunulaire ; cependant il existe — en avant de 2 — une fossette qui prouve que 3<i n'a pas complètement disparu. Quant au sinus palléal — ou inflexion légère de la ligne palléale — que M. Dali (/. c., p. 1409) a cru devoir signaler comme un caractère sous-générique, on le trouve aussi chez C. antiquata L. et même chez quelques Vénéricardes de l'Eocène : à vrai dire, ce n’est pas un sinus, mais la ligne palléale aboutit — un peu moins normalement que chez d’autres espèces — a l’impression du muscle postérieur.

Il y a donc lieu de rattacher à Cardiocardita : C. antiquata que Môrch a choisie comme génotype d ’Actinobolus et pour laquelle M. Dali a ressuscité Cardites Linlc, en le latinisant mal à propos; C. borealis Conrad dont M. Dali a fait une Section de Cardites, ce qui fait aussi tomber en synonymie Cyclocardia; probablement aussi Ajaria Gray (1847) et Azaria Tryon (1872).

Il n’est pas bien certain que Cardiocardita ait apparu avant le Miocène.

Sect. Megacardita Sacco, 1899. Taille très grande; forme ovale et très inéquilatérale; côtes larges et lisses, souvent effacées; pas de lamelles latérales (G. -T. : Cardita Jouanneti Bast. Müoc.).

C’est moins par la taille et l’ornementation que parla charnière qu’on peut différencier cette Section, car les jeunes individus de Megarcardita ressemblent beaucoup à des Glans ou à des Cardiocardita. Ce groupe apparaît dans l'Eocène (C. planicosta Lk.) et même dans le Montien ; M. Sacco le cite avec doute dans le Pliocène, et il indique comme descendant actuel C. incrassata Sow. que nous n’avons pu étudier; son plus grand développement est à l’époque helvétienne qu’il caractérise essentiellement (couches à Cardita Jouanneti), de même que C. planicosta et C. densata Conrad stigmatisent l'Eocène de l'ancien et du nouveau mondes.

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