‹ Conchologie néogénique de l'Aquitaine (volume 2)Chapitre 33 sur 273 · Venericardia helvetica nov. sp. PI. Y · texte numérisé non relu

Venericardia helvetica nov. sp. PI. Y

Test assez épais. Taille petite; forme arrondie, inéquilatérale, contours presque circulaires; crochets très gontlés, prosogyres,

situés un peu en avant de la ligne médiane des valves. Lunule cordiforme, lisse, relativement grande et peu enfoncée; corselet, allongé et lisse. Surface régulièrement convexe, très bombée, ornée d’environ vingt-quatre côtes grêles, arrondies, plus étroites que les intervalles qui les séparent, couvertes de crénelures transverses, très serrées, qui s’effacent vers le bord palléal sur les échantillons gérontiques.

Plateau cardinal étroit, à contour inférieur sinueux : 3„ soudée au bord lunulaire, mais apparente; 3;, triédrique, striée sur ses faces latérales, allongée parallèlement à la nymphe dont la sépare un sillonétroit et profond; AI peu saillante, limitant inférieurement une fossette placée à l’extrémité antérieure du bord lunulaire; 2 séparée du bord lunulaire, triédrique, équièdre; étroite, allongée parallèlement à la nymphe dont la sépare un étroit . sillon ; Ail constituée par un dentelon comprimé.

Impressions musculaires peu profondes, la postérieure arrondie, l’antérieure réniforme surmontée de l'impression pédieuse qui est petite, assez profonde et placée sous la lamelle antérieure; impression palléale assez large, distante du bord palléal qui est finement crénelé.

Dim. Diamètres : 11 mill.

R. D. — Cette Cardite se distingue de toutes ses congénères du Sud- Ouest par sa forme, son bombement, son corselet lisse, etc. Nous ne connaissons non plus rien de semblable dans le Miocène ou le Pliocène italien : c’est le dernier représentant d’un groupe très abondant dans le Tertiaire inférieur.

Dans le Bassin de Paris, c’est à Venericardia asperula Desh., du Lutétien, que notre coquille réputée helvétienne ressemble le plus, quoiqu’elle ait cependant une forme plus gonflée et des crochets situés plus en avant ; toutefois l’espèce parisienne a cinq côtes au moins en plus ; V. elegans Lamk., du Lutécien, n’a guère que vingt-deux côtes plus grossièrement crénelées que celles de V. helvetica.

En définitive, on est toujours réduit à se demander si cette espèce ne provient pas, en réalité, d’un niveau beaucoup inferieur à celui qui a fourni les coquilles franchement helvétiennes des mêmes gisements : ce n’est pas la première fois que nous signalons ces anomalies stratigra-

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