Venericardia ( Cardiocardita ) pinnula Basterot
PL I\, fig. 5-8.
1825. Venericardia pinnula Bast. Mém. env. Bord., p. 79, pl. V, fig. 4.
1847. Cardita Ajar Michti. Foss. Mioc., p. 96 ( non Adanson).
1847. — Sism. Syn. méth. (éd. 2). p. 17.
1850. Cardita pinnula Desh. Traité élém. Conch. III, p. 177, pl. XXI,
fig. 4-5.
1852. — D'Orb. Prodr , III, 26 ét., p. 113, no 2116.
1873. — Ben. Cat. Sauçais, p. 57, n° 148.
1886. — Ben. Mt-de-Marsan (P.-V. S. L B., t. XL).
1897. — Baulin. Statist. Landes, p. 299.
1899. Actinobolus pinnula Sacco. L. c., XXVII, p. 20, pl. V, fig. 39 à 42.
1909. Cardita (Glatis) pinnula Dollfus. Essai ét. Aquit., p. 25, 44, no 107.
Test épais. Taille assez grande; forme transverse, subtrigone, équivalve, inéquilatérale; côté antérieur largement arrondi, beaucoup plus court que le côté postérieur qui est obliquement rétréci, faiblement tronqué sur l’extrémité de son contour anal; bord palléal arqué surtout en arrière, régulièrement raccordé en avant dans le prolongement du contour buccal, formant un angle arrondi — mais inférieur à 90° — avec le contour anal; bord cardinal court et arrondi en avant du crochet, plus long et déclive, presque rectiligne en arrière; crochets prosogyres, convexes, saillants et rapprochés, situés au quart ou au cinquième antérieur de la longueur des valves. Lunule très petite, enfoncée sous le crochet, bien séparée du reste de la coquille par un profond sillon; corselet linéaire, bordé par un gradin élevé. Surface extérieure convexe, un peu gibbeuse en avant, déprimée sur la région anale, ornée de vingt-six côtes quadrangulaires, saillantes, séparées par des intervalles profonds et moitié moins larges qu’elles, devenant sur la déclivité anale un peu plus étroites et plus serrées; ces côtes sont couvertes de crénelures quadrangulaires, transverses, rapprochées et s’étendant sur toute la largeur des côtes; les intervalles, ainsi que les faces latérales des côtes, sont finement et irrégulièrement sillonnés. Cette sculpture très
marquée sur les exemplaires jeunes et non roulés s’atténue avec l’àge et sous l’efTet de l'usure, de sorte que les côtes paraissent le plus souvent lisses.
Plateau cardinal assez large, à contour inférieur un peu excavé au-dessus de la cavité uinbonàle : 3„ confondue avec le bord lunulaire, courte, assez forte, perpendiculaire; 3;, très oblique, longue, fortement saillante et retroussée en dehors, sa face externe et la portion de sa face interne qui limite la fossette portent de très fines stries perpendiculaires à sa longueur; nymphe forte, large, à peu près parallèle à 3;, dont elle est séparée par un profond et large sillon; 2 bien distincte et isolée du bord lunulaire par une profonde rainure, courte, saillante et triédrique; 4& très oblique, saillante, étroite, striée comme 3/,, encadrant avec 2 une longue fossette en forme de triangle scalène, et séparée de la nymphe.
Impression musculaire antérieure réniforme, profonde, surmontée de l'impression de l’adducteur du pied; impression musculaire postérieure, arrondie, moins profonde; impression palléale écartée du bord qui est marqué de crénelures larges et distantes s'atténuant sur le contour anal.
Dim. Diam. a.-p. : 37 mil!.; diam. u.-p. : 30 mill.
R. D. — Tournouër (Faluns Sos, p. 162, et Invert. Mont. Léberon, p. 162) considère C. pinnula comme Tune des formes ancestrales de C. Jouanneti à laquelle la relieraient des mutations ou des espèces telles que : C. hybrida Tourn., C. Zelebori Hœrn. Nous ne connaissons la première que par les quelques mots qu’y consacre son auteur : .ce serait une espèce de la taille de C. pinnula, ayant les côtes quadrangulaires comme elle, séparées aussi par de profonds sillons, mais moins nombreuses, dix-neuf seulement et peu rugueuses comme chez C. Jouanneti. Nous n’avons pas retrouvé C. hybrida dans les matériaux provenant de la région de Sos mis à notre, disposition. Les coquilles ainsi dénommées dans la coll. Benoist ne nous paraissent pas répondre à la courte diagnose de Tournouër. Quant à C. 7.elebori, elle est beaucoup plus voisine, par son galbe, son ornementation, de T. Jouanneti que de V! pinnula. Quoi qu’il en soit de la filiation de C. Jouanneti, ses analogies avec C. pinnula sont assez lointaines; cette dernière est plus petite, son côté postérieur est plus rétréci, ses côtes sont plus nombreuses, quadrangulaires, et mieux séparées les unes des autres.
Il y a aussi quelques différences dans la charnière qui — d'une façon générale — est plus allongée chez V. Jouanneti.
C. pinnula, de l'Helvëtien des collines de Turin (coll. Peyrot) — que nous avons pu comparer avec nos spécimens aquitaniens et burdigaliens — est constamment moins transverse et relativement moins élevée, son côté postérieur est moins rétréci, ses crochets sont situés moins en avant; d’autre part, 3a et4z> sont moins allongées. Cette forme devrait, à notre avis, constituer une mutation tout à fait distincte de l’espèce du Bordelais. V. ajar, des côtes du Sénégal, à laquelle on avait primitivement assimilé notre fossile, s’en distingue — à première vue — par sa forme arrondie.
Loc. — La plupart des gisements de l’Aquitaine ; Saucats (Giraudeau), plésiotypes (PI. IV, fig. 5-8), coll. Bial- Neuville. — Aqiiifanieii et
ISniMlifpalien.