‹ Conchologie néogénique de l'Aquitaine (volume 2)Chapitre 49 sur 273 · Pteromeris exigua (Dujardin]. PI. V, fig · texte numérisé non relu

Pteromeris exigua (Dujardin]. PI. V, fig

1837. Cardita exigua Duj. Mém. Tour., p. 265, pl. XVIII, fig. 17 a. b. 1873. — Ben. Cat. Saucats, p. 58, n° 156.

1881. — Bard. Paléont. Maine-et-Loire, p. 25.

1886. Goodallia exigua Dollf. Dautz. Et. prél. Tour., p. 7.

Test assez épais. Taille très petite; forme obronde, su 1 tequila té raie ; côté antérieur un peu plus court, un peu plus arrondi que le côté postérieur qui est obtusémsnt anguleux; contours subcirculaires dans leur ensemble; crochets petits, médiocre-

ment gonflés, faiblement prosogyres, presque opposés et situés un peu en avant du milieu de la valve. Lunule lancéolée, petile et lisse, circonscrite par un sillon bien marqué, corselet très étroit, lisse, peu distinct. Surface dorsale convexe, médiocrement bombée, ornée de stries légèrement excentriques, étroites et assez profondes, distantes dans la région médiane, surtout vers le crochet, plus denses sur les côtés anal et buccal; elles sont coupées par des stries divergentes à peine perceptibles sur le dos de la coquille, mais qui se renforcent sur le côté anal où l'on distingue trois ou quatre fines coslules saillantes et mêmes granuleuses.

Plateau cardinal peu élevé; charnière : 3a complètement atrophiée, 3 & forte, triédrique, faiblement excavée, prolongée parallèlement à la nymphe dont la sépare un étroit sillon audessus duquel elle fait saillie; 2 assez petile, presque perpendiculaire sous le cro/chet, partiellement soudée au bord lmmlaire dont la sépare un sillon au-dessus duquel elle fait saillie; 4;, mince, allongée parallèlement à la nymphe qui est longue et étroite; sur les spécimens bien conservés, 2(( et 4& paraissent légèrement creusées au centre; PI très obsolète, mais sa fossette est toujours visible sur la valve gauche.

Impressions musculaires bien gravées, l'antérieure réniforme surmontée d'une petite impression pédieuse, la postérieure arrondie; impression pal léale faible; commissure des valves crénelées.

Dim. Diam. : 4 mill.

R. D. — A l'exemple de Benoist, nous assimilons nos échantillons à l’espèce de la Touraine (coll. Peyrot), bien que chez ces derniers les petites costules granuleuses du côté anal soient en général peu apparentes, ce qui tient sans nul doute à l’état d’usure des coquilles des faluns de la Touraine qui sont habituellement très roulées. Il y a aussi, tant chez les spécimens tourangeaux que chez ceux de l'Aquitaine, beaucoup de variations dans la densité des sillons concentriques, on ne peut guère créer de variétés en se basant sur un caractère aussi fugitif. Coripia Boisteli D. D. (Nouv. liste Pélécyp. Tour., p. 30) est vraisemblablement fondé sur les types extrêmes et les sillons très rapprochés découpant des lamelles saillantes et granuleuses. Les charnières sont — dans tous les cas — bien identiques.

Pteromeris exigua rappelle un peu, par son ornementation extérieure, Digitaria burdigalensis ; néanmoins chez ce dernier, outre que la commissure des valves est lisse, et la charnière tout à fait différente, les stries annulaires sont habituellement moins nombreuses plus distantes et surtout bien plus excentriques; enfin, bien que ce caractère soit très variable chez les deux espèces, on ne voit jamais chez /). burdigalensis, les côtes granuleuses signalées plus haut. Il suffit d ailleurs d’examiner les charnières pour séparer les deux espèces qui appartiennent à des Genres absolument différents.

P. exigua est plus petit, plus arrondi que P. unidentata, son ornémentation est différente par suite de la prédominence des stries excentriques sur les stries radiales; son crochet est bien moins fort, sa charnière moins puissante, 3/> est proportionnellement plus longue, 4 b est moins saillante. D'autre part, P. exigua est plus courte, plus arrondie que P. nuculina, on les séparera facilement par le seul examen de leur ornementation et par la forme toujours oblique de P. nuculina, comme on le verra ci-après.

Loc. — Saucats (La Sime) plésiotypcs (PI. V, fig. 7-10), coll. Degrange- Touzin; assez commune, Salles (Débat, Minoy, Largileyre) toutes les coll. Orthez (Paren), Sallespisse, Salies-de-Béarn, Narrosse, coll. Degrange- Touzin. — lïelvétien.

St-Denis-d'Oléron, coll. Degrange-Touzin. — Ke<l»nien.

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