Pteromeris nuculina Dujardin], PI, V, fig
1837. Cardita nuculina Duj. Mém. Tour., p. 265, pl. XVIII, fig. 13.
1852. Astarte nuculina D’Orb. Prodr., III, 76 et., n° 2077.
?1874. Cardita nuculina Ben . Cat. Saucats, p. 58, n» 155.
1881. — Bardin. Paléont. tert. Maine-et-Loire, p. 25.
1886. Goodalia nuculina Dollf. et Dautz. Etude prél. Tour., p. 7.
1894. Venericardia nuculina ? Degrange-Touzin. Et. Orthez, p. 412.
1909. Coripia nuculina Dollf. et Dautz. Conch. Mioc. Loire, pl. XVIII,
fig. 7-8! (sub nomine Lucina pecten).
Test épais. Taille très petite; forme obliquement ovaleallongée, inéquilatérale; côté antérieur beaucoup plus long, très oblique, ovale vers le bas; côté postérieur bien arrondi; contours latéraux formant presque une ellipse régulière dont le grand axe — umbono-ventral — est oblique; crochet assez saillant, pointu, prosogyre, situé au trois cinquièmes, du côté
antérieur de la valve. Lunule et corselet peu distincts. Surface externe convexe, médiocrement bombée, à l’œil nu elle semble lisse sur les spécimens dont nous disposons, à la loupe on y distingue des stries concentriques très fines et très rapprochées, dont quelques-unes plus marquées correspondant aux arrêts d’accroissement du test, et des traces de costulcs radiales.
Plateau cardinal étroit, mais assez haut; charnière : 3a minuscule, peu distincte du bord lunulaire; 3& forte, très saillante, isocèle, oblique, légèrement creusée au milieu, séparée de la nymphe par un sillon profond et assez large; 2 petite, distincte du bord lunulaire, presque perpendiculaire sous le crochet, déprimée au milieu; 4 b oblique, étroite, un peu bifide, allongée parallèlement à la nymphe dont la sépare un sillon étroit; PI obsolète, logée dans une fossette superficielle sur la valve gauche.
Impressions musculaires bien marquées; l'antérieure placée très bas est réniforme, la postérieure — beaucoup plus rapprochée de la charnière — est ovalaire. Impression palléale écartée du bord. Commissures des valves crénelées.
Dim. Diam. a.-p. ; 5 mill. ; diam. u.-p. : 4 mill.
R. D. — C'est sans doute à la suite d’une erreur de mise en pages que cette espèce a été figurée dans la Concli. Mioc. Loire sous le nom Lucina pecten i PI. XVIII, fig. 7-8). Elle est extrêmement commune dans l’Helvétien de lq Touraine (coll. Peyrot) et sa forme est assez variable. Les quelques valves que nous avons trouvées dans l’Helvétien supérieur de Salles, correspondent entièrement à la forme oblique et mytiloïde que l'on doit regarder comme typique, puisque c’est elle qu’a figurée Dujardin, Par sa forme oblique et par son ornementation beaucoup moins visible P. nuculina se distingue assez nettement de P. unidentata pour qu'il n’v ait aucune possibilité de confusion; d’ailleurs cette dernière ne se rencontre pas dans l'Helvétien de Salles; néanmoins les charnières sont construites sur le même type et les deux espèces doivent être réunies dans un même Génre bien différent, par sa charnière carditoïde, de Goodallia (G. -T. : Mactra triangularis Mont.) où l’on a souvent classé C. nuculina.
Loc. — Salles (Largileyre), plésiotypes (PI. V, fig. 1-4), coll. Degrange- Touzin. Rare. Sallespisse, coll. Bial de Bellerade. — Ilelvétien.
Cénacle : NAIADAGEA Lamk. 1809 (1).
Famille UNIONUwE Flem. 1828.
UNIO Retzius, 1788.
Valves épidermées, à sommets corrodés; surface plissée ou tuberculeuse; ligament saillant, allongé; charnière à emboîtement très rudimentaire, avec une cardinale seulement sur la valve gauche, et des lamelles latérales sur les deux valves; impressions des adducteurs profondément marquées, surtout l’antérieure; une impression pédieuse au-dessus de chaque cicatrice d’adducteur; ligne palléale entière (G. -T. : U. pictorurn L. Viv.).