Crassatella (Crassinella) concentrica Dujardin
PI. 1, fig. 9-12.
1837. Crassatella concentrica Duj. Mém. Tour., p. 46, pl. XVIII, fig. 2 a, b.
1838. Crassatella stria'tula Grat. Cat. zool. Gir., p. 66 (non Lk.).
1838. Crassatella trigonata Grat. Cat. zool. Gir., p. 66 ( non Lk.).
1852. Crassatella concentrica d'Orb. Prodr., III, 26e ét , p. 112, n° 2105.
1852. — Desh. Traité élém. Concli., IV, p. 125.
1865. — Horn. Tert. Beck. Wien, II, p. 260, pl.
XXXIV, fig. 12.
1873. — Ben. Cat Saucats. p. 56, n° 143.
1873. Crassatella moravica Ben Cat. Saucats, p. 56, nu 144 ( non Hornes).
1874. Crassatella concentrica Tourn. Fal. de Sos, p. 17 et 45.
1876. — Ben. Tert. Gironde, p. 3.
1897. — Baul. Statist. géol. Landes, p. 299 et 342.
1899. Crassitina concentrica Sacco. I Moll. terz. Piem., XXVII, p. 29.
1909. Crassatella ( Crassitina ) concentrica Dollf. Dautz. Conch. Mioc. Loire,
p. 276, pl. XIX, fig. 13-24.
Test assez épais. Taille petite, forme aplatie, subtriangulaire ou arrondie, équivalve, très faiblement inéquilatérale, close; côté antérieur arrondi, un peu plus court que le côté postérieur qui est anguleux et tronqué; bord cardinal curviligne en avant, racccordé par une courbe d'assez faible rayon avec le bord buccal, sinueux en arrière à sa jonction avec la troncature, bord supérieur presque rectiligne de part et d’autre du crochet, un peu plus long en arrière; crochets rapprochés, prosogyres, très petits et pointus, situés à peu près au milieu des valves. Surface extérieure convexe, mais peu bombée, un peu déprimée dans la région anale en avant du corselet, ornée de cordons concentriques — faiblement lamelleux sur les exemplaires frais — rapprochés, à peu près égaux à leurs intervalles, parfois anastomosés, un peu flexueux sur la dépression anale; leur nombre est assez variable, on en compte le plus souvent de 23 à 27 ; cordons et intervalles sont couverts de fines stries d’accroissement. Lunule étroite et lisse; corselet allongé, lisse, bien séparé du reste de la coquille par un angle assez saillant.
Plateau cardinal étroit, triangulaire, à contour inférieur fortement sinueux. Charnière : 3„ mince, allongée, soudée à AI ; 1 longue, Saillante, oblique; 3;, rudimentaire, en partie soudée à la base de I ; fossette ligamentaire ovoïde, pas très profonde et n’occupant qu’une partie du plateau; AI étroite, allongée, rejoignant 3n et limitant ainsi une étroite rainure parallèle au bord lunulaire; PI longue, étroite, très peu saillante; 2a très oblique, longue et saillante; 4 & plus forte, formant avec 2„ un angle très aigu; Ail rudimentaire; PII étroite, longue, aboutissant au voisinage du crochet.
Impressions musculaires assez fortement gravées, l'antérieure piriforme, surmontée d’une impression pédieuse, la postérieure ovalaire; impression palléale écartée du bord qui est finement denté, à l’exception des bords latéraux.
Dim. Diam. a.-p. : 16 m i II . ; diam. u.-v. : 14 mill.
R.-D. — Comme toutes les espèces communes, C. concentrica est variable : dans sa forme qui est tantôt subtriangulaire, tantôt plus ovalaire ; dans son ornementation, les cordons ôtant plus ou moins nombreux, plus ou moins espacés; et enfin dans la convexité et l’épaisseur du test. Nous avons trouvé chez les spécimens des environs de Sos, où l’espèce est abondante, toutes les variations de forme et de sculpture que présentent ceux de la Touraine (coll. Peyrot) auxquels nous les avons comparés. Nous avons choisi comme type de l’espèce la forme subtriangulaire à cordons moyennement rapprochés, figurée par Dujardin et reproduite par MM. Dollfus et Dautzenberg On verra plus loin les variétés de C. concentrica que nous avons rencontrées dans le Sud-Ouest. Nous n'avons trouvé nulle part C. moravica signalée par Hornes à Sos et par Benoist à Pont-Pourquey. L'espèce du bassin de Vienne a le test très épais, elle est fortement rostrée et de taille assez grande. Les coquilles — étiquetées C. moravica dans les diverses collections bordelaises que nous avons pu consulter — appartiennent à C. concentrica ou à ses variétés. Nous ne connaissons pas non plus C. burdigalensis Tournouër, signalée par Benoist à Lariey. C’est une espèce du calcaire à Astéries — probablement synonyme de C. sinuata Lk. — dont la présence dans l'Aquitanien demeure douteuse. Tournouër — qui a eu en mains le type de C. sinuata Lk. — a reconnu que cette espèce est fort différente de C. moravica à laquelle Hornes l’assimilait avec doute. Nous avons sous les yeux, sous le nom pseudotrigonata Sacco, des spécimens d'Algérie (coll. Cossmann) qui ont une forme plus élevée et dont l’ornementation persiste sans atténuation sur la région anale.
Loc. — Parleboscq (La Guirande), plésiotypes (PI. I fig. 9-12), co 1 1 . Degrange-Touzin; Baudignan, Escalans, col I . Degrange-Touzin Manciet, commune. — llelvétien.