Nucula Jeffreysi Bellardi. PL V, fig
1864. N. rugosa Conti. Mte-Mario, pp. 23 et 47 ( non Buckland).
1875. N. Jeffreysi Bell. Monogr. Nue. foss. Piem., p. 12, pl. I, fig. 6.
1877. — Seguenza. Nucul. terz. merid. d’Italia, p. 1168.
1887. — Ponzi e Meli. Moll. foss. Mte-Mario, p. 27.
1907. — Cerulli-Irelli. Fauna mal. Mariana, p. 126, pl . IX, fig.
Test un peu épais. Taille petite; forme convexe, trigone, inéquilatérale; côté antérieur ovale-atténué, deux fois plus allongé que le côté postérieur qui est obliquement tronqué et plus élargi; bord palléal très convexe, raccordé par un angle obtus avec la troncature anale; crochets assez gonflés, pointus, faiblement opistbogyres, situés au tiers environ de la longueur; bord supéro-antérieur à peine arqué; contour anal légèrement bombé au milieu et un peu sinueux à ses deux extrémités. Surface dorsale convexe, avec une area anale et une dépression buccale limitées par des angles obsolètes; ornementation régulièrement composée de sillons concentriques, beaucoup plus serrés sur les Spécimens de Saubrigues que sur le type de Monte-Mario, que croisent des rayons fins et moins bien gravés que les sillons.
Charnière très étroite : quinze dents sériales en avant, sept ou huit en arrière, petites et serrées,’ se rejoignant sous le crochet, tandis que la fossette minuscule, étroite et horizontale, s’allonge sous les dents antérieures, presque sans saillie au-dessus de la cavité umbonale. Impressions musculaires et palléale peu distinctes; bords finement crénelés.
Dim. Diam. a.-p. : 0,5 mill.; diam. u.-p. : 5 mill.
R. D. — Les spécimens de Saubrigues sont identiques — par leur forme et leur taille — à ceux de Monte-Mario ou d’Asti (coll. Cossmann), auxquels nous les avons attentivement comparés : ils n’en diffèrent que par leur ornementation concentrique qui est plus serrée, parce que les sillons sont moins écartés et plus fins; comme, d’autre part, la fossette chondrophore fait défaut sur ces plésiotypes des Landes, nous préférons ne pas attribuer à celte différence d'ornementation une importance capitale, susceptible de justifier la séparation d'une mutation distincte.
JV. Jeffreysi se distingue aisément par son ornemenlation de toutes les espèces lisses — ou à peu près — qui précèdent; M. Cerulli-I relli a fait remarquer que, sur les jeunes individus, l’ornementation s’oblitère aux abords du crochet, de sorte que l’on pourrait les confondre avec N. placentina népionique ; mais leur forme est plus trigone, leur fossette est plus étroite et moins saillante, enfin le nombre des dents sériales est beaucoup moindre.
En ce qui concerne IV. sulcata Bronn, qui est aussi ornée, ses sillons sont beaucoup plus rugueux, anastomosés et sublamelleux sur la région buccale ainsi que sur l'aréa anale, ses dents sériales sont plus nombreuses et sa fossette chondrophore est plus grande, moins horizontale, limitée à l’avant par une arête qui la dédouble partiellement, comme chez N. placentina .
Loc. — Saubrigues, plésiotypes (PL Y, fig. 38-41), coll. Dumas; Degrange-Touzin. St-Jean-de-Marsacq, coll. Degrange-Touzin. — Tortonien.