‹ Conchologie néogénique de l'Aquitaine (volume 2)Chapitre 64 sur 273 · YoSdia affinis Bellardi. PL VI, fig · texte numérisé non relu

YoSdia affinis Bellardi. PL VI, fig

1875. Y. affinis Bell. Mon. Nue. Piem., p. 23, pl. I, fig. 19.

1898. — Sacco. I Moll. terz. Piem., part. XXVI, p. 60, pl. XII,

fig. 29-30.

Taille moyenne; forme très gonflée, en secteur elliptique, subéquilatérale; côté antérieur ovale, atténué, à peu près égal en longueur au côté postérieur qui est trigone, acuminé, quoique le bec soit arrondi à son extrémité; bord palléal très convexe au milieu, peu arqué vers les côtés latéraux; crochets médiocrement tumides, petits, pointus, très peu opisthogyres ou presque opposés, situés à peu près au milieu de la longueur; bord supérieur également déclive de part et d’autre du crochet. Lunule très étroite, limitée par une petite arête; corselet assez large, occupant toute la longueur du bord postérieur, limité par un angle obtus qui aboutit au bec anal; surface dorsale très bombée au milieu, faiblement déprimée en arrière, jusqu’à T, angle du corselet; nombreux sillons concentriques, ne persistant ni sur la lunule, ni sur le corselet, souvent effacés dans la région du crochet, de sorte que certains spécimens népioniques paraissent même entièrement lisses.

Charnière isocèle, dont les deux branches forment entre elles un angle d’environ 140° ; vingt dents environ sur chaque série, repliées orthogonalement vers leur extrémité inférieure seulement, croissant et s’espaçant assez régulièrement du crochet vers les côtés latéraux; fossette centrale assez forte —

quand elle est intacte, ce qui est rare — limitée par un contour inférieur qui fait une saillie sur la cavité umbonale. Impression musculaire antérieure grande, bien gravée; impression du muscle postérieur peu visible; sinus ovale-arrondi, assez large et profond; impression palléale écartée du bord lisse.

Dim. Diam. a.-p. : 12 mill. ; diam. u.-p. : 8,5 mill.

R D — A priori, les spécimens de Saubrigues ne peuvent se confondre avec les exemplaires de L. nitma que nous avons sous les yeux (Albenga, Biot, col 1 . Cossmann), parce qu’ils sont beaucoup plus gonflés, moins inéquilatéraux, et parce que leur bord palléal est beauconp plus convexe au milieu que chez l’espèce de Brocchi : il en résulte une forme très différente pour les valves, ainsi d'ailleurs que l’indiquent les figures des Monographies de Bellardi et de M. Sacco. II est à remarquer toutefois que la diagnose différentielle de Bellardi, reproduite textuellement par M. Sacco, mentionne « Testa longior... margo pallealis minus convexus » tandis que c'est précisément l’opposé d'après l'inspection des figures et des plésiotypes : il faut croire qu’il s'est glissé une faute probablement due à la forme de la phrase « distinguant liane specium a Y. nitida » au lieu de « distinguant hac specie Y. nitida »; nous ne nous arrêterons donc pas à cette apparente contradiction, qui est le résultat de la regrettable méthode consistant à définir les espèces par comparaison au lieu d’une diagnose nette et précise.

Il y a du reste plusieurs formes ou variétés voisines dans l’Helvétien du Piémont : Y. Philippii , Genei Bell., Y. cingulatella Sacco, qu’il est très difficile de distinguer les unes des autres, surtout si l’on fait abstraction de l’ornementation qui varie dans le même gisement et selon l'âge des individus : c'est de Y. affinis que la majorité de nos spécimens gérontiques paraissent se rapprocher le plus, mais il y en a qu’on pourrait aussi bien rapporter à Y. Philippii, ce qui prouve que Bellardi a trop multiplié les espèces de ce groupe très voisin des Junonia (= Ledella Verr.).

Loc. — Saubrigues; plésiotypes (PI. VI, fig. 9-12), col l . Dumas; col 1 . Bial-Neuville. St-Jean-de-Marsacq, St-Martin-de-Hinx, coll. Degrange- Touzin. —

Page 1