‹ Conchologie néogénique de l'Aquitaine (volume 2)Chapitre 67 sur 273 · Yoldia longa Bellardi. PL V, fig · texte numérisé non relu

Yoldia longa Bellardi. PL V, fig

1870. Lecla pellucida Hœrnes. Tert. Beck. Wien, II, p. 303, pl. XXXVIII.

fig. 5 ( non Phil ).

1873. — Benoist. Cat Saucats, p. 77, n° 164b‘s.

1875. Yoldia longa Bell. Mon. Nue. Piem., p. 22, pl. I. fig. 17.

1898. — Sacco. I Moll. terz. Piem., part. XXVI, p. 60, pl. XII,

fig. 35-40.

Test mince. Taille au-dessous de la moyenne; forme peu convexe, ovale-transverse, subéquilatérale; côté antérieur régulièrement ovale, un peu plus court que le côté postérieur qui est subanguleux et subtronqué, quoique sou extrémité soit cependant arrondie; bord palléal arqué dans le prolongement des contours latéraux; crochets très petits, presque sans saillie, faiblement opisthogyres, situés aux trois septièmes environ de la longueur, du côté antérieur; bord supérieur également déclive et à peu près rectiligne, de part et d’autre du crochet. Lunule indistincte; corselet très étroit, lancéolé, limité par une petite carène ; surface dorsale peu bombée, à peine déprimée sur la région anale, entièrement lisse et brillante.

Charnière étroite, dont les deux parties font entre elles un angle d'environ 150°; une vingtaine de dents sériales de chaque côté, elles sont d’abord très petites et très serrées vers le crochet, puis elles s’élargissent et s’écartent en formant des chevrons à branches très inégales; fossette centrale trigone et haute, encadrée de deux petites arêtes, ne faisant presque pas de saillie sur la cavité umbonale. Impressions musculaires petites et peu distinctes; sinus profond, arrondi; impression palléale peu écartée du bord lisse.

Dim. Diam. a.-p. : 9 mill.; diam. u.-p. : 6,5 mill.

R. D. — Bellardi — et après lui Sacco — a séparé cette espèce de L. pellucida Phi 1 . , parce que sa forme est plus allongée, beaucoup moins élevée, dépourvue du pli rayonnant à barrière qui parait caractériser l'espèce sicilienne, si la figure qu’en donne Seguenza (Nue. Sic., pl. IV, fig. 25) est exacte. Nos valves de Saubrigues ont exactement les mêmes proportions que celles indiquées par Bellardi (6,5 sur 4), mais leur taille est presque de 50 0/° plus grande; elles ont bien la forme indiquée sur les figures de la Monographie de M. Sacco, de sorte que nous croyons notre détermination certaine.

Bellardi a aussi comparé son espèce avec Nucula glaberrima Munst., en remarquant toutefois qu’elle a une forme proportionnellement plus large et plus courte, et une dépression anale. M. Sacco a ajouté que c'est probablement aussi à Y. longa qu’il y a lieu de reporter l’espèce miocénique désignée par R. Hœrnes sous le nom Leda pellucidæformis.

Loc. — Saubrigues, très rare; les deux valves opposées (Pl. V, fig. 82-84), coll. Bial-Neuville. — Tort»nien.

Saucats (la Siine), /Me Benoist. — llelvétien.

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