‹ Conchologie néogénique de l'Aquitaine (volume 2)Chapitre 69 sur 273 · SVSalietia Oegrangei nov. sp. PL V, fig · texte numérisé non relu

SVSalietia Oegrangei nov. sp. PL V, fig

Test mince. Taille moyenne; forme peu convexe, bâillante aux extrémités, oblongue-transverse, très inéquilatérale; côté antérieur court, semi-elliptique; côté postérieur presque deux fois plus allongé, subtrapézoïdal, tronqué ou à peine incurvé sur le contour anal; bord palléal presque rectiligne en arrière, arqué en avant et raccordé dans le prolongement du contour buccal; crochets très petits, sans aucune saillie, opposés, situés aux trois cinquièmes de la longueur, du côté antérieur; bordsupérieur rectiligne et faiblement déclive de chaque côté du crochet. Lunule et corselet très étroits, presque linéaires, néanmoins distinctement limités par des angles nets; surface dorsale peu bombée, finement ornée de stries obliques qui s’effacent sur toute la région anale, mais qui persistent, concentriques, sur la région buccale.

Charnière étroite, à peine arquée sur son contour inférieur, n’occupant pas, au milieu, toute la largeur du plateau cardinal qui est dépourvu de fossette ligamentaire : vingt dents sériales du côté antérieur, cunéiformes, tout à fait minuscules vers

le crochet; environ trente dents postérieures, également triédriques et décroissant vers le crochet où elles se joignent obtusément à celles de l’autre série. Impressions musculaires peu distinctes; sinus trapézoïdal peu large et rapproché de l'adducteur postérieur; impression palléale bien gravée, parallèle au bord lisse.

Dim. Diam. a.-p. : 15 mill.; diam. u.-p. : 7 mill.

R. D . Très voisine — par sa forme générale — de M. Caterinii Appelius (= M. transversa Ponzi), du Pliocène, notre espèce s’en distingue cependant par sa forme encore plus étroite, plus tronquée sur le contour anal, par son bord palléal moins arqué en arrière, enfin par son ornementation. La variété taurinensis Sacco, de l’Helvétien du Piémont, paraît moins inéquilatérale, d’après la figure qui représente un spécimen en fort mauvais état. Les deux valves que nous venons de décrire constituent une importante trouvaille pour la faune du Sud-Ouest.

Loc. — St-Etienne-d’Orthe, cotypes (PI. V, fig. 88-91), coll. Degrange- Touzin. — MeBvétien.

402. EVSalIetia ( Neilo ) Rauüini nov. sp. PI. V, fig. 78-81.

Test peu épais, translucide. Taille au-dessous de la moyenne; forme assez convexe, bâillante en arrière, semi-elliptique sauf la saillie du crochet, subéquilatérale ; côté antérieur largement ovale, un peu plus court que le côté postérieur qui est en quart de cercle, terminé par un angle adouci, mais non tronqué ni rostré; bord palléal régulièrement arqué dans le prolongement des contours latéraux; crochets un peu gonflés, petits, pointus, à peu près directement opposés en contact, situés très peu en avant de la ligne médiane; bord supérieur faiblement convexe en avant, rectiligne en arrière du crochet, jusqu’à l’angle de raccordement avec le contour anal. Lunule courte et étroite, limitée par une strie; corselet allongé, lancéolé, bordé par . un faible gradin; surface dorsale bombée et lisse au milieu, déprimée et excavée sur la région anale qui porte des stries fines et écartées, de même que la région buccale, tandis que cette ornementation disparaît sur la région

médiane où il 11e subsiste que quelques lignes d’accroissement fibreuses.

Charnière à peine arquée, les deux séries de dents se rejoignent sous le crochet où elles sont extrêmement petites et serrées, perpendiculaires au bord cardinal; on en compte à peu près dix-huit en avant et au moins vingt en arrière ; ces dernières seules sont arquées et contiguës à l’arête supérieure du bord cardinal, représentant probablement la nymphe; il n’y a aucune fossettè interne. Impressions musculaires ovales, l’antérieure située très haut; sinus grand, circulaire; impression palléale indistincte; bords lisses.

Dim. Diam. a.-p. : 8, S mill. ; diam. u.-p. : 6 mill.

R. D. — Cette espèce n'a qu’une analogie sous-générique avec le génotype Neilo Cumingi Ad., qui est inéquilatéral, subrostré, marqué de deux plis rayonnants en arrière, et orné partout de stries lamelleuses; les différences sont à peu près les mêmes avec IV. excisa Phil. , du Tertiaire d’Italie (col l . Cossmann), qui est en outre très aplatie et qui se termine en arrière par un petit bec saillant.

Quant à N. Monterosatoi Bell. — qui est également lisse — c’est une coquille trapézoïdale, obliquement tronquée en arrière, qui ne ressemble en aucune façon à notre espèce.

M. Raulini a peut-être plus de rapports avec N. messanensis Seg. qui est aussi lisse; mais en comparant avec une valve du Messinien (coll. Cossmann), nous observons que cette dernière est beaucoup moins gonilée, et qu’elle porte en arrière un angle rayonnant, obsolète et incurvé, qui limite une dépression anale dont on ne voit aucune trace chez M. Raulini; en outre, la coquille messinienne a des dents plus grossières, moitié moins nombreuses, ne se rejoignant pas sous le crochet où il semble qu’il y ait une petite fossette, de sorte que ce serait un Leda (1) et non pas un Malletia; Seguenza n'ayant pas donné la figure de l'intérieur de la valve type, il est difficile de trancher la question. Cet auteur a aussi figuré N. phaseolina et N. Scillæ qui sont lisses, mais dont la forme irrégulière et inéquilatérale ne ressemble guère à celle de M. Raulini.

Loc. — Peyrère, peu commune dans les sables argileux; cotypes (PI. V, fig. 78-81), coll. de l'Ecole des Mines; coll. Degrange-Touzin ; St-Etienne-d’Orthe, Bélus, même coll. — Ilelvétien.

(1) N. messanejisis est le génotype de Junonia Seg. (non Hubner), remplacé depuis par Ledella Verrill et Bush.

TLN DARIA Bellardi, 1875.

Coquille solide, subglobuleuse, cythériforme, close; côtés latéraux obtus; crochets grands, gonflés, un peu recourbés; séries de dents cardinales arquées presque à angle droit, non interrompues sous le crochet; série anale plus longue, légèrement concave, se terminant sous le crochet par des dents minuscules ; dents de la série buccale beaucoup plus grandes (G. -T. : T. arata Bell. Plioc.).

Ce Genre se distingue de Malietia et de Neilo par la forme de la coquille et par la disposition arquée des séries de dents ; en outre, les crochets sont prosogyres, et le sinus — dont Bellardi n’a fait aucune mention — nous a paru étroitement triangulaire, autant qu’on peut le distinguer en faisant miroiter l’intérieur d'une valve. L'auteur n’en a signalé qu’une espèce pliocénique, que M. Sacco cite et figure dans l’Helvétien et le Tortonien du Piémont; d’autre part, Seguenza a décrit T. solida, de l’Astien de l’Italie méridionale. Nous y ajoutons une nouvelle forme, de l’Helvétien du Sud-Ouest.

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