‹ Conchologie néogénique de l'Aquitaine (volume 2)Chapitre 76 sur 273 · Area biangulina d’Orb · texte numérisé non relu

Area biangulina d’Orb

PL VII, fi g. 15-20 et fig. 24-25.

1825. Area biangula Bast. Méni. env. Bord., p. 75 ( non Lamk.).

1838. Area Noæ Grat. Cat. zool. Gir., p. 60 ( non Lin.).

1852. Area biangulina d’Orb Prod., III, p. 123, 26e ét. , n° 2324.

1873. Area Noæ Benoist. Cat. Saucats, p. 63, n» 171.

1909. — var. biangulina Dollf. Et. crit. coq. Bord., pl. II, fig. 8-10.

Taille généralement grande; forme irrégulière, haute et convexe, oblongue-transverse, très inéquilatérale; côté antérieur trois fois plus court que le côté postérieur qui est tronqué et même émarginé, bianguleux; bord palléal souvent échancré par une forte sinuosité byssalc; crochets très écartés, peu incurvés, situés au quart de la longueur, du côté antérieur. Surface dorsale irrégulièrement bossuée, marquée d'une dépression plus ou moins profonde qui s’étend du crochet à la sinuosité byssale; région anale excavée, encadrée de deux angles rayonnants; ornementation composée — sur le dos — de costules rayonnantes, arrondies, entre lesquelles est intercalée une costale moitié plus fine; l’ensemble est treillissé par des lignes d'accroissements assez régulières qui y découpent de faibles aspérités; sur la région anale, il y a seulement quatre côtes larges et aplaties, avec deux ou trois costules très fines dans les interstices; sur la région buccale, les côtes s’élargissent aussi, mais il n’existe — comme sur le dos — qu’une costale intercalaire.

Aire ligamentaire extrêmement haute, égalant presque — au droit du crochet — la distance comprise entre le bord cardinal et le bord palléal; elle porte cinq chevrons dont les

branches se correspondent plus ou moins exactement sous un angle apical d’environ 90°; dents sériales fines et serrées, ininterrompues, obliques aux extrémités, verticales au milieu où elles sont moitié plus courtes.

Cavité umbonale ornée — au plafond — de plis parallèles an bord cardinal, et d’un sillon correspondant à la bissectrice des chevrons de l’aire ligamentaire; impressions musculaires subrectangulaires et inégales, la postérieure plus . élargie ; impression palléale très voisine du bord qui n’est pas crénelé.

Dim. Diam. a.-p. : 70 mill. ; diam. u.-p. : 40 mill. ; épaisseur d’une valve : 22 mill. (max.). Spéc. moyens : 45 sur 20 mill.

R. D. — Cette espèce a été figurée pour la première fois dans le Mémoire de M. Dollfus, à l’occasion de la séparation d’A. Emiliæ, et cet auteur s’est borné à indiquer quelques différences dans l’ornementation des deux espèces. Mais elle n’a pas été comparée à A. Noæ dont elle se rapproche le plus et qui ne s’en distingue guère que par des chevrons plus enchevêtrés, par son extrémité antérieure plus acuminée, moins arrondie, par son extrémité anale moins échancrée.

Les échantillons du Pliocène d’Italie constituent peut-être une mutation distincte, à laquelle s’appliquerait plutôt la dénomination pseudo-Noæ d'Orb.; car l’ornementation de la surface dorsale comporte de fines costules écartées, entre lesquelles s’intercalent quatre ou cinq filets granuleux (Castel Arquato, coll. Cossmann), tandis que les chevrons sont disposés à peu près comme ceux d’A. biangulina.

A. biangula Lamk. a des côtes plus fines et plus écartées sur le dos, les crochets situés encore plus en avant et plus inclinés, les chevrons moins nombreux et plus inclinés. A. minuata Desh. a une ornementation tout à fait différente et des crochets situés moins en avant.

L’enchaînement de toutes ces formes se complète par A. Sandbergeri Desh., de l’Oligocène, qui est non moins distinct.

Nous n’avons pas compris, dans notre synonymie les provenances du Bassin de Vienne ni celles du Piémont, au sujet desquelles nous n’avons d’autres documents que les figures des Monographies de Hœrnes et de Sacco; cependant nous avons sous les yeux (coll. Cossmann) des spécimens de Grund qui — comme on le verra ci-après — constituent une forme bien distincte, à laquelle convient mieux la dénomination grundensis Mayer.

Enfin les spécimens de Pontlevoy, que nous avons sous les yeux (coll. Cossmann) nous paraissent, par leur ornementation et parleurs chevrons, se rapprocher beaucoup plus de ceux de Castel Arquato que de la variété

l-aurocostulata Sacco, de l’Helvétien du Piémont (coll. Cossmann) : ni les uns ni les autres ne peuvent se confondre avec A. biangulina qui est — en résumé — une forme ancestrale bien définie.

Localités. — Saucats (Peloua), plésiotypes (PI. VII, fig. 15-20), coll. Degrange-Touzin. Dax (Mandillot) coll. Degrange-Touzin ; Saucats (Pont- Pourquey). Assez, répandue dans la plupart des gisements, et généralement confondue dans les collections avec A. umbonata qui est d'un autre groupe. — liiii*<8i(|alien.

Léognan (le Thil), plésiotype (fig. 24-25), coll. de Sacy; coll. Bial- Neuville. Balizac, coll. Degrange-Touzin; Mérignac, toutes les coll. —

Affuitanieii»

Salles (le Minoy), rare, deux grandes valves opposées, coll. Benoist.

— IlelviWien.

Page 1