Area ( Anadara ) diluvii Lamk
PL VIII, fig. 3-6; et PL X, fig. 53.
1795. Area antiquata Poli. Test. utr. Sic., II, p. 14G, pl. XXV, fig. 14-15
(non L.).
1814 — Brocclii. Conch. subapp., II, p. 477, pl. XI, fig. 2
(= A. didyma).
1819. Area diluvii Lamk. An., s. vert., VI, p. 45.
1831. — Dub. Conch. Volli., p. 63, pl. VII, fig. 10-12.
1836. Area antiquata Phil. Enum. Moll. Sic., I, p. 59, pl. V, fig. 2.
1836. Area diluvii Goldf. Petref. Germ., II, p. 143, pl. CXXII, fig. 2.
1852. Area subdiluvii d'Orb. Prod., III, p. 123, n° 232, 26e et.
1865. Area diluvii Hœrnes. Tert. Beck. Wien, II, p. 333, pl. XLIV,
fig. 3-4.
1881. Anomalocardia diluvii Font. Moll, plioc. Rhône, II, p. 164, pl IX,
fig. 20-22.
1891. Anadara diluvii B. D. D. Moll Rouss., II, p. 191, pl. XXXI, fig- 13-17.
1898. — Sacco. I Moll. terz. Piem., p. XXVI, p. 20. pl. IV,
fig. 7-12.
1898. Anomalocardia diluvii Alm. et Bot'. Moll, plioc. Catal., p. 124, pl. X,
fig. 11-13.
1907. Area diluvii Cer-Irelli. Fauna mal., I, p. 115, pl. VIII, fig. 12-13.
1909. — Dollf. et Cotter. Plioc. Tage, p. 53, pl. VI, fig. 7-8.
Test épais et solide. Taille assez grande; forme subglobuleuse, ovale, oblique, inéquilatérale; côté antérieur en quart de cercle, plus atténué et plus court que le côté postérieur qui est également arrondi; bord palléal arqué dans le prolongement des contours latéraux; crochets très gonflés, assez écartés, enroulés et prosogyres, situés vers le tiers de la longueur, du côté antérieur. Aire ligamentaire très légèrement excavée, orthogonale avec le plan de commissure des valves, rainurée par trois chevrons sous un angle apical de 160°; le (racé de ces chevrons est souvent irrégulier et ils sont traversés par des lignes d’accroissement plus ou moins marquées.
Surface dorsale très convexe au milieu, faiblement excavée aux extrémités, la dépression anale n’étant pas distinctement limitée; ornementation composée — en moyenne — d’environ trente côtes (1) rayonnantes, très souvent plus larges que les interstices, ou au moins égales à ces interstices, plissées ou subgranuleuses à l'intersection des accroissements qui cloisonnent très régulièrement les interstices des côtes; celles-ci sont un peu plus écartées du côté anal.
Bord cardinal rectiligne, plus court que le diamètre longitudinal des valves, présentant sensiblement la même largeur sur toute son étendue, garni de dents sériales très serrées, surtout au milieu, un peu plus écartées et plus obliques aux extrémités, mais ayant presque partout la même hauteur. Impressions musculaires très inégales, subquadrangulaires, l’antérieure [dus petite et plus haut placée que la postérieure; impression palléale assez écartée du bord qui est grossièrement crénelé sur toute son étendue.
Dim. a.-p. : 38 mill.; diam. u.-p. : 30 ni i 11 . ; épaisseur d’une valve : lo mill.
R. D. — Les échantillons cie Saubrigues sont identiques à ceux de Lapugy et de Voslau, de Biot ou de Cannes (colt. Cossmann), aux figures des Moll, du Roussillon, de la Monographie de M. Sacco, de sorte qu'il ne nous parait pas douteux que c’est bien l’espèce méditerranéenne qui a vécu dans les Landes, à l’époque du Miocène supérieur.
Une espèce aussi répandue et aussi commune comporte nécessairement de nombreuses variétés parmi lesquelles ont peut admettre notamment :
Var. bollenensis Font., du Pliocène inférieur de Guffiage (coll. Cossmann), plus arrondie que le type;
Var. pertransversa Sacco, de l'Helvétien de Colli-Torinesi (coll. Cossmann), plus allongée et plus rectiligne que le type ;
Var. subantiquata d’Orb., de l’Astien de Monte-Mario (coll Cossmann), à côtes plus plates, d’une forme plus trapézoïdale; etc.
Pour les autres variétés dont nous n'avons pas de spécimens, on en trouvera la mention dans la Monographie de MM. Dollfus et Cotter, les figures dans celle de M. Sacco; il y a lieu de constater toulefois qu’elles
(1) Le nombre des côles peut varier de vingt-nuit à trente-trois, selon l'état de conservation qui permet de les compter plus ou moins scrupuleusement.
s'écartent bien peu de la forme typique: mais nous n’en dirons pas autant d’A. latesulcata Nyst, qui est une espèce bien distincte, autant que nous en pouvons juger d’après nos spécimens d'Edeghem (coll. Cossmann).
Quant aux échantillons de Mutella, de l'Helvétien du Portugal (coll. Cossmann), ils ressemblent plutôt à A. helvetica ou à A. turonica.
Nous avons aussi exclu de la synonymie la tig. 18 de la PI. XXXI des Moll, du Roussillon, qui représente A. corbuloides Monteras, et que l’on considère actuellement comme une espèce absolument distincte, probablement issue d'A. helvetica.
On trouvera ci-après les rapports et différences avec les formes ancestrales de IHelvétien. du Burdigalien et enfin de l’Aquitanien; mais nous pouvons — d'ores et déjà en ce qui concerne l'ornementation — insister sur ce que Tes côtes, dont le nombre est un peu variable, sont toujours plus larges, plus plates, moins saillantes et beaucoup moins granuleuses chez A. diluvii que chez A. turonica {= turôniensis).
Loc. — Saubrigues, plésiotypes ( PI. VIII, fig. 3-6), coll. Degrange- Touzin; individu valvé (PI. X, fig. 53), coll. Bial-Neuville ; toutes les coll. St-Jean-de-Marsacq, St-Martin-de-Hinx, coll. Degrange-Touzin. — Tortonien.
St-Etienne-d'Orthe, coll. Degrange-Touzin, Bial-Neuville. Clermont (Landes), coll. Degrange-Touzin. Peyrère, coll. Raulin. Orthez (le Paren), coll. Degrange-Touzin. — Ilelvétien.